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	<title>Radio Londres &#187; grand format</title>
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	<description>Un coup de jeune sur l&#039;info</description>
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		<title>Retour sur le lancement du Mouvement Commun</title>
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		<pubDate>Sat, 09 Jan 2016 16:38:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Corentin Durand]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ancien militant, devenu citoyen las et journaliste (un peu gonzo) à mes heures perdues, j’ai voulu, curieux, rencontrer l’indéfinissable “Mouvement Commun”, à qui certains reprochent déjà d’être beaucoup de choses avant même qu’il ne soit. Le 8 novembre dernier, ce sont des centaines d’individus, remplis de leur expérience, qui sont venus comme moi, voir naître un embryon encore brouillon. Ni Epinay, ni ATTAC, ni parti, ni think tank, mais un espace à définir. Je crois que personnellement je retiendrai pour le moment quelques images, mi poésie, mi politique, sans tabou, le mouvement encore indicible, se définit d’abord par la multitude ; en somme le kaléidoscope des espoirs qu’il concentre. On pourrait presque résumer ça en un mot : multitude, terme cher à Foucault, qui prenait sens à La Parole Errante. Je voudrais désormais à travers quelques portraits faire revivre l’amplitude de ces individus qui le temps d’une journée ont fait un “nous”.</p>
<p><strong>Qui sont-ils et pourquoi eux ?</strong></p>
<p>S’il y a bien une chose que je voulais retenir de ce rassemblement, c’est la dépersonnalisation politique de l’initiative ;  il ne s’agissait pas de mettre les fondateurs venant du monde politique en première ligne, mais bien d’ouvrir un espace de dialogue propre à chacun des participants. Alors, au fil du hasard, en traînant dans cet ancien studio de George Méliès, aux airs de friche soixante-huitarde, j’ai rencontré une série d’individus que vous connaissez peut-être déjà, ou peut-être pas. J’ai tenté de garder les cinq mêmes questions pour chacun, tout en permettant aux choses qu’ils avaient envie de dire d’être dites et cela avec leurs propres mots. Commençons.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote>
<p style="text-align: center;"><strong>Sylvie</strong></p>
</blockquote>
<div id="attachment_506" style="width: 876px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2016/01/DSC_0413-1.jpg"><img class="size-full wp-image-506" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2016/01/DSC_0413-1.jpg" alt="Crédit photo : Timothé Lepage" width="866" height="576" /></a><p class="wp-caption-text">Crédit photo : Timothé Lepage</p></div>
<p><em>Bonjour, qui êtes vous ?</em></p>
<p>Je m’appelle Sylvie, j’ai travaillé 35 ans dans une grande entreprise mais j’ai fait partie en 2014 d’un “plan de sauvegarde de l’emploi” comme on les appelle, donc depuis je suis une autre inscrite au pôle emploi. Et je suis par ailleurs syndicaliste. Je m’investis au Parti Socialiste et dans la CFTC.</p>
<p><em>Pourquoi être ici ?</em></p>
<p>Par mon histoire familiale et personnelle, je n’arrive plus à accepter que 30% des jeunes autour de 25 ans choisissent le Front National quand ils votent, et donc accepter que le FN soit aussi haut dans la représentation démocratique. Et je n’arrive pas non plus à accepter que les gens qui ont été élus par le peuple de gauche soient en train de trahir leurs engagements, même si le mot est fort. Ma présence ici est finalement le résultat de plein d’erreurs commises par la gauche et la politique depuis des années et évidemment de la volonté d’un vrai changement de société. J’observe aujourd’hui un besoin de changement dans la politique, notamment de la part des jeunes. Ma génération est née avec un stylo dans la main, et eux avec une souris, ça change forcément les rapports sociaux et le rapport au politique. Et je crois que ça appelle à des mises en action plus concrètes de la politique. Pour la gauche ça doit être plus de solidarité et de développement économique durable, et bien sûr plus d’écologie mais bon, ça on n’a plus vraiment le choix. Je crois qu’on en est à la survie de l’espèce humaine sur cette question ! Et aucun parti politique de gauche n’arrive vraiment à être à la hauteur sur l’ensemble des ces questions donc pourquoi pas un mouvement commun ?</p>
<p><em>Sur le mouvement commun, comment voyez-vous la forme du rendez-vous ?</em></p>
<p>Je suis venue les oreilles ouvertes, car je n’ai pas d’a prioris, ni même de certitudes. Est-ce qu’il faut que ça devienne un mouvement politique au sens classique du terme ou est-ce que c’est une association qui font des micro-actions très concrètes ou même un mouvement philosophique ? En tout cas je suis là et je vais écouter.</p>
<p><i>Et enfin sur le fond, êtes-vous là car Pouria Amirshahi (co-fondateur) est un député dit “frondeur” ou est-ce que finalement vous êtes aussi là pour ouvrir votre réflexion au-delà de ce face à face avec le gouvernement ?</i></p>
<p>Disons que je suis là pour les deux raisons, effectivement je suis plutôt dans l’esprit frondeur dans le Parti Socialiste, je me pose même  la question de mon engagement dans celui-ci, mais je suis aussi en attente d’idées et d’actions de la part de tout le monde. Je veux en savoir plus sur les actions qui changent la vie des gens au quotidien et sans a priori avoir des discussions aussi très politiques. Je resterai les oreilles grandes ouvertes !</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p><strong>Christian</strong></p></blockquote>
<div id="attachment_508" style="width: 809px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2016/01/DSC_0883.jpg"><img class="size-full wp-image-508" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2016/01/DSC_0883.jpg" alt="Crédit photo : Timothé Lepage" width="799" height="532" /></a><p class="wp-caption-text">Crédit photo : Timothé Lepage</p></div>
<p><em>Bonjour, qui êtes-vous ?</em></p>
<p>Je suis Christian Paul, citoyen français et député de la Nièvre.</p>
<p><em>Que faites-vous dans la vie ?</em></p>
<p>Dans la vie, on peut dire que j’ai deux vies ! J’ai mon travail de représentant du peuple à Paris dans l’Assemblée Nationale, et j’ai une deuxième vie avec mon travail dans le territoire à la fois industriel et rural qui est le mien, où je suis en ma fonction de député mais aussi de “d’animateur” du développement local. C’est ainsi que je le vois.</p>
<p><em>Et pourquoi être ici aujourd’hui ?</em></p>
<p>Parce que je crois, depuis de nombreux mois, que les partis politiques traditionnels de la gauche ne parviendront pas tout seul à redonner un souffle, un projet politique pour ce pays. Ils sont aujourd’hui englués et tétanisés dans l’exercice du pouvoir. Et que beaucoup des engagements qui ont été pris par ceux-ci ne sont pas tenus et qu’il faut trouver des espaces nouveaux dans lesquels on se donne de la force collective, dans lesquels on invente des formes nouvelles de politique. Je fais souvent mienne cette phrase de Tchekov : “il faut des formes nouvelles, sinon rien.” Il l’appliquait au théâtre, je pense que ça peut aussi s’appliquer à l’espace public.</p>
<p><em>On avance sur ma prochaine question, que pouvez-vous nous dire de la forme prise par la journée d’aujourd’hui ?</em></p>
<p>Je pense que ça doit être une invention collective. Pour le moment il y a d’abord un rassemblement de personnes qui veulent participer à un lancement, une fondation d’un mouvement. Aujourd’hui ça va d’abord être un temps de débat, de confrontations, où les esprits, j’espère, vont s’ouvrir. Après il faudra tenter des formes de vie commune, un mouvement ce n’est pas une succession de rendez-vous, et là-dessus je n’ai pas de religion. Je pense qu’il faut à la fois être inspiré par des formes qui s’inventent ailleurs en Europe ;  on peut citer bien sûr Podemos &#8211; on échange avec Pouria Amirshahi depuis longtemps sur ce sujet. Mais il faut aussi avoir en tête un certain nombre de renouveaux démocratiques qui ont été tentés et parfois comprendre pourquoi ils ont échoué. Par exemple les mouvements que la France a vu naître avec l’altermondialisme dans les années 90. Ce que je crois, c’est que nous ne sommes pas devant une page blanche, il ne faut pas oublier les combats passés et même faire mieux que ceux-ci. Car si la gauche est dans l’état que nous connaissons aujourd’hui c’est bien aussi parce que les tentatives de la réinventer n’ont pas fonctionné. C’est donc un sacré défi, mais ça ne doit pas être un fardeau, chaque époque a su inventer des formes nouvelles.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_520" style="width: 888px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2016/01/DSC_0752.jpg"><img class="size-full wp-image-520" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2016/01/DSC_0752.jpg" alt="Crédit photo : Timothé Lepage" width="878" height="576" /></a><p class="wp-caption-text">Crédit photo : Timothé Lepage</p></div>
