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	<title>Radio Londres &#187; portrait</title>
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	<description>Un coup de jeune sur l&#039;info</description>
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		<title>Présidentielle : tour de France des électeurs</title>
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		<pubDate>Fri, 21 Apr 2017 07:46:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[portrait]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>&#160; Ils se sont toutes et tous déplacés dimanche dernier, pour voter au premier tour de l&#8217;élection présidentielle. Déçus, optimistes, résignés&#8230; Nous avons rencontré les électeurs aux quatre coins de la France. Portraits. Mourtaza (Saint-Denis) : « Il faut qu’il y ait un changement au niveau des commandes » Mourtaza Goulamhoussen est un ancien professeur de mathématiques [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #000000">Ils se sont toutes et tous déplacés dimanche dernier, pour voter au premier tour de l&rsquo;élection présidentielle. Déçus, optimistes, résignés&#8230; Nous avons rencontré les électeurs aux quatre coins de la France. Portraits.</span></strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #000000">Mourtaza (Saint-Denis) : <em>« Il faut qu’il y ait un changement au niveau des commandes »</em></span></strong></p>
</blockquote>
<div id="attachment_1021" style="width: 4618px" class="wp-caption aligncenter"><a style="color: #000000" href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/04/P10105521.jpg"><img class="wp-image-1021 size-full" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/04/P10105521.jpg" alt="P1010552" width="4608" height="2592" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #000000">Mourtaza (Saint-Denis)</span></p></div>
<p><span style="color: #000000">Mourtaza Goulamhoussen est un ancien professeur de mathématiques et de physique, originaire de La Réunion. Ayant enseigné à Madagascar, à Canberra et même à Jakarta pendant plusieurs années, il se dit «<em> à la recherche de l’humain</em> ». Militant en politique depuis près de 40 ans, riche de son expérience, il prône plus de solidarité et d’échanges culturels avec les pays environnants.</span></p>
<h4><span style="color: #000000"><strong><em>« Faire avancer l’intérêt général »</em></strong></span></h4>
<p><span style="color: #000000"> Voilà ce qui préoccupe finalement Mourtaza en cette journée électorale. «<em> Je suis contre le gaspillage, dans tous les domaines. Le gaspillage d’argent oui, mais aussi de médicaments par exemple</em> ». Puis il hésite, dit rêver peut-être un peu, mais souhaite également « <em>que le racisme, et la radicalisation prennent fin. C’est ce qui m’inquiète le plus aujourd’hui.</em> »</span></p>
<p><span style="color: #000000"> Il prend également exemple sur les cultures qu’il a côtoyées : « <em>En Australie, tous les domaines sont tournés vers l’écologie. Le dialogue entre jeunes et enseignants est aussi beaucoup plus poussé, ici, ceux qui souffrent par exemple de problème de drogue sont mis à l ‘écart. Il y a pas de véritable prise en charge.</em> » Il faudrait donc pour lui réformer le système français, « <em>malade </em>».</span></p>
<h4><em><strong><span style="color: #000000">« Ils ne sont pas tous pareils »</span></strong></em></h4>
<p><span style="color: #000000"> Pour Mourtaza, le vote est primordial. « <em>Il faut le rendre obligatoire, comme en Australie, pour sensibiliser les gens. Il faut que les jeunes s’impliquent.</em> » Choisir un candidat ou un autre, par calcul, par hasard, ce n’est pas une solution à ses yeux. «<em> Il y a des valeurs en France, que nous avons, et que l’on ne doit pas sacrifier par sanction. Les candidats sont différents.</em> » Il reste en effet fier de la France, en particulier pour «<em> les droits de l’Homme, la sécurité sociale, l’éducation gratuite. Ailleurs on n’y a pas accès sans argent.</em> » Pour lui, c’est cette fierté qu’il faut perpétrer.</span></p>
<h4><em><strong><span style="color: #000000">« Tributaires de l’éloignement »</span></strong></em></h4>
