<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Radio Londres &#187; Humanitaire</title>
	<atom:link href="http://grandsformats.radio-londres.fr/tag/humanitaire/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://grandsformats.radio-londres.fr</link>
	<description>Un coup de jeune sur l&#039;info</description>
	<lastBuildDate>Sun, 03 Sep 2017 09:35:56 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=4.2.39</generator>
	<item>
		<title>Népal : le courage d&#8217;une jeunesse dans un pays dévasté</title>
		<link>http://grandsformats.radio-londres.fr/2016/09/20/nepal-jeunesse/</link>
		<comments>http://grandsformats.radio-londres.fr/2016/09/20/nepal-jeunesse/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 20 Sep 2016 13:21:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Fageot et Lucas Scaltritti]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Humanitaire]]></category>
		<category><![CDATA[Jeunesse]]></category>
		<category><![CDATA[Népal]]></category>
		<category><![CDATA[portrait]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://grandsformats.radio-londres.fr/?p=606</guid>
		<description><![CDATA[<p>&#160; Connaissez-vous vraiment le Népal ? Il n&#8217;y a que des bouddhistes perchés sur l&#8217;Himalaya ? Eh non. Concrètement, c&#8217;est une histoire complexe et une république qui peine à s&#8217;affirmer. En France, la vie semble dure, mais comment vit-on à 25 ans dans un pays aussi instable que le Népal ? Chirag, 24 ans, a la réponse. Portrait. [&#8230;]</p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="http://grandsformats.radio-londres.fr/2016/09/20/nepal-jeunesse/">Népal : le courage d&rsquo;une jeunesse dans un pays dévasté</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="http://grandsformats.radio-londres.fr">Radio Londres</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>Connaissez-vous vraiment le Népal ? Il n&rsquo;y a que des bouddhistes perchés sur l&rsquo;Himalaya ? Eh non. Concrètement, c&rsquo;est une histoire complexe et une république qui peine à s&rsquo;affirmer. En France, la vie semble dure, mais comment vit-on à 25 ans dans un pays aussi instable que le Népal ? Chirag, 24 ans, a la réponse. Portrait.</p>
<p>Mais juste avant, afin de pallier le silence médiatique et historique sur le Népal, reposons les bases.</p>
<p><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2016/09/histoire-nepal.jpg"><img class="aligncenter wp-image-611 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2016/09/histoire-nepal-674x1024.jpg" alt="histoire-nepal" width="674" height="1024" /></a></p>
<blockquote><p>PNC aux portes, armement des toboggans, vérification de la porte opposée</p></blockquote>
<p><iframe width="920" height="518" src="https://www.youtube.com/embed/D-kEqKmfuLA?feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p>Chirag, s&rsquo;il n&rsquo;a pas été choisi par hasard, est un homme à l&rsquo;histoire tourmentée. Son père décède donc alors qu&rsquo;il n&rsquo;a que deux ans. Sa mère le descend de son petit village natal jusqu&rsquo;à Katmandou, pour le confier à une association française. Fondée en 1993 par Hélène Boyer-Julien, Médic Népal soutient et accompagne des enfants jusqu&rsquo;à leur insertion professionnelle. Ce qu&rsquo;elle fit pour le tout jeune Chirag.</p>
<p>Impossible de le savoir sur le coup, mais sa vie, bien mal commencée en dépit de son appartenance à une caste élevée, va prendre un tout autre tournant. À ce moment là, sa mère ne lui offre pas la survie, elle lui offre une vie que peu de jeunes Népalais ont la chance d&rsquo;avoir.</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, nous avons en face de nous un jeune homme qui est instituteur. Il officie à la Asmita English School, établissement où il y a quelques années, il était à la place de ses élèves. Entre temps, celui dont le prénom rappelle fortement le cinquième Président de la Ve République française, a décroché un bachelor de comptabilité en Inde. Il était alors <em>« assez grand pour être autonome et commencer à travailler »</em>, confie-t-il.</p>
<div id="attachment_612" style="width: 930px" class="wp-caption alignnone"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2016/09/Chirag.jpg"><img class="wp-image-612 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2016/09/Chirag-1024x768.jpg" alt="Chirag tout sourire entre deux cours. © Mathieu Fageot" width="920" height="690" /></a><p class="wp-caption-text">Chirag, tout sourire entre deux cours. © Mathieu Fageot</p></div>