<p><em>Mes questions étant très simples, on peut enchaîner rapidement sur le fond, mouvement commun c’est quoi ? C’est un “truc de frondeurs” ou faut-il le voir comme un dépassement ?</em></p>
<p>Ce que les médias ont appelé le Fronde c’est une bataille parlementaire qui est née après les défaites électorales de la majorité socialiste et qui s’est beaucoup portée sur les questions économiques, sociales, fiscales et budgétaires. Mais je pense que ceux des socialistes qui ont mené ces combats ont bien un courant d’idées dans le Parti Socialiste mais il me semble aussi, qu’il faille trouver des espaces où la forme partisane ne soit pas prédominante. Il faut qu’on aille dans la société, avec les citoyens, pour trouver les formes embryonnaires des nouveaux modèles économiques, culturels, du vivre-ensemble,  que ce soit dans les quartiers ou dans les territoires ruraux. Le pays aujourd’hui est un vaste laboratoire qu’il faut défricher et en même temps trouver une formule politique à tout ça, sinon chacun expérimente dans son coin et ça ne fait pas un projet politique commun. Enfin le temps passe, le compteur tourne, il faut savoir se saisir des causes communes que la période impose, notamment la question de l’accueil des réfugiés, les questions climatiques, mais aussi fiscales. Voilà ce que j’aimerais trouver dans les débats d’aujourd’hui.</p>
<p><em>Alors mouvement commun, ni frondeur, ni réformiste ?</em></p>
<p>Inspire profondément. Oui tout cela à la fois. Donc quelque chose d’autre. C’est une alchimie, une hybridation, de différentes histoires. La France c’est le refus du conformisme et du libéralisme, le réformisme s’il est réellement de gauche n’est pas un problème, mais ce qu’on voit dans l’expérience de la gauche au pouvoir c’est un réformisme libéral, et là nous avons des désaccords.</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p><b>Manuel</b></p></blockquote>
<div id="attachment_509" style="width: 878px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2016/01/DSC_0691.jpg"><img class="size-full wp-image-509" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2016/01/DSC_0691.jpg" alt="Crédit photo : Timothé Lepage" width="868" height="576" /></a><p class="wp-caption-text">Crédit photo : Timothé Lepage</p></div>
<p><em>C’est parti ! Qui êtes-vous ?</em></p>
<p>Manuel Menal, je suis militant communiste et fonctionnaire territorial.</p>
<p><em>Avez-vous d’autres engagements que ceux de votre travail ?</em></p>
<p>J’ai des engagements dans le domaine du logiciel libre et de la connaissance libre.</p>
<p><em>Pourquoi être ici aujourd’hui ?</em></p>
<p>Parce que ça fait maintenant deux ans qu’on se dit qu’il y a quelque chose qui doit bouger dans la recomposition de la gauche et ça fait deux ans qu’on espère que ça bouge un peu partout. Et c’est intéressant d’être ici pour observer les changements de ce côté du spectre politique, donc la gauche du PS parce que c’est beaucoup ça aujourd’hui, mais on espère que ça peut entraîner des mouvements au-delà.</p>
<p><em>Qu’est-ce que vous pourriez dire sur la forme mise en avant aujourd’hui ?</em></p>
<p>Ce que je trouve intéressant dans toutes ces initiatives, celle d’aujourd’hui ou celles organisées par différents mouvements, on a tous essayé des formes qui changent un peu, des tribunes libres, plus de participation. On voit bien une recherche, certainement pas finie, de faire de la politique autrement. Ici par exemple, il n’y a pas de tribune, les gens sont face à face, on voit bien qu’il y a une dépersonnalisation de l’initiative. Ça me plaît de voir qu’on essaie tous un peu ça, puisque ça doit vouloir dire qu’on cherche tous un peu la même chose, en se demandant : c’est quoi faire de la politique autrement ?</p>
<p><em>Et en tant qu’identifié communiste, tu es venu ici pour entendre quoi ? La gauche du PS, des citoyens ?</em></p>
<p>Je suis venu voir qui vient déjà, ça m’intéresse, évidemment il y a beaucoup de gens de la gauche du PS mais je vois ici des personnes d’Ensemble, des camarades communistes, et que finalement il y a aussi pas mal de jeunes. Ensuite je suis surtout venu voir ce qui émerge en terme de volonté commune, est ce qu’on parle de 2017, de structures, de programmes ? Je veux savoir quels sont les préoccupations qui existent ici : une candidature commune à la présidentielle ? La création d’un parti ? C’est bien sûr pas ça le mouvement commun, mais il doit bien y avoir ça derrière.</p>
<p><em>Il y a une certaine méfiance finalement dans ta présence ici ?</em></p>
<p>Non pas une méfiance, au contraire, il faut prendre tout ce qui existe et comprendre les questions qui traversent chacune des sensibilités de la gauche pour réfléchir aux gestes de rassemblement de demain qui pour moi sont nécessaires.</p>
<figure class="tmblr-full" data-orig-width="540" data-orig-height="359" data-orig-src="http://40.media.tumblr.com/c2f5605e13b6d3349c2f0b04fde72360/tumblr_inline_o06tn0IcWq1r73ucm_540.jpg"></figure>
<blockquote><p><b>Marie</b></p></blockquote>
<div id="attachment_510" style="width: 809px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2016/01/DSC_1215.jpg"><img class="size-full wp-image-510" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2016/01/DSC_1215.jpg" alt="Crédit photo : Timothé Lepage" width="799" height="532" /></a><p class="wp-caption-text">Crédit photo : Timothé Lepage</p></div>
<p><em>Bonjour, qui êtes-vous ?</em></p>
<p>Bonjour, je suis Marie, je viens de Limoges. J’ai 66 ans, je suis en retraite du CNRS, éditrice et responsable associative dans le domaine culturel.</p>
<p><em>Pourquoi être ici ?</em></p>
<p>Je suis venue à Montreuil pour la naissance du Mouvement Commun parce que toute la plateforme qui avait été diffusée sur le net, je dis bien toute car chaque mot me parlait, me paraissait juste, donc j’ai considéré que j’avais ma place dans l’évènement fondateur. Moi ce que j’aimerais mettre en exergue c’est l’importance de la culture pour tous les gens qui à l’heure actuelle sont à l’écart de cette culture, et je remarque que ces “non-publiques” comme le philosophe Francis Jeanson les nommait déjà en 1968, ces nouveaux non-publiques ce sont les mêmes qui ne participent pas beaucoup à la vie citoyenne, ceux qui ne vont pas voter par exemple. Donc je fais un lien entre un déficit culturel, un déficit de démocratie culturelle et le déficit de démocratie tout court, qui me semble calqué l’un sur l’autre. Moi, j’essaie de faire en sorte dans mes actions culturelles d’aller vers, et avec des non-publiques culturelles, c’est-à-dire des gens qui ne vont jamais vers les arts majeurs, ou très peu, et des gens pour qui il faut abolir les barrières de la centralité et de la périphérie. Je viens par exemple, à Limoges, de finir toute une semaine culturelle qui s’intitulait “Citoyennes de la diversité, créatrices de beautés” qui s’adressait principalement aux femmes mais pas seulement et qui a permis à des femmes de quartiers populaires de faire un stage de chant lyrique avec une cantatrice mezzo soprano qui est elle-même issue des quartiers, Malika Bellaribi &#8211; Le Moal. À la fin de cet apprentissage, elle a donné un récital et ces femmes_là ont chanté à ses côtés, donc pour la première fois de leur vie ce non-public s’approchait de la centralité culturelle. Elles sont venues vers le centre de la ville, vers l’opéra, elles étaient une vingtaine sur scène et pour moi voilà des actions exemplaires pour faire en sorte que des citoyennes et des citoyens qui étaient des non-publics donc deviennent des publics culturels et soient eux-mêmes associés à la création. En découvrant ainsi le plaisir de partager de la culture, ils deviendront sûrement des citoyens plus impliqués, bien plus mis en avant en trouvant une véritable dignité culturelle. Bien souvent, les gens vivant dans les quartiers populaires sont d’origines étrangères, ils sont issus de la migration, et leurs cultures d’origine sont trop méprisées par la population alors même que ces cultures sont très riches, elles peuvent nous régénérer, y compris nous dans le corps social. Tout à l’heure nous avons entendu ici-même comment nous pouvions nous inspirer de principes comoriens pour faire vivre une assemblée démocratique. Et je crois qu’en allant voir les cultures qui sont dans le petit village du monde, on apprendrait beaucoup, et les populations jeunes et moins jeunes qui transmettent ces cultures, pourraient se sentir revalorisées en tant que citoyen actif dans le corps social. Et notamment les jeunes qui y retrouveraient une vraie dignité culturelle et ainsi abandonneraient la violence qui vient de la marginalité dans laquelle ils sont entrées. Voilà, ce que je voulais dire aujourd’hui, il faut se préoccuper, et de manière urgente, de remettre au centre de notre réflexion la démocratie culturelle. En relisant Jeanson et son manifeste de Villeurbanne sur les non-publics et le déficit culturel de la France, et je crois qu’aujourd’hui le problème se pose à nouveau avec des nouveaux non-publics. Et se rapprocher d’eux passera par la clef de la culture. Pour qu’enfin on partage la fraternité, la liberté et l’égalité dans ce pays avec le bonheur d’être ensemble devant la beauté.</p>