<p><span style="color: #000000"> C’est ainsi que l’ancien professeur décrit les Réunionnais face à la politique. «<em> On est pas déconnectés, grâce aux médias, aux réseaux, mais on reste tributaires de l’éloignement</em> » affirme-t-il. Près de 10 000 kms les séparent de Paris, et pour lui « <em>trop peu de moyens sont délégués au coopératives régionales, c’est encore souvent centralisé</em>. » Il est vrai que malgré les affiches disséminées sur les panneaux de St-Denis, peu de candidats ont organisé des meetings à La Réunion , DOM-TOM au relativement faible taux d’abstention. Et pourtant, au vu des sondages très serré, aucun électorat n’est négligeable.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p><strong><span style="color: #000000">Jérémy (Rixheim) : <em>« </em>J&rsquo;aurais voté blanc, mais ça n&rsquo;a pas de poids <em>»</em></span></strong></p></blockquote>
<div id="attachment_1018" style="width: 930px" class="wp-caption alignnone"><a style="color: #000000" href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/04/Jeremy-électeur.jpg"><img class="wp-image-1018 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/04/Jeremy-électeur-1024x651.jpg" alt="" width="920" height="585" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #000000">Jérémy (Rixheim, Haut-Rhin)</span></p></div>
<p><span style="color: #000000">Jérémy est un jeune père de famille. Il se reconnaît d’emblée comme « <em>particulièrement déçu par cette élection, déçu de toutes les affaires de corruption</em> ». En guise de boycott il déclare ne pas du tout avoir suivi la campagne, «<em> avoir tout mis de côté</em> ». D’après lui, dans le traitement médiatique « <em>à chaque fois on nous dit, lui il est corrompu, lui il a fait ça, on nous parle pas en bien de ces gens-là [des hommes politiques ndlr]</em> ». Ainsi, il avoue avoir seulement « <em>regardé hier soir les propositions de chacun</em> ». Malgré tout, il est au courant des principaux points des différents programmes, à l’instar de la proposition de <span style="font-family: 'Georgia',serif">Benoît Hamon de soumettre à référendum la reconnaissance du vote blanc, une mesure qu’il juge « <em>intéressante</em> ». Cependant, aucun candidat n’est parvenu à le convaincre, <span style="letter-spacing: .1pt">désillusionné, il confie : « <em>Aujourd’hui, je n’ai pas voté pour un candidat qui me plaisait</em> ».</span> <span style="letter-spacing: .1pt">Malgré cette défiance muée en dépit, il ne souhaitait pas s’abstenir, avec la conviction que « <em>c&rsquo;est un devoir</em> ». Le vote blanc aurait alors pu être une possibilité : « <em>J’aurais voté blanc, mais ça n’a pas de poids</em> » explique-t-il. « <em>On vote toujours pour le moins pire, pas pour le meilleur</em> » regrette Jérémy, mais c’est pour lui l’unique moyen de « <em>limiter la casse</em> », comme il le répète par deux fois.</span></span></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #000000"><em>Léane (Bordeaux) : « C’est un vote difficile parce que j’ai voté à contrecœur »</em></span></strong></p>
</blockquote>
<div id="attachment_1028" style="width: 930px" class="wp-caption alignnone"><a style="color: #000000" href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/04/DSC_0152-e1492949773210.jpg"><img class="wp-image-1028 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/04/DSC_0152-1024x681.jpg" alt="DSC_0152" width="920" height="612" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #000000">Léane Delanchy (Bordeaux, Gironde)</span></p></div>
<p><span style="color: #000000">Léane Delanchy a 18 ans, est étudiante à Bordeaux et participe à sa première élection. <em>« Je voulais voter Hamon »</em> nous confie-t-elle. <em>« A cause des sondages »</em>  elle a préféré voter pour Jean-Luc Mélenchon même si elle ne se retrouve pas dans toutes ses idées notamment sur la politique étrangère :<em> « C’est un vote difficile parce que j’ai voté à contrecœur ».</em> Elle a <em>« misé sur Mélenchon »</em> dans l’optique de se retrouver avec quelqu&rsquo;un de plus proche de ses idées au second tour et car <em>« c&rsquo;est celui qui propose le plus en matière de droit pour les femmes »</em>.</span></p>
<h4><strong><em><span style="color: #000000">« Ce sont mes premières élections donc je n&rsquo;ai pas forcément beaucoup de recul »</span></em></strong></h4>