<p>Malgré le sourire qu&rsquo;il arbore sans cesse, Chirag vit encore des moments difficiles. Suite au décès de sa mère et en signe de deuil, le jeune homme a les cheveux courts. Trente jours qu&rsquo;elle n&rsquo;est plus. Il conserve néanmoins dans un coin de sa tête son ambition initiale : devenir expert comptable. Pourtant aujourd&rsquo;hui, nous avons affaire à un guide touristique. Nous le suivons dans le dédale des rues de Patan, totalement émerveillés par le cœur historique de cette ville au sud de la capitale. Chirag, d&rsquo;une immense gentillesse, prend le temps pour nous montrer tous les incontournables de la cité, mais pas que. Grâce à lui, nous quittons les sentiers touristiques pour découvrir des perles. Il nous fait pénétrer dans des habitations qui nous dévoilent dans leurs cours intérieures des temples « privés ». Insoupçonnable de l&rsquo;extérieur. Les rues minuscules, sales et malodorantes recèlent bien des trésors. D&rsquo;un coup, sans prévenir, la gifle. La boue, les mendiants et le bruit des odeurs.</p>
<p>Cette atmosphère fait tristement écho à la misère architecturale que connaît le Durbar square, le centre historique de Patan. Les monuments datant du XVIIe siècle n&rsquo;ont pas fait dans l&rsquo;originalité en mai dernier et furent, eux aussi, submergés par le séisme. Temples détruits. Colonnes et statues devenues de simples tas de gravats. D&rsquo;ailleurs, presque une dizaine de victimes ont été à déplorer sur ce site. Chirag, lui, fut épargné. <em>« Je me rendais sur mon lieu de travail en scooter, je me suis arrêté. »</em> Il se souvient également, ému : <em>« Mon scooter est tombé, et là, j&rsquo;ai vu tout le monde autour de moi qui fuyait, ils étaient tous apeurés. »</em> Mais le plus dur était à venir. Et pour cause, il lui était impossible de dormir sous son propre toit, sa maison risquant de s&rsquo;effondrer. Pendant plus d&rsquo;une semaine, en période où les moustiques pullulent, il dut se résoudre à quitter son domicile pour des bus, des camps militaires, mais aussi la rue.</p>
<div id="attachment_613" style="width: 930px" class="wp-caption alignnone"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2016/09/Patant-Durbar-Square.jpg"><img class="wp-image-613 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2016/09/Patant-Durbar-Square-1024x768.jpg" alt="Les monuments historiques du Durbar Square de Patan sont classés au Patrimoine mondial de l'UNESCO. © Lucas Scaltritti" width="920" height="690" /></a><p class="wp-caption-text">Les monuments historiques du Durbar Square de Patan sont classés au Patrimoine mondial de l&rsquo;UNESCO. © Lucas Scaltritti</p></div>
<p>Les coups durs successifs, cette mer déchaînée qu&rsquo;est le quotidien et l&rsquo;urgence humanitaire qu&rsquo;a connu le Népal pourraient éveiller en la jeunesse certaines velléités politiques ; et pourtant. C&rsquo;est la résignation qui semble dominer. Celle-ci est commune à quasiment toutes les générations. La guerre civile, qui a fait tomber la monarchie, nous semblait pourtant bénéfique, or Chirag est très clair : <em>« Le passage à la République doit être vu comme une bonne chose, certes, mais le changement n&rsquo;est pas du tout celui qu&rsquo;il aurait dû être. C&rsquo;est encore insuffisant. »</em> Constat similaire pour un chauffeur de taxi. Entre une dizaine de coups de klaxon et une bonne quinzaine d&rsquo;accidents évités, il nous assure que, au Népal, tout est basé sur la corruption. En passant devant le quartier général de l&rsquo;armée, il va même jusqu&rsquo;à nous murmurer que c&rsquo;est le <em>« quartier général de la corruption. »</em> Au moins, c&rsquo;est clair.</p>
<blockquote><p>« Ici, nous vivons pour nous, grâce à nous et on se fout de la politique. »</p></blockquote>
<p>Sur le plan politique, bien que présente, la France se fait relativement discrète. Yves Carmona, l&rsquo;ambassadeur de France au Népal, nous explique que c&rsquo;est un choix délibéré. Paris, qui possède tout de même le troisième réseau diplomatique mondial, a sciemment laissé agir les Nations Unies dans l&rsquo;évolution politique népalaise et dans le processus de paix, encore inachevé aujourd&rsquo;hui. Pragmatique, Monsieur Carmona insiste : <em>« Il est très difficile d&rsquo;interférer avec la politique intérieure ici et nous nous en gardons. »</em></p>