<p><em>Je crois que je vous ai posé deux questions et ensuite j’ai laissé tomber les quatre autres puisque vous aviez tellement à dire, j’aurais été bien mal à l’aise de vous arrêter.</em></p>
<p>Rire. Oui, j’avais un message à donner, je crois ! Et je retournerai à Limoges le coeur gonflé d’élan après avoir vu une si belle journée permettre à chacune et chacun de s’exprimer.</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p><b>Laurent</b></p></blockquote>
<div id="attachment_511" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2016/01/DSC_0527.jpg"><img class="size-full wp-image-511" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2016/01/DSC_0527.jpg" alt="Crédit photo : Timothé Lepage" width="800" height="532" /></a><p class="wp-caption-text">Crédit photo : Timothé Lepage</p></div>
<p><em>Bonjour, qui êtes-vous ?</em></p>
<p>Je m’appelle Laurent Granguillaume, député de la Côte d’Or.</p>
<p><em>Que faites-vous ici ?</em></p>
<p>Bah écoutez, moi ça fait plusieurs mois déjà que Pouria m’en avait parlé, je trouvais ça intéressant dans le sens où je suivais déjà l’initiative Bleu Blanc Zèbre où j’avais été sollicité par Alexandre Jardin pour par exemple soutenir des micro-entreprises et donc je continue de penser qu’il y a des espaces à créer pour les citoyens qui ont une forme de défiance vis-à-vis de la politique, afin de leur faire rencontrer de nouvelles idées et cela avec les valeurs que nous portons à gauche. Donc je suis venu ici. Et d’un point de vue politique je pense sincèrement que les expériences sociales, économiques et environnementales qui sont vécues et échangées par les citoyens ici peuvent nous permettre de préparer des projets politiques en partant des innovations de chacun. Et cela me fait penser à quelque chose que je porte, notamment avec le soutien de Pouria, sur une expérimentation de lutte contre le chômage de longue durée sur un territoire. Donc je suis aussi venu témoigner moi-même de cela. Ensuite, il faut sortir des oppositions macro-économiques et il faut surtout se préoccuper de l’humain et je pense qu’en partant de l’humain on peut construire des rassemblements nouveaux.</p>
<p><em>Vous répondez à mes questions habituelles sauf peut être une déjà, que j’ai l’habitude de demander aux politiques s’ils ont des engagements associatifs, intellectuels, culturels et autres. Et vous ?</em></p>
<p>Je suis de profession conseiller en formation, mais après je suis forcément impliqué dans mon territoire dans le domaine culturel en soutenant et participant à des projets. Mais aussi dans la solidarité internationale en portant un regard sur tout ce qu’il se fait dans les pays émergents. Donc après nos vies d’élus font que ça devient assez large mais il reste l’envie sur la culture, les droits de l’homme et la solidarité internationale en effet. Si je me suis engagé en politique à 18 ans, et notamment à gauche, c’était bien parce que j’étais révolté par les injustices, en ce sens-là je me suis toujours défini comme internationaliste, pour la solidarité. Et à mon sens en ce moment à gauche, on a un peu perdu ça.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_521" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2016/01/DSC_0748.jpg"><img class="size-full wp-image-521" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2016/01/DSC_0748.jpg" alt="Crédit photo : Timothé Lepage" width="800" height="532" /></a><p class="wp-caption-text">Crédit photo : Timothé Lepage</p></div>
<p><em>Et dernière question, sur le fond, que vouliez-vous entendre à Mouvement Commun et même qu’est-ce que vous aviez peur d’entendre ?</em></p>
<p>Ce que je voulais entendre c’est effectivement des exemples concrets, des expérimentations, tout simplement la voix de ceux qui agissent comme je peux l’entendre en Bourgogne. Et après ce que j’avais peur d’entendre c’était qu’on puisse rester dans un débat pour ou contre le gouvernement, je pense que le débat doit dépasser ça. Notamment sur le libéralisme, à son fondement la gauche vient aussi du libéralisme, les premières utopies socialistes sont libérales mais il s’agit de le définir avant de s’opposer. Mais bien sûr qu’il y a un clivage avec certains libéraux qui définissent l’individu comme un homo-economicus et non un porteur de solidarité. Mais quand on en est à débattre sur les mots c’est qu’on est sur le bon chemin. Par ailleurs le problème à gauche c’est souvent qu’on ne prend même plus le temps de débattre sur les mots et savoir ce qu’on entend derrière les concepts. Dans ce cadre-là, moi je reste optimiste car je pense aux nouveaux clivages qui vont se poser à nous sur la question des libertés individuelles et qui nous opposent aux nouveaux réactionnaires qui sont seulement dans l’identitaire. Si défendre les libertés individuelles c’est être libéral, et bien je suis effectivement d’une gauche libérale. Après le problème de ne pas arriver à se dire libéral finalement, c’est laisser à d’autres, qui sont des usurpateurs d’identités, le monopole mensonger de la liberté et de la laïcité et vous voyez très bien de qui je parle…</p>
<figure class="tmblr-full" data-orig-width="540" data-orig-height="359" data-orig-src="http://41.media.tumblr.com/3b4349ac98615d42747007f8e4a1ec4e/tumblr_inline_o06tn1etmb1r73ucm_540.jpg"></figure>
<blockquote><p><b>Edwy</b></p></blockquote>
<div id="attachment_512" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2016/01/DSC_1374.jpg"><img class="wp-image-512 size-full" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2016/01/DSC_1374.jpg" alt="Edwy Plenel. Crédit photo : Timothé Lepage" width="800" height="532" /></a><p class="wp-caption-text">Edwy Plenel. Crédit photo : Timothé Lepage</p></div>
<p><em>Bonjour, qui êtes-vous ?</em></p>
<p>Edwy Plenel, journaliste.</p>
<p><em>Que faites vous dans la vie en dehors de votre métier ? Quels sont vos engagements ?</em></p>
<p>En tant que journaliste, j’ai été syndicaliste mais maintenant que je suis patron de presse je ne peux prétendre jouer sur les deux tableaux, ensuite j’ai toujours vécu mon métier comme un engagement que j’ai traduit par des articles, des livres, ma plume et ma parole.</p>
<p><em>Pourquoi être ici aujourd’hui ?</em></p>
<p>Parce que cette initiative rejoint des idées que je défends de mon côté, dans mon livre “Dire non” par exemple ou des conférences sur les causes communes. Je pense que nous sommes dans un moment historique, où nous traversons quelque chose de bien plus important qu’une crise économique ou sociale, mais une crise morale, écologique, politique. Pour tout dire c’est une crise de civilisation et dans ces moments-là, il faut se remettre en cause, faire chemin ensemble avec ce qui nous rassemble face au monstre qui essaye de surgir de cette crise. Ces monstres sont ceux de l’inégalité, de l’autorité et de l’identité, ils voudraient nous mettre en guerre les uns avec les autres au nom de l’origine, de l’apparence, de la religion. Face à cela il faut dresser un mouvement, un imaginaire et un horizon qui permettent de sortir de la peur et de la résignation, en disant “non” pour inventer un “oui”. Et ça, ça veut dire se retrouver sur ce que nous avons en commun, là où nous vivons, là où nous travaillons et faisons chemin ensemble. Les causes communes c’est créer une relation à partir de notre vie concrète en n’attendant ni un leader, ni un programme mais avec l’idée que chaque individu est expert de sa propre vie et qu’il n’y a de salut au fond que dans cette relation dans laquelle le “je” s’épanouit dans le “nous”. Il faut donc bien inventer un “oui” en construisant un “non”.</p>