<p><span style="color: #000000">Malgré ce constat, elle juge cette campagne et ces élections <em>« assez basses »</em>, <em>« moyennes »</em> notamment <em>« à cause des affaires »</em>. L’élection présidentielle demeure pour elle une élection essentielle dans la vie politique française. Cependant, <em>« il ne faut pas compter sur une seule personne pour tout changer ! »</em>. Elle a particulièrement apprécié certaines idées mises en lumière ces derniers mois :<em> « Le revenu universel, je pense que tôt ou tard, de droite ou de gauche, on sera obligé d’y venir »</em>. A noter aussi, <em>« la transition écologique de Mélenchon car je crois que c’est vraiment important ».</em></span></p>
<h4><span style="color: #000000"><strong><em>« En France, tu ne peux pas jouer dans l’équipe de foot lorsque tu es mis en examen mais tu peux te présenter aux présidentielles ! »</em></strong></span></h4>
<p><span style="color: #000000">Le constat sur l’état de la politique dans notre pays est assez désabusé. Elle n’arrive pas à comprendre le maintien de certains candidats malgré des soupçons, surtout comparé à d’autre pays, notamment au nord de l’Europe. Léane nous confie qu’elle considère que le débat est trop sur la forme, très <em>« marketing »</em>. <em>« Quand on voit que la présidentielle se joue même sur Snapchat, je trouve que quand même on touche le fond ! »</em>. Cependant, elle se décrit comme <em>« vachement intéressée par la politique ! »</em> et se considère comme engagée politiquement même si non militante : <em>« Il n’y a personne qui me tienne vraiment à cœur… ».</em></span></p>
<h4><span style="color: #000000"><strong><em>« Remettre des sujets essentiels au centre des choses »</em></strong></span></h4>
<p><span style="color: #000000">Transition écologique, lutte contre la fraude fiscale, meilleure répartition des richesses <em>« pour offrir à tous un meilleur pouvoir d’achat et relancer l’économie »</em>, sont des points que Léane espère voir occuper le devant de la scène dans le futur et qui permettrait peut-être d’améliorer les choses. <em>« Il faudrait aussi interdire les sondages en période électorale »</em>. Effectivement peut-être que, comme elle, ils ont été nombreux dimanche à leur accorder une grande importance. Au point de changer l’issue du scrutin ?</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #000000"><em>Jean-Louis (Saint-Junien) : <em>« </em>Il n&rsquo;y a que Mélenchon qui peut vraiment changer les choses <em>»</em></em></span></strong></p>
</blockquote>
<div id="attachment_1034" style="width: 930px" class="wp-caption alignnone"><a style="color: #000000" href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/04/100_0885.jpg"><img class="wp-image-1034 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/04/100_0885-1024x768.jpg" alt="Jean-Louis, à Saint-Junien (87)" width="920" height="690" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #000000">Jean-Louis (Saint-Junien)</span></p></div>
<p><span style="color: #000000">Jean-Louis est retraité de l’éducation nationale, il retrouve le gymnase du lycée où il a enseigné pour aller voter. « <em>J’ai voté Mélenchon !</em> » répond-il avec enthousiasme à une question à peine posée. Sa femme gère le groupe de soutien local du candidat et le couple a milité pour le candidat de la France insoumise. Ce qu’il apprécie particulièrement chez Jean-Luc Mélenchon, c’est le projet d’Assemblée constituante. Il en est convaincu : la Vème République est désuète et il faut changer de Constitution. « <em>Le tirage au sort c’est une idée formidable</em> » avance-t-il à propos de la Constituante. « <em>Il faut replacer les citoyens et le peuple au cœur des décisions et de la vie politique</em> » propose-t-il pour revenir à une démocratie plus participative. Mais la fin de la Vème République est aussi évoquée par le candidat socialiste Benoît Hamon, avec qui il aurait fallu s’entendre selon l’ancien professeur de mathématiques. « <em>Hamon cristallise des voix qui feront défaut à Mélenchon</em> » affirme-t-il. Hamon aurait dû se retirer, d’autant plus que l’entente était possible : «<em> Sur les institutions, sur l’économie, et surtout sur l’écologie, il faut reconnaître que leurs programmes n’étaient pas très éloignés </em>».</span></p>