<p>Chirag, à l&rsquo;instar de la diplomatie hexagonale, se garde bien de participer à la politique intérieure. <em>« Ici, nous vivons pour nous, grâce à nous et on se fout de la politique. »</em> Le jeune instituteur affirme que s&rsquo;intéresser à la politique n&rsquo;est qu&rsquo;une perte de temps. Il nous rappelle au passage qu&rsquo;il y a bien une constitution, mais qu&rsquo;elle est trop frêle. <em>« 70% de la population népalaise est en faveur de la constitution, seule la région du Terai – au sud du pays, à la frontière avec l&rsquo;Inde – la conteste »</em>, analyse-t-il. Le problème, c&rsquo;est que l&rsquo;Inde souhaite qu&rsquo;elle soit revisitée&#8230; Elle le sera donc sûrement. Chirag déplore que <em>« les grands pays brutalisent les petits ».</em></p>
<p>À la question, <em>« est-ce réellement éprouvant de vivre dans un pays instable politiquement ? »</em>, le <em>« oui »</em> est catégorique. Pour lui, le plus désolant, c&rsquo;est que les lois sont éphémères. <em>« Celles d&rsquo;aujourd&rsquo;hui changeront demain, et celles de demain tomberont après demain. C&rsquo;est usant. »</em> Naufrage incessant des législations.</p>
<p>La fatigue est malheureusement un mot qui revient assez fréquemment. C&rsquo;est par ce terme que Chirag caractérise le blocus. Pendant cinq mois, les prix ont subi un raz-de-marée. Chirag payait dix fois plus cher qu&rsquo;à son habitude, par exemple 700 roupies le litre d&rsquo;essence (presque six euros). C&rsquo;est, selon lui, une raison de plus de ne pas croire en la politique. Confrontés à une telle réalité, une réalité si crue, on ne peut pas s&rsquo;étonner de ce raisonnement.</p>
<blockquote><p>« J&rsquo;aimerais être un businessman. »</p></blockquote>
<p>Pour notre guide d&rsquo;un jour, la résignation politique n&rsquo;est pas synonyme d&rsquo;un avenir morose, bien au contraire. <em>« J&rsquo;aimerais être un businessman »</em>, nous lâche-t-il, le regard chargé de détermination. Il a pour projet d&rsquo;exporter des produits népalais à l&rsquo;étranger.</p>
<p>L&rsquo;étranger revient d&rsquo;ailleurs assez fréquemment dans la conversation. Rêve de voyager en Europe et ambition de travailler en Occident. Pourquoi ? <em>« Car le Népal, c&rsquo;est un endroit où l&rsquo;on vit sereinement et en sécurité, mais en comparaison avec ce que l&rsquo;on gagne et les niveaux de vie des gens, ce n&rsquo;est pas le pays idéal. »</em> Sur ce constat, la visite de Patan se termine.</p>
<div id="attachment_614" style="width: 930px" class="wp-caption alignnone"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2016/09/Stupa.jpg"><img class="wp-image-614 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2016/09/Stupa-1024x768.jpg" alt="Effectivement, au Népal, on vit plutôt sereinement. © Lucas Scaltritti" width="920" height="690" /></a><p class="wp-caption-text">Effectivement, au Népal, on vit plutôt sereinement. © Lucas Scaltritti</p></div>
<p>Avant de se quitter, le jeune enseignant nous confie également qu&rsquo;il a l&rsquo;intention de louer son appartement pour quelques dollars à des étrangers qui ne souhaiteraient pas rester dans des hôtels. Se demandant si cela est réalisable, nous lui apprenons le concept de Airbnb. Il sent déjà les dollars arriver. Plein d&rsquo;idées et d&rsquo;envies, ce futur homme d&rsquo;affaires.</p>
<p>Et même si pour Chirag, il est trop tard pour réaliser sa scolarité en France, certains Népalais pourront peut-être en avoir la chance. L&rsquo;ambassade de France finance de temps en temps des bourses. D&rsquo;ailleurs, certains bénéficiaires se trouvent peut-être en ce moment même dans la cour de la Asmita English School. Allez savoir.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><iframe width="920" height="518" src="https://www.youtube.com/embed/Wg90cQvRxho?feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p style="text-align: right;">Mathieu Fageot et Lucas Scaltritti</p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="http://grandsformats.radio-londres.fr/2016/09/20/nepal-jeunesse/">Népal : le courage d&rsquo;une jeunesse dans un pays dévasté</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="http://grandsformats.radio-londres.fr">Radio Londres</a>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://grandsformats.radio-londres.fr/2016/09/20/nepal-jeunesse/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