<p><em>Et alors, que dire sur la forme de l&rsquo;évènement d’aujourd’hui ?</em></p>
<p>Pour ce que j’en ai vu, j’ai assisté aux témoignages montrant une réalité positive. J’ai trouvé formidables toutes ces expériences qui montrent que des réponses existent déjà et qui ne sont actuellement pas dans les grands médias et qu’il faut populariser. Et puis, ce qu’a dit Pouria Amirshahi est cohérent avec la façon dont il a lancé cette initiative, en s’effaçant, en disant qu’elle n’a pas de famille politique propriétaire, ni de frontières partisanes, qu’elle est au fond un carrefour pour essayer de trouver ensemble la force d’un sursaut. Ce qui me plaît dans ce qui a été dit aujourd’hui c’est ce refus de la plainte, de la lamentation, de la victimisation, cette idée qu’il faut laisser ça aux autres, qui eux sont sur le registre de la décadence, du déclin, de la chute, de la plainte permanente, c’est leur affaire. Nous, au contraire, notre optimisme de la volonté face aux périls qui menacent, et qui sont réels, nous sommes du côté de cette force qui au fond est celle de la vie et de cette idée qu’on a qu’une vie et qu’elle nous requiert toujours. Nous sommes responsables de notre liberté, nous ne pouvons pas continuer d’avoir l’air de subir, et ce chemin d’élévation fait avec humour aujourd’hui, j’ai trouvé ça de bonne augure.</p>
<p><em>Même si vous y avez largement répondu, sur le fond qu’est ce que vous étiez venu entendre ?</em></p>
<p>Je n’avais aucune attente particulière, je viens avec curiosité découvrir et je suis journaliste et un journaliste il doit être disposé à l’imprévu. Donc ce qui m’intéresse c’est l’imprévu, l’imprévisible, et c’est ce que nous souhaitons tous, sortir d’une histoire écrite par les vainqueurs, ou écrite par ceux qui nous mènent à des catastrophes et au contraire laisser cette histoire ouverte. Faire en sorte par notre façon de faire du lien et avoir des causes communes que des imprévus de bonheur, de bonté et de beauté surgissent et permettent de faire humanité ensemble.</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p><b>Mathilde</b></p></blockquote>
<div id="attachment_513" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2016/01/DSC_0760.jpg"><img class="size-full wp-image-513" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2016/01/DSC_0760.jpg" alt="Crédit photo : Timothé Lepage" width="800" height="532" /></a><p class="wp-caption-text">Crédit photo : Timothé Lepage</p></div>
<p><em>Bonjour, qui êtes-vous ?</em></p>
<p>Je suis Mathilde Monzieu, ingénieure en agro-développement international.</p>
<p><em>Que faites vous dans la vie en dehors de votre métier ?</em></p>
<p>J’ai beaucoup travaillé à l’étranger dans des projets de développement, notamment en Afghanistan, je travaillais deux ans pour une ONG française sur des activités de développement rural auprès des paysans, éleveurs et sur la réhabilitation de canaux d’irrigation pour améliorer l’agriculture. Et par la suite, j’ai continué mon engagement sur un autre territoire, en Guyane, au sein de Maisons Familiales et Rurales, centres issus de l’éducation populaire, et je travaillais à la construction d’une filière agricole et à la valorisation des produits locaux par la transformation.</p>
<p><em>Pourquoi êtes-vous ici aujourd’hui ?</em></p>
<p>J’ai décidé de venir ici un peu par hasard, un ami venait ici, j’étais disponible et je me suis dit : ça m’intéresse, pourquoi pas ?</p>
<p><em>Que pouvez-vous nous dire sur la forme qu’a pris l&rsquo;évènement aujourd’hui ?</em></p>
<p>L&rsquo;évènement est intéressant parce qu’il est ouvert à tous, il incite à ce qu’on s’implique dans la discussion. Les ateliers étaient vraiment ouverts aux échanges, et ont facilité l’émergence d’idées et de propositions pour la construction d’un nouvel espace de démocratie. De manière à ce que les citoyens que nous sommes puissent s’exprimer et participer à l’action politique.</p>
<p><em>Vous n’avez jamais été encartée ?</em></p>
<p>Jamais.</p>
<p><em>Et sur le fond, qu’est ce que vous voulez dire et entendre ?</em></p>
<p>Alors sur le fond, je ne m’attendais à rien, mais je n’ai pas été déçue, ce qui m’a beaucoup plu c’était de prendre la parole au sein de mon groupe sans avoir à parler devant tout le monde de mon expérience. J’ai pu approfondir certaines choses et voir les gens innover dans leur façon de présenter les idées et de comprendre la mécanique politique.</p>
<figure class="tmblr-full" data-orig-width="540" data-orig-height="359" data-orig-src="http://41.media.tumblr.com/780d8c62b91b88f3ab42d97b6943cda5/tumblr_inline_o06tn1qTKk1r73ucm_540.jpg"></figure>
<blockquote><p><b>Cécile</b></p></blockquote>
<div id="attachment_514" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2016/01/DSC_0865.jpg"><img class="wp-image-514 size-full" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2016/01/DSC_0865.jpg" alt="Cécile Duflot. Crédit photo : Timothé Lepage" width="800" height="532" /></a><p class="wp-caption-text">Cécile Duflot. Crédit photo : Timothé Lepage</p></div>
<p><em>Bonjour, qui êtes-vous ?</em></p>
<p>Bonjour, je m’appelle Cécile Duflot et je suis députée écologiste de Paris, j’ai quatre enfants et j’ai quarante ans !</p>
<p><em>Que faites-vous dans la vie en dehors de votre mandat, quels sont vos engagements ?</em></p>
<p>D’abord j’ai un engagement écologiste qui va avec mon mandat mais qui préexiste, j’ai été élevée dans un milieu écolo, je suis très attentive à la défense de la biodiversité, celle des oiseaux notamment et aujourd’hui je continue de m’engager assez directement dans des actions de solidarité dont je n’ai pas forcément envie de parler étant donné que j’ai un mandat politique, je n’aime pas la mise en scène des engagements privés.</p>
<p><em>Que faites-vous ici ?</em></p>
<p>Le mouvement commun a quelque chose d’intelligent et d’intéressant et c’est mettre en débat du politique dans un cadre qui n’est pas celui du politique. C’est à dire : on est ni dans un parti, ni dans une campagne électorale. Il y a ici des gens qui sont sur des listes différentes aux régionales par exemple et qui ne portent pas forcément le même projet mais qui ressentent le besoin dans un moment politique très particulier, où la gauche est assez discréditée et où l’extrême droite progresse, de ne pas renoncer, ne pas baisser les bras.</p>
<p><em>Qu’est-ce que vous pouvez nous dire sur la forme et la façon d’échanger ? Est-ce qu’il n’y a pas aussi derrière tout ça quelque chose d’intéressant ?</em></p>
<p>Alors oui c’est intéressant de pouvoir mélanger la culture et l’engagement, c’est-à- dire de se poser des questions et de recevoir la parole différemment. Je le dis en souriant un peu, parce que pour le coup, chez les écologistes, la parole alternative, le temps limité, où les chefs n’ont pas plus la parole que les autres, ce sont des pratiques que nous avons de longue date donc je suis en pays de connaissance mais c’est agréable.</p>
<p><em>Ici, ça semble être une plus grande découverte !</em></p>
<p><i>(J’ai fait rire Cécile Duflot)</i></p>
<p><em>Et enfin sur le fond, peut-être des tabous, une envie d’entendre quelque chose plus qu’une autre ?</em></p>
<p>Pas de tabous, juste l’envie d’entendre les uns et les autres et surtout l’envie de comprendre comment on peut se projeter dans l’avenir. Car le point commun de tous les militants de gauche, quelque soit leurs engagements, c’est un peu le risque de baisser les bras, c’est ici une antidote à l’idée de baisser les bras et c’est très bien.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p><b>Sébastien</b></p></blockquote>
<div id="attachment_515" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><img class="size-full wp-image-515" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2016/01/DSC_0776.jpg" alt="Crédit photo : Timothé Lepage" width="800" height="532" /><p class="wp-caption-text">Crédit photo : Timothé Lepage</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>Bonjour</em></p>
<p>Yo</p>
<p><em>Qui êtes-vous ?</em></p>
<p>Alors je m’appelle Sébastien Chaillou et je suis président d’une coopérative d&rsquo;intérêt collectif qui s’appelle Solidarité Étudiante.</p>
<p><em>Quels sont vos engagements ?</em></p>