<h4><span style="color: #000000"><strong>« De Robert Hue à Alain Minc, c&rsquo;est une blague Macron ! »</strong></span></h4>
<p><span style="color: #000000">Avec Hamon, la victoire était assurée d’après Jean-Louis. Il pense que Mélenchon est le seul capable de battre Macron au second tour. « <em>Macron, c’est le candidat de l’oligarchie financière et des médias !</em> » résume-t-il après une série de critiques et de bons mots sur le candidat d’En Marche !, qui apparaît comme la cible principale des « insoumis ». « <em>Macron anti-système ? C’est au contraire le candidat du système !</em> ». Mais sur ce point, il précise tout de même que l’usage du terme « système » tout au long de la campagne s’est révélé un peu fatigant… Tout le monde est anti-système à sa manière, dans la mesure où chaque candidat veut changer les choses, ou du moins le fait croire. Sur la campagne en général justement, Jean-Louis trouve injustes les propos de nombreux éditorialistes qui trouvent cette campagne mauvaise, de bas niveau. Il considère que, malgré les affaires Fillon qui ont occulté un instant les questions de fond, le débat a existé et s’est même parfois montré intéressant. Sur la question européenne notamment, « <em>il y a eu un vrai débat de fond avec toutes les sensibilités européennes présentent</em> ». Ce sujet est d’ailleurs l’occasion pour lui de rappeler à ceux qui considèrent qu’il ne faut pas faire de référendum, que le débat en 2005 avait été étonnamment riche et sérieux, preuve que la vie politique et démocratique peut être animée et tirée vers le haut. Pour conclure, il regrette aussi les affirmations des journalistes qui considèrent que les citoyens ne s’intéressent plus à la politique, au contraire : « <em>Ils en ont marre certes, ils veulent que ça change, mais je crois qu&rsquo;ils sont toujours autant intéressés par le débat</em> ».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #000000">Hervé (Rochefort) : &laquo;&nbsp;Une campagne sans sondage&nbsp;&raquo;</span></strong></p>
</blockquote>
<p><span style="color: #000000"><a style="color: #000000" href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/04/18120397_662081894001925_536839630_o.jpg"><img class=" size-large wp-image-1037 aligncenter" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/04/18120397_662081894001925_536839630_o-768x1024.jpg" alt="18120397_662081894001925_536839630_o" width="768" height="1024" /></a></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000">Hervé Blanchet, maire Les Républicains de Rochefort (25 000 habitants) et conseiller régional d&rsquo;Aquitaine, s&rsquo;engage en politique en 2001 à l&rsquo;échelle locale. Lucide, il dresse un constat pessimiste quant à la condition futur des collectivités locales: &laquo;&nbsp;<em>La taxe d&rsquo;habitation est une ressource très importante pour ma ville, et même si Emmanuel Macron promet d&rsquo;apporter une compensation à cette perte de recette, on sait par expérience que souvent, ce type de promesse n&rsquo;est pas tenue </em>», et poursuit : &laquo;&nbsp;<em>nous avons conscience que quelque soit le candidat qui gagnerait l&rsquo;élection, il risque d&rsquo;y avoir une continuité dans la politique de baisse de la DGF (dotation globale de fonctionnement) issu de l&rsquo;état, déjà réduite de manière importante depuis 2014 </em>». Une perte d&rsquo;environ 4,5 millions d&rsquo;euros pour la ville de Rochefort depuis 2014, pour un budget de 60 millions d&rsquo;euros par an.</span></p>
<p><span style="color: #000000">Interrogé à propos du rôle des médias et des sondages dans l&rsquo;élection présidentielle, Hervé Blanchet répond sans hésiter : &laquo;&nbsp;<em>Moi je rêve d&rsquo;une campagne sans sondage </em>». En effet selon lui, &laquo;&nbsp;<em>les sondages sont inexacts et influencent le vote de certains électeurs </em>». Sur les journalistes en particulier, M. Blanchet raisonne lucidement : &laquo;&nbsp;<em>Des journaux sont très ciblés, et ont leur dominance politique : </em>Le Figaro<em>, </em>L&rsquo;Humanité<em>, </em>Le Monde<em>. On sait à quoi s&rsquo;attendre lorsque l&rsquo;on lit les articles de ces journaux </em>». Il poursuit au niveau local: &laquo;&nbsp;<em>Au niveau local, parfois, il y&rsquo;a des articles très réussis et neutres, et d&rsquo;autres qui ne le sont pas forcément&#8230; Chaque journaliste a sa déontologie, certains se comportant toujours très bien et d&rsquo;autres de manière</em> border line »<em>. </em></span></p>
<h4><strong><span style="color: #000000">&laquo;&nbsp;Je me suis bien gardé d&rsquo;allé distribuer des tracts sur le marché&nbsp;&raquo;</span></strong></h4>
<p><span style="color: #000000">Maire Républicain, Hervé Blanchet votera François Fillon, conformément à son parrainage et à sa famille politique. Cependant, il se dit &laquo;&nbsp;<em>désarçonné</em>&nbsp;&raquo; par le Penelope Gate, et n&rsquo;a &laquo;&nbsp;<em>pas apprécié les propos de M.Fillon par rapport à sa mise en examen. Cela a fait beaucoup de mal à la parole politique </em>». Il témoigne s&rsquo;être &laquo;&nbsp;<em>beaucoup moins impliqué que les autres élections </em>», et s&rsquo;être &laquo;&nbsp;<em>bien gardé d&rsquo;allé distribuer des tracts sur le marché </em>». Cependant, Hervé Blanchet réitère son soutien à François Fillon : &laquo;&nbsp;<em>Moi je vote François Fillon. Je fais passer le programme avant l&rsquo;homme. Je l&rsquo;avais rencontré avant les élections, bien avant les primaires. J&rsquo;étais pour Alain Juppé, mais lorsque la primaire a donné comme vainqueur François Fillon, j&rsquo;ai été le premier à dire tous derrière François Fillon </em>». Il défend ainsi le programme du candidat de la droite et du centre : &laquo;&nbsp;<em>Je pense que son programme est le plus adapté pour notre pays. De toute façon le président ne gouverne pas seul, il a un gouvernement, une majorité </em>», mais malgré tout : &laquo;&nbsp;<em>Je suis avocat, donc je respecte la présomption d&rsquo;innocence, en revanche dire au 20 heure que si il est mis en examen il arrêtera mais que finalement il n&rsquo;arrête pas, ça je n&rsquo;ai pas apprécié </em>».</span></p>
<p><span style="color: #000000">Sur son rapport au citoyen, Hervé Blanchet déplore &laquo;&nbsp;<em>un amalgame entre les politiques locaux et les politiques d&rsquo;envergure national </em>». A propos des affaires et autre frasque politicienne, le maire déclare : &laquo;&nbsp;<em>Cela nous fait mal, mais je pense que les gens se rendent compte de l&rsquo;action des élus locaux. Les gens aiment leur maire, savent qui il est. C&rsquo;est très important pour moi d&rsquo;avoir une emprise très locale </em>». Il met également en évidence le rôle complexe des maires : &laquo;&nbsp;<em>Les gens ont tendance à oublier leur devoir et pensent n&rsquo;avoir que des droits. On ne peut pas dire oui à tout, certaine choses peuvent se faire, d&rsquo;autre non. Nous, on doit raisonner avec l&rsquo;intérêt général, alors que beaucoup voient leur intérêt privé plutôt que général. C&rsquo;est parfois difficile à faire admettre </em>».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4></h4>
<blockquote><p><strong>Edwina (Goussainville) : « <em>Il faut davantage favoriser le mérite et le travail »</em></strong></p></blockquote>
<div id="attachment_1050" style="width: 930px" class="wp-caption alignnone"><a style="color: #000000" href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/04/Edwina-Manika.jpg"><img class="size-large wp-image-1050" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/04/Edwina-Manika-1024x958.jpg" alt="Edwina Manika responsable des Jeunes LR du Val d'Oise" width="920" height="861" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #000000">Edwina Manika, Goussainville (Val d&rsquo;Oise)</span></p></div>
<p><span style="color: #000000">Edwina Manika, 28 ans, est ingénieure biomédical dans un laboratoire spécialisé en cardiologie le jour, responsable des jeunes LR du Val d’Oise, la nuit. Cette sarkozyste convaincue est conseillère municipale dans l’opposition au sein de la commune de Goussainville (95).</span></p>
<p><span style="color: #000000">Malgré le tumulte de la campagne, elle tient à respecter la discipline de parti d’unité des Républicains : <em>« Nous avons chacun notre écurie, mais nous sommes une équipe. Je me suis dit qu’on se devait d’aller dans chaque meeting en région parisienne, pour soutenir le gagnant de la primaire. Nous sommes une armée, une force de guerre. » </em></span></p>