<p>Je suis adhérent dans un parti politique de gauche qui a le malheur d’être au gouvernement en ce moment et à côté de ça je m’investis dans des réseaux autour de la coopération et de l’économie sociale et solidaire qui promeut dans cette forme économique une manière d’être citoyen dans l’entreprise.</p>
<p><em>Pourquoi être ici aujourd’hui ?</em></p>
<p>Exactement pour toutes ces raisons là, ce qui me plaît dans les coopératives, à la différence de ce qui se passe dans le monde ou les partis politiques c’est cette capacité de mettre les mains dans le cambouis, d’agir soi-même, de s’auto-organiser et chercher soi-même les conditions de son émancipation. Et je pense que le mouvement commun participe à l’idée d’importer ce mode d’action dans la vie politique.</p>
<p><em>Qu’est ce que vous voudriez dire sur la forme qu’a pris cette journée ?</em></p>
<p>Alors c’est une forme que je connais bien parce que quand on est dans le cadre de lancement de collectifs dans le milieu de l’ESS, on prend en général cette forme là avec cette question : se demander pourquoi on est ici ? Qui est-on ? Et que veut-on ? Et ensuite on essaie de trouver des personnes, des situations inspirantes. Donc on est dans des cadres qui ne sont pas faits pour déboussoler, mais bien pour impliquer chacun en fonction de ses  expériences. Et enfin voir les capacités d’action dont on veut se doter. Maintenant il faut voir ce que cette pratique en politique va apporter.</p>
<p><em>Enfin, qu’est-ce que vous étiez venu chercher cet après-midi ?</em></p>
<p>Alors ce que je suis venu chercher, c’était essentiellement voir après la tribune de Pouria Amirshia sur la gauche vivante qui étaient les gens qui constituaient cette gauche qui “pratique”, dans l’entreprise, dans la culture, les associations et les syndicats, mais qui ne trouve plus de réponse politique à leur gauche concrète. Donc je suis venu voir si mouvement commun constituait par le discours et la forme cette réponse là, et pouvait connecter cette gauche vivante à un mouvement et non un appareil politique.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_522" style="width: 810px" class="wp-caption alignnone"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2016/01/DSC_0870.jpg"><img class="size-full wp-image-522" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2016/01/DSC_0870.jpg" alt="Crédit photo : Timothé Lepage" width="800" height="532" /></a><p class="wp-caption-text">Crédit photo : Timothé Lepage</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<p>&nbsp;</p>
<p>Il est difficile d’achever une réflexion devant autant de diversité, alors prenez le comme une invitation à penser à ce que la multitude peut apporter au champs politique. Au delà des points de vue de chacun, nécessairement divergents, et de leurs propres mots, on peut retenir qu’apprendre de l’autre pour construire n’est pas une expérience facile même quand on y donne la forme. L’avenir seulement pourra nous dire sur quel projet cette aventure aboutira.</p>
<p>Alors quelles conclusions faire sur Mouvement Commun ? Peut être qu’aucune si ce n’est cette leçon. Et tout ce qu’on doit espérer pour le développement de ce mouvement c’est que son horizon large et que sa non-définition se perpétue tant qu’elle pourra ouvrir le champs des possibles et ne pas déjà devenir un appareil comme un autre. Je resterai curieux, et j’aimerais que ses rendez-vous continuent de rassembler encore plus de différences ; que les dogmes laissent place enfin à l’intelligence collective.</p>
<p>J’aimerais finir sur cette citation de Saint-Exupéry, littérature hautement politique, certainement sous-estimée à ce titre.</p>
<blockquote><p><i>“Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m’enrichis.”</i></p></blockquote>
<p>Accompagné pour la photographie par Timothé Lepage.</p>
<p><i></i><i><a href="http://www.lemouvementcommun.fr/">http://www.lemouvementcommun.fr/</a></i></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Quand sept jeunes découvrent la Fête de l&#8217;Huma&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 05 Oct 2015 13:14:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Leïla Frat]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[fête de l'huma]]></category>
		<category><![CDATA[grand format]]></category>
		<category><![CDATA[l'humanité]]></category>
		<category><![CDATA[pcf]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>&#160; Sur la page Facebook de la Fête de l’Humanité, on peut lire ce statut : « La situation économique et politique compliquée dans laquelle se trouve la Grèce était au coeur de toutes les conversations à la Fête »… Vraiment toutes ? C’est la question à laquelle nous voulons répondre. La Fête de l’Humanité, organisée tous [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p class="p1"><strong><span class="s1" style="color: #000000;">Sur la page Facebook de la Fête de l’Humanité, on peut lire ce statut : <i>« La situation économique et politique compliquée dans laquelle se trouve la Grèce était au coeur de toutes les conversations à la Fête »</i>… </span></strong></p>
<p class="p4"><strong><span class="s1" style="color: #000000;">Vraiment toutes ? C’est la question à laquelle nous voulons répondre.</span></strong></p>
<p class="p4"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/10/1.png"><img class="aligncenter wp-image-421 size-full" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/10/1.png" alt="1" width="494" height="204" /></a></p>
<p class="p4"><span class="s1" style="color: #000000;">La <a style="color: #000000;" href="http://fete.humanite.fr"><span class="s2">Fête de l’Humanité</span></a>, organisée tous les ans depuis maintenant 85 ans par le <span class="s2" style="color: #000000;"><a style="color: #000000;" href="http://www.humanite.fr">journal de Jean Jaurès</a> </span>est LA fête militante. Les différentes fédérations du Parti Communiste Français y sont toutes représentées, ainsi que des sections communistes étrangères, des syndicats, des associations et les organisations membres du Front de Gauche. Outre les débats politiques, la Fête est un moment de culture et de divertissement : sa programmation musicale diverse et de qualité a depuis longtemps fait sa réputation. </span></p>
<p class="p4"><span class="s1" style="color: #000000;">Avec plus de 20 000 visiteurs par jour, la Fête fait le plein et attire surtout de nombreux jeunes, qui ne sont pas toujours politisés. Parmi ceux-là, nous en avons suivi sept, dont c’était seulement la première ou la deuxième Fête de l’Huma.</span></p>
<blockquote>
<p class="p5" style="text-align: center;"><strong><span class="s1" style="color: #000000;">Eve et Lucie : « le partage des richesses avec un mojito à 2€ »</span></strong></p>
</blockquote>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">Eve et Lucie ont 19 ans et viennent du sud de la France. Eve est en licence d’info-comm, Lucie étudie les Lettres Modernes. </span></p>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">Elles dorment au camping et ont pris un train très tôt depuis Montpellier pour arriver dès le vendredi. Elles n’ont pas acheté leurs places lors d’une prévente militante mais sur le site internet de la FNAC : elles ne savaient pas qu’il existait un tarif moins cher quand on passait par des militants.  </span><span class="s1" style="color: #000000;">C’est leur deuxième Fête de l’Huma. </span></p>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">Lucie a connu la Fête par Eve, qui elle, la connaît <i>« depuis gamine »</i>, grâce à sa mère qui est abonnée au journal <i>L’Humanité</i> et le lit tous les jours.</span></p>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">Lucie ne vient que pour les concerts et pour l’ambiance, alors qu’Eve est également attirée par l’aspect militant. Elle est<i> « passée vite fait » </i>par le NPA mais n’est aujourd’hui plus engagée dans aucune organisation militante. Ce qui ne l’empêche pas de se dire de gauche, <i>« voire d’extrême gauche »</i>. Pourtant, elle admet : </span></p>
<p class="p8"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« J’ai du mal avec le PCF. Il ont fait des choses, c’est indéniable, mais ils ont un ego surdimensionné. Je trouve qu’ils ont tendance à penser qu’il n’y a qu’eux. »</i></span></p>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">Lucie quant à elle, essaye de se <i>« construire une opinion »</i>. Elle se sent proche du <a style="color: #000000;" href="http://www.scienceshumaines.com/indignes-les-nouvelles-formes-de-protestation_fr_28437.html"><span class="s2">mouvement des indignés</span></a>.</span></p>