<h4><em><span style="color: #000000"><strong>&laquo;&nbsp;Nous n’étions pas bien accueillis sur les marchés&nbsp;&raquo;</strong></span></em></h4>
<p><span style="color: #000000">Car oui, l’élection présidentielle ressemblait davantage à une campagne militaire pour certains candidats. Englué dans une affaire de détournement de fonds public, le candidat LR François Fillon a donné du fil à retordre aux élues de terrain comme Edwina : <em>« Entre janvier et février, on n’était pas bien accueilli sur les marchés. J’ai ressenti de la déception et comme tout le monde, j’ai douté. C’était une période trouble. Les soutiens s’en allaient un par un. Les militants de ma commune n’avaient plus envie. Je trouvais que les médias s’acharnaient sur François Fillon. Un plan B ? Cela aurait été un manque de respect envers les citoyens, qui avaient déjà payé pour cette primaire. J’ai tenu bon. C’est dans ces moments qu’il faut être courageuse.»</em></span></p>
<h4><em><span style="color: #000000"><strong>&laquo;&nbsp;Je suis pour une immigration contrôlée. Moi qui suis d’origine indienne, je n’ai pas de gêne à le dire.&nbsp;&raquo;</strong></span></em></h4>
<p><span style="color: #000000">Si les affaires ont déstabilisé le camp LR, le programme de l’ancien Premier ministre reste un socle indéfectible auquel s’accroche l’élue : <em>« Pour moi le travail c’est la base de tout ! Je suis favorable à la suppression des 35h comme le propose François Fillon, cela créera de la compétitivité. Je suis pour une immigration contrôlée. Moi qui suis d’origine indienne, je n’ai pas de gêne à le dire. Beaucoup viennent en France pour le système généreux proposé chez nous. Il faut davantage favoriser le mérite et le travail. »</em></span></p>
<p><span style="color: #000000">« Travailler plus pour gagner plus » a longtemps été le credo d’Edwina. Elle est séduite à 15 ans par les propos tranchants de l’ambitieux ministre de l’Intérieur de l’époque : Nicolas Sarkozy : <em>« Je vivais près des cités en Seine St Denis à Épinay-sur-Seine. Pourtant, je ne me suis jamais senti visée quand Nicolas Sarkozy a voulu passer les banlieues au kärcher. Ce n’est pas le quartier qui définit ton parcours. Les jeunes de quartiers se mettent eux-même des barrières. Quand on veut, on a toujours les moyens de s’en sortir.»</em></span></p>
<h4><em><span style="color: #000000"><strong>&laquo;&nbsp;Je suis prête à appeler à voter contre le FN&nbsp;&raquo;</strong></span></em></h4>
<p><span style="color: #000000">Edwina ne croit plus aux sondages. 2016 l’a convaincu de continuer à y croire, quitte à être à contre-courant. Elle se dit toutefois lucide sur l’enjeu des évènements : <em>« Je suis prête à appeler à voter contre le FN. On ne va pas jouer le ni-ni pour le coup. Ce n’est pas une élection cantonale ».</em> Car si la conseillère municipale soutien son champion, elle garde à l’esprit l’élection législative prévue en juin prochain. Scrutin primordial qui donnera ou retirera une majorité parlementaire, nécessaire pour gouverner au futur chef de l’État : <strong><em>« </em></strong><em>Nous prévoyons cinq  semaines de campagne intensives avec des opérations coups de poing, en ciblant des lycées du Val d’Oise. Car même si Emmanuel Macron est élu président, nous les LR avons pour force d’être très bien implanté au sein de notre territoire, contrairement à lui. »</em></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000"><strong> </strong></span></p>
<blockquote><p><strong>Hicham (Les Mureaux) : &laquo;&nbsp;Aucun candidat n&rsquo;est là pour rattraper l&rsquo;autre&nbsp;&raquo;</strong></p></blockquote>
<div id="attachment_1052" style="width: 930px" class="wp-caption alignnone"><a style="color: #000000" href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/04/Photo-rl.jpg"><img class="size-large wp-image-1052" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/04/Photo-rl-1024x576.jpg" alt="Hicham et son fils" width="920" height="518" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #000000">Hicham et son fils, Les Mureaux (78)</span></p></div>