<div id="attachment_422" style="width: 930px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/10/2.jpg"><img class="wp-image-422 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/10/2-1024x683.jpg" alt="Lucie et Eve devant attendant leur mojito devant un stand PCF - Crédit photo : Leila Frat " width="920" height="614" /></a><p class="wp-caption-text">Lucie et Eve devant attendant leur mojito devant un stand PCF &#8211; Crédit photo : Leila Frat</p></div>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">La ligne politique tenue par les communistes leur semble à toutes les deux parfois <i>«irréalisable »</i> mais elles trouvent que <i>« l’idée d’origine est très belle.»</i></span></p>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">Lucie n’a pas voté lors des élections européennes puis départementales. Eve a soutenu le Front de Gauche aux européennes parce que ces élections lui semblaient importantes, mais elle n’a pas voté aux départementales : <i>« je n’y comprenais rien.»</i></span></p>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">Le premier arrêt dans leur parcours est sur un stand militant… pour y acheter un mojito. Elles s’exclament de joie en découvrant qu’il ne coûte que 2€. Une fois servie, Eve lève son verre et dit en riant : </span></p>
<p class="p8"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« C’est le partage des richesses avec un mojito à 2€ ! »</i></span></p>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">Un peu plus tard, en passant dans le Village du Monde, elles font une pause devant un stand animé. La musique orientale est forte, des hommes tapent des mains, certains chantonnent pendant que d’autres s’occupent de la nourriture, qui répand une odeur alléchante. Quand on leur demande pourquoi ce stand plutôt qu’un autre a retenu leur attention, la réponse est immédiate : <i>« l’ambiance et la bouffe ! »</i></span></p>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">Elles font d’ailleurs remarquer qu’en dehors de la Grande Scène, elles passent la plupart de leur temps dans le Village du Monde : <i>« y’a de quoi bien manger partout, et pas cher. »</i></span></p>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">Elle trouve que la Fête a un avantage par rapport à d’autres festivals plus traditionnels : son prix abordable. </span></p>
<p class="p8"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« Et puis c’est plus facile, on peut parler à tout le monde. »</i></span></p>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">L’explication ? </span></p>
<p class="p10"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« Le cadre, le fait que ce soit l’Huma qui l’organise. Il y a une bonne ambiance, une ambiance de camaraderie en fait, j’aime bien. C’est un de mes festivals préférés. » </i></span><span class="s1" style="color: #000000;">Lucie acquiesce. </span><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« Ici, on n’a jamais de problème, il faut une certaine ouverture d’esprit pour venir donc c’est normal » </i></span><span class="s1" style="color: #000000;">Pour elle, c’est un des seuls festivals où il est possible pour deux filles de venir seules.</span></p>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">Lorsqu’un militant leur propose d’acheter le programme de la Fête, Eve tente de négocier le prix. Elles repartent sans avoir réussi. Elles tutoient automatiquement les jeunes mais pas les plus vieux, elles ne sont <i>« pas là en tant que camarades. »</i></span></p>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">En tournant les pages du programme à la recherche de ce qui les intéresse, elles tombent sur le programme de la Fête heure par heure, mais passent à une autre page en commentant : </span></p>
<p class="p8"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« Là y’a absolument tous les évènements, donc ça ne nous va pas. »</i></span></p>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">Elles ne se concentrent que sur la programmation musicale. Elles sont emballées par le concert en solidarité avec l’Afrique. </span><span class="s1" style="color: #000000;">Eve prévoit quand même d’assister à quelques débats, mais elle ne regarde pas lesquels sont prévus. </span></p>
<p class="p8"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« Je me pointe à l’Agora, et si ça me gonfle, je me taille. »</i></span></p>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">Plus tard, en passant devant le forum social, elle rigole à l’écoute d’un intervenant. Elle le trouve un peu caricatural : ses cheveux sont grisonnants, sa voix est chevrotante et faible : </span></p>
<p class="p8"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« Sans écouter, on sait qu’il parle de politique, il fait vieil intello chiant ! »</i></span></p>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">La plupart du temps, Eve et Lucie ne prennent pas les tracts que des militants leur tendent, et ne signent que rarement des pétitions.</span></p>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">Elles s’arrêtent pourtant lorsqu’un militant du Secours Populaire les interpelle pour soutenir les grecs. Elles n’acceptent pas de faire un don, mais repartent convaincues que <i>« c’est vachement bien ce qu’ils font. »</i></span></p>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">Lucie explique avoir suivi Eve : </span></p>
<p class="p8"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« Ç</i></span><span class="s1" style="color: #000000;"><i>a m’intéresse mais comme je n’y connais rien, je n’ai pas envie de discuter. Je suis une éternelle insatisfaite politiquement, il y a toujours des points qui ne me vont pas et je ne veux pas faire de concessions. »</i></span></p>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">En revanche, elles s’arrêtent plus facilement quand un militant les aborde pour leur vanter le kebab au canard. Elles promettent de venir goûter plus tard.</span></p>
<blockquote>
<p class="p5"><strong><span class="s1" style="color: #000000;">« L’ambiance est tellement cool, ça donne envie d’être communiste ! »</span></strong></p>
</blockquote>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">Eve est tout sourire : </span></p>
<p class="p8"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« Les militants sont toujours super sympas, il suffit de ne pas être de droite !»</i></span></p>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">Elle a d’ailleurs monté une stratégie pour pouvoir recharger son portable sur les stands du PCF :</span></p>
<p class="p8"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« Je vais sur un stand et je joue la communiste à mort. C’est facile, je fais des petites blagues, par exemple je crie « vive les rouges ! », en rigolant et ça passe. »</i></span></p>
<div id="attachment_423" style="width: 930px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/10/3.jpg"><img class="wp-image-423 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/10/3-1024x683.jpg" alt="Banderole sur un stand du PCF - Crédit photo : Leïla Frat." width="920" height="614" /></a><p class="wp-caption-text">Banderole sur un stand du PCF &#8211; Crédit photo : Leïla Frat.</p></div>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">Des faucilles et des marteaux partout ? Pour Lucie et Eve :</span></p>
<p class="p8"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« C’est normal, là ils peuvent s’afficher, ils se lâchent »</i></span></p>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">Pourtant, en passant devant un stand arborant des affiches <i>« boycott israel apartheid »</i>, Eve trouve que <i>« c’est un peu trop ». </i>Pour elle :</span></p>
<p class="p10"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« Le conflit est trop complexe pour avoir un avis aussi tranché. »</i></span></p>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">Elles remarquent qu’au camping, </span></p>
<p class="p8"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« Il n’y a vraiment pas beaucoup de gens qui viennent ici pour la politique. »</i></span></p>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">Quand on leur demande si d’après elles un jeune peut être convaincu de soutenir le PCF en venant à la Fête de l’Huma, Lucie semble sceptique, alors qu’Eve affirme que oui :</span></p>
<p class="p13"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« Pendant la Fête, le dialogue est plus facile, le discours passe mieux. On est dans un cadre détendu donc c’est facile d’aller dans le même sens, de trouver des points d’accord. Et puis l’ambiance est tellement cool, ça donne envie d’être communiste ! » </i></span></p>
<div id="attachment_424" style="width: 930px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/10/4.jpg"><img class="wp-image-424 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/10/4-1024x683.jpg" alt="Stand de la section PCF du 5ème arrondissement de Paris - Crédit photo : Leïla Frat." width="920" height="614" /></a><p class="wp-caption-text">Stand de la section PCF du 5ème arrondissement de Paris &#8211; Crédit photo : Leïla Frat.</p></div>
<blockquote>
<p class="p5"><strong><span class="s1" style="color: #000000;">Romain et Yassine :  « l’impression d’être dans un autre monde»</span></strong></p>
</blockquote>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">Romain a 21 ans, il étudie à Paris dans une école d’ingénieur. Yassine lui a 20 ans, il fait une licence de mathématiques dans une université parisienne.</span></p>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">C’est leur première Fête de l’Huma. Ils en avaient déjà entendu parlé mais c’est en voyant la programmation sur une affiche dans Paris qu’ils ont vraiment eu envie de venir : ils sont tous les deux fans de Youssoupha et Yassine aime beaucoup Manu Chao.</span></p>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">Ils connaissent le journal et <i>« son orientation politique, très à gauche »</i>, donc ils avaient conscience de l’aspect militant de la fête avant de venir. </span></p>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">Pourtant, ils disent avoir été surpris en traversant la fête pour aller s’installer au camping. Romain explique: </span></p>
<p class="p8"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« Je ne m’attendais pas à voir autant de logos du PCF avec la faucille et le marteau, je pensais que c’était plus divers, plus ouvert ».</i> </span></p>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">Quand on leur demande si les banderoles et slogans les choquent, ils réfléchissent longtemps. Yassine répond : </span></p>
<p class="p8"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« Je suis d’accord avec la plupart des slogans, même si ça me surprend de les voir au premier abord. Bon, y’a des choses, comme des banderoles qui disent qu’il faut sortir de l’euro, là pour moi, c’est non. » </i></span></p>
<div id="attachment_425" style="width: 930px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/10/5.jpg"><img class="wp-image-425 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/10/5-1024x683.jpg" alt="Banderole sur le stand du Pôle de Renaissance Communiste en France - Crédit photo : Leila Frat." width="920" height="614" /></a><p class="wp-caption-text">Banderole sur le stand du Pôle de Renaissance Communiste en France &#8211; Crédit photo : Leila Frat.</p></div>
<p class="p9"><span class="s1" style="color: #000000;">Yassine se situe plutôt à gauche, alors que Romain ne s’intéresse pas du tout à la politique : </span></p>
<p class="p8"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« Ici, j’ai un peu l’impression d’être dans un autre monde, tout le monde parle de politique, on me propose de signer des pétitions tout le temps. » </i></span></p>
<div id="attachment_426" style="width: 930px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/10/6.jpg"><img class="wp-image-426 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/10/6-1024x683.jpg" alt="6" width="920" height="614" /></a><p class="wp-caption-text">Vente de t-shirts sur un stand communiste &#8211; Crédits photo : Leïla</p></div>
<p class="p9"><i></i><span class="s1" style="color: #000000;">Devant un stand qui vend plein de t-shirt du Che, Romain commente : </span></p>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« En fin d’année, on a beaucoup parlé de lui, c’était l’anniversaire de sa mort ou un truc comme ça. J’ai lu un </i><a style="color: #000000;" href="http://www.slate.fr/story/101591/che-guevara-hollande"><span class="s2"><i>article</i></span></a><i> qui disait que c’était un dictateur et qu’il n’avait pas fait que des choses bien à Cuba, ça ne me donne pas vraiment envie d’acheter quelque chose avec sa tête dessus ».</i></span></p>
<p class="p18"><span class="s1" style="color: #000000;">Quand il croise un militant avec son visage tatoué sur le bras, il est <i>« carrément choqué »</i>. </span></p>
<div id="attachment_427" style="width: 692px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/10/7.jpg"><img class="wp-image-427 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/10/7-682x1024.jpg" alt="7" width="682" height="1024" /></a><p class="wp-caption-text">Militant communiste &#8211; Crédits photo : Leïla Frat.</p></div>
<blockquote><p><span style="color: #000000;"><strong>« On ne va pas devenir communiste en une journée »</strong></span></p></blockquote>
<p class="p20"><i></i><span class="s1" style="color: #000000;">Pourtant, il s’arrête spontanément discuter avec un militant qui lui propose d’interpeler François Hollande à propos de la politique économique et sociale menée par le gouvernement. Il hésite à signer la carte postale siglée PCF censée être envoyée au président et finalement décide de reporter à plus tard. Yassine écoute attentivement la conversation et hoche de temps en temps la tête.</span></p>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">Lui signera sans hésitation la pétition de la Fondation Abbé Pierre contre la potentielle suppression des APL par le gouvernement : </span></p>
<p class="p8"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« Ils ont déjà essayé de le faire, l’année dernière je crois. J’avais déjà signé une pétition en ligne et j’avais suivi le truc sur une page Facebook créée par, euh, l’UNEF, c’est ça ? J’habite à Paris, je paye une fortune pour un studio minuscule et les APL ne sont vraiment pas élevées. Pourtant c’est quand même normal de ne plus habiter chez ses parents quand on devient étudiant ! J’ai plein de potes qui ne peuvent pas faire autrement, c’est abusé ! »</i></span></p>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">Romain signe lui aussi et dit apprécier la présence d’associations sur la Fête :</span></p>
<p class="p8"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« C’est cool qu’il n’y ait pas seulement le PCF, parce que y’a pas que les partis qui font de la politique et qui défendent des choses. Les associations, je trouve ça super important. »</i></span></p>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">Au cours de notre conversation, Yassine fait remarquer à Romain qu’ils parlent de politique depuis un bon moment, il appelle ça <i>« l’effet Fête de l’Huma ! ».</i></span></p>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">Romain nuance : </span></p>
<p class="p8"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« Ouais, mais on ne va pas non plus devenir communistes en une journée… »</i></span></p>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">Se pose alors la question de savoir si la Fête de l’Huma pourrait réveiller chez lui une conscience de gauche. Il réfléchit longtemps puis répond : </span></p>
<p class="p8"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« En partie oui, parce que je suis curieux, donc je vais m’arrêter discuter avec des militants. Si les arguments sont bons, je peux me laisser convaincre. Après, je vais surtout passer mon temps devant la Grande Scène pour les concerts, ce n’est pas vraiment là que je vais me mettre à parler politique. »</i></span></p>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">Pourtant, lorsque lui et Yassine regardent le programme, ils constatent que le choix des artistes n’est pas fait au hasard. </span></p>
<p class="p8"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« Manu Chao, c’est vraiment de gauche ! »</i>, affirme Yassine. </span></p>
<p class="p8"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>«Y’a aussi un concert en solidarité avec l’Afrique »</i>, renchérit Romain. </span></p>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">Il ajoute : </span></p>
<p class="p8"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« Même si j’ai peu de débat avec les militants, la musique est militante aussi, alors peut-être qu’à la fin du week-end, je serai un peu plus de gauche qu’avant. Enfin, peut-être, parce que je ne viens pas du tout d’un milieu de gauche. Et puis souvent je n’y comprend rien, d’ailleurs je ne vote jamais, et c’est pas la Fête de l’Huma qui va changer ça. « </i></span></p>
<blockquote>
<p class="p5"><strong><span class="s1" style="color: #000000;">Héléna, Victor et Mehdi : « Le communisme est d’actualité, pas son folklore »</span></strong></p>
</blockquote>
<p class="p23"><span class="s1" style="color: #000000;">Héléna a 23 ans, elle vient de finir ses études de communication. Victor et Mehdi ont 22 ans, ils sont tous les deux étudiants en éco-gestion, à Lille.</span></p>
<p class="p23"><span class="s1" style="color: #000000;">C’est la première Fête de l’Huma pour Héléna et Victor, Mehdi est déjà venu l’année dernière, il a même gardé son bracelet, en plus de ceux de tous les festivals qu’il a fait cet été. Il est revenu cette année pour la programmation musicale, et parce qu’il aime l’ambiance. C’est lui qui a poussé ses amis à l’accompagner cette fois-ci. </span></p>
<p class="p23"><span class="s1" style="color: #000000;">En arrivant sur la Fête, ils traversent le hall Nina Simone. Héléna est emballée par l’hommage à l’artiste, qu’elle adore. Victor, lui, propose de faire le tour des associations présentes dans le hall. </span></p>
<p class="p23"><span class="s1" style="color: #000000;">Après le passage sur le stand d’Osez Le Féminisme, un débat animé se lance sur la prostitution. Héléna défend l’abolition, Mehdi l’encadrement, Victor hésite. </span></p>
<p class="p23"><span class="s1" style="color: #000000;">A l’extérieur, le soleil est éblouissant, les allées sont encore assez vides. Les militants sont déjà là et s’activent sur leurs stands pour que tout soit prêt lorsque la foule commencera à arriver. </span></p>
<p class="p23"><span class="s1" style="color: #000000;">Mehdi les a prévenu : </span></p>
<p class="p24"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« Je sais qu’Hélène est carrément de gauche, mais ce n’est pas le cas de Victor alors je lui ai tout de suite annoncé la couleur »</i></span></p>
<p class="p23"><span class="s1" style="color: #000000;">Malgré tout, Victor a l’air étonné :</span></p>
<p class="p25"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« Je ne savais pas qu’il y avait autant de gens nostalgiques de la faucille et du marteau. »</i></span></p>
<p class="p23"><span class="s1" style="color: #000000;">Héléna ironise :</span></p>
<p class="p25"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« Heureusement que tu aimes le rouge, hein Victor ? »</i></span></p>
<p class="p23"><span class="s1" style="color: #000000;"> Ils déposent rapidement leurs affaires au camping et retournent sur la Fête pour se trouver à manger. Mehdi conseille le Village du Monde avec enthousiasme.</span></p>
<p class="p23"><span class="s1" style="color: #000000;">En s’approchant du stand du Parti communiste turc pour acheter un kebab, Héléna s’arrête : </span></p>
<p class="p25"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« Quand même, j’ai l’impression qu’on ne vit pas sur la même planète ! Je suis de gauche, je n’aurais pas de mal à me dire communiste, mais bon, je ne rêve pas de revenir au temps de l’URSS ! »</i></span></p>
<p class="p23"><span class="s1" style="color: #000000;">Mehdi, lui, trouve ça plutôt amusant : </span></p>
<p class="p25"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« Faut pas le prendre autant au sérieux, c’est normal, ils sont entre eux donc ils affichent leurs couleurs. Moi ça me fait marrer, c’est aussi ça qui fait le charme de la Fête de l’Huma ! »</i></span></p>
<p class="p23"><span class="s1" style="color: #000000;">Victor explique que même s’il était <i>« carrément de droite »</i>, il viendrait quand même, pour les concerts.</span></p>
<div id="attachment_428" style="width: 930px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/10/8.jpg"><img class="wp-image-428 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/10/8-1024x683.jpg" alt="Stand des communistes turcs - Crédits photo : Leïla Frat." width="920" height="614" /></a><p class="wp-caption-text">Stand des communistes turcs &#8211; Crédits photo : Leïla Frat.</p></div>
<p class="p28"><i></i><span class="s1" style="color: #000000;">Une fois rassasiés, les concerts n’ayant pas encore commencés, ils décident de faire le tour de la Fête. </span></p>
<p class="p23"><span class="s1" style="color: #000000;">Héléna semble plus à l’aise avec les livres vendus sur l’un des stands qu’avec les banderoles des communistes turcs. Elle en feuillette plusieurs, et en discute avec un militant. </span></p>
<p class="p25"><span style="color: #000000;"><span class="s1"><i>« C’est agréable de voir des bouquins qui critiquent le système économique actuel, cherchent à faire réagir les gens en posant les bonnes questions et en approfondissant pour y répondre. J’ai lu des trucs sur Marx et je trouve que ce qu’il dit s’applique très bien à ce que l’on vit aujourd’hui. »</i></span><i> </i></span></p>
<p class="p23"><span class="s1" style="color: #000000;">Mehdi écoute, puis la qualifie de gauchiste en riant.</span></p>
<p class="p23"><span class="s1" style="color: #000000;">C’est Victor qui la défend : </span></p>
<p class="p25"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« Je ne suis pas communiste, mais ça me paraît logique que y’a des choses qui ne vont pas, et qu’il faut les changer. Elle a raison de dire ça ! »</i></span></p>
<p class="p23"><span class="s1" style="color: #000000;">Leur passage devant une indication humoristique pour des shooters au litchi détend l’atmosphère. C’est Héléna qui explique à Mehdi et Victor le jeu de mot :</span></p>
<p class="p25"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« Lénine, c’était un pseudo. Son vrai nom c’était Vladimir Ilitch. Vous comprenez du coup ? »</i></span></p>
<div id="attachment_436" style="width: 2058px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/10/Fête-de-lHuma-6.jpg"><img class="wp-image-436 size-full" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/10/Fête-de-lHuma-6.jpg" alt="Un jeu de mot sur le nom de Lénine indique une vente de shooters - Crédit photo : Leïla Frat." width="2048" height="1365" /></a><p class="wp-caption-text">Un jeu de mot sur le nom de Lénine indique une vente de shooters &#8211; Crédit photo : Leïla Frat.</p></div>
<p class="p25"><span style="color: #000000;">La blague les fait rire. Mais leur rire est vite accompagné d’étonnement, lorsqu’ils passent devant le stand du Pas-de-Calais.</span></p>
<div id="attachment_430" style="width: 930px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/10/10.jpg"><img class="wp-image-430 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/10/10-1024x683.jpg" alt="Un jeu de mot sur le nom de Lénine indique une vente de shooters - Crédit photo : Leïla Frat." width="920" height="614" /></a><p class="wp-caption-text">Banderolle sur le stand PCF du Pas-de-Calais &#8211; Crédit photo : Leïla Frat.</p></div>
<p class="p28"><span class="s1" style="color: #000000;">Mehdi s’exclame en riant : </span></p>
<p class="p25"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« Y’a encore des gens qui utilisent le mot « prolétaires » ! Sérieusement ? »</i></span></p>
<p class="p23"><span class="s1" style="color: #000000;">Héléna lui répond : </span></p>
<p class="p25"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« Apparemment. C’est peut-être justifié, parce qu’il y a encore des gens qui sont pauvres, qui sont exploités, dominés, mais franchement, je pense que ce mot ne parle plus à personne. »</i></span></p>
<p class="p23"><span style="color: #000000;"><span class="s1">Victor, lui, est pris d’un fou rire, renforcé lorsqu’il voit passé un cortège de jeunes </span> <span class="s1">communistes avec des faucilles et des marteaux sur leur t-shirt, portant des drapeaux rouges et des chapkas floquées d’une étoile rouge. </span></span></p>
<p class="p23"><span class="s1" style="color: #000000;">Héléna se désole : </span></p>
<p class="p25"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« Je trouve qu’il y a une super ambiance ici, mais ça, je trouve ça plus ridicule qu’autre chose. C’est drôle c’est sûr, mais on ne va convaincre personne avec ça, surtout pas des jeunes. Tous ces slogans et ces symboles font partie du passé. Pourtant, je pense que le communisme est d’actualité. Pas son folklore. »</i></span></p>
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