<p><span style="color: #000000">Lui, c’est Hicham. Un citoyen qui, comme une partie des français, est dégoûté de la politique. « <em>Aucun candidat n’est là pour rattraper l’autre</em> », confie-t-il sur un ton déçu. Pourtant, c’est dans la matinée qu’on le retrouve au bureau de vote pour réaliser ce qu’il appelle son devoir : « A<em>ujourd’hui je suis venu pour remplir mon devoir : il y a des gens qui sont morts pour avoir le droit de vote. La moindre des choses c’est de leur rendre hommage en votant </em>», explique-t-il avant de compléter « <em>mais après, je ne suis pas venu pour voter par conviction en espérant que les choses vont changer, car je sais que les choses ne changeront pas</em> ».</span></p>
<h4><span style="color: #000000"><strong>Un dégoût de la politique</strong></span></h4>
<p><span style="color: #000000">Ce dégoût trouve ses sources dans les actions non conformes aux promesses tenues par les élus. Les politiques engagées par les anciens présidents de la République, notamment celles controversés durant le mandat de François Hollande, n’ont pas aidé à rétablir le goût de la politique chez ces français. L’image donnée est claire : les candidats aux élections présidentielles n’ont rien à amener de nouveau. Ils seraient le fruit d’un système corrompu, donc ils travailleraient nécessairement pour ce système. Hicham explique que pour lui, les élus s’engagent dans la vie politique pour chercher des profits personnels. « <em>La politique n’a pas une place importante dans ma vie parce que, quoique l’on fasse, on ne fera que subir. Malgré le choix qu’on peut faire en choisissant un homme politique, il fera ce qu’il a envie de faire par la suite ; on voit toutes les promesses qui ont été faites et qui n’ont pas été tenues, ou des choses qui ont été faites et qui n’étaient pas du tout annoncées</em> » argumente-t-il. « <em>A partir de là on ne peut plus croire personne</em> », conclue-t-il.</span></p>
<h4><span style="color: #000000"><strong>Des élections essentielles</strong></span></h4>
<p><span style="color: #000000">Les élections présidentielles de 2017 ont pourtant été grandement suivi, et Hicham ne cache pas avoir, lui aussi, suivi le déroulement des campagnes, du moins à travers les débats télévisés. Il me précise que, malgré tout, les élections 2017 sont essentielles, et ce surtout sur le plan international : « <em>V</em><em>u ce qui est en train de se passer dans le monde, il va effectivement falloir quelqu’un qui puisse prendre de bonnes décisions parce que là, ça commence à craindre !</em> » me dit-il suivi d’un rire. Cette peur s’entend dans beaucoup de voix. Il n’est pas le seul à comprendre que les élections de 2017 en France ont un rôle important à jouer dans le déroulement des choses dans le monde. De la même manière que les élections présidentielles américaines ont été grandement suivies à travers le monde, les élections françaises ont, elles aussi, intéressés les citoyens des pays étrangers. De nombreuses personnalités du monde entier ont montré leur soutien ou se sont intéressées de près ou de loin à certains candidats à la présidence.</span></p>
<h4><span style="color: #000000"><strong>Pour qui voter lorsqu&rsquo;on est dégoûté de la politique ?</strong></span></h4>
<p><span style="color: #000000">Elire un(e) président(e) dans ce contexte est primordial. Donc, voter est plus que nécessaire, selon Hicham. Ce n’est pas totalement l’argument du vote utile qu’il met en avant, puisqu’il ne s’agissait pas selon lui de voter pour un candidat qui fait un bon score contre un autre. Il s’agit en réalité de voter pour le candidat qui propose les moins pires idées. D’ailleurs, son choix s’est quasiment fait par élimination. « <em>Dans l’isoloir, je n’irais pas jusqu’à dire que j’ai fait « plouf-plouf » mais c’était presque ça. J’ai en tout cas éliminé de mes choix ceux que je ne voulais absolument pas voir au pouvoir, et j’ai voté par dépit. </em>» Voter pour le « moins pire ». Un vote amer qui aurait pu être contré par le vote blanc s’il avait été pris en compte. C’est en tout cas ce que pense Hicham quand je lui demande pourquoi ne pas voter blanc : « <em>Le vote blanc est inutile. Autant voter pour un petit candidat, ce qui revient presque au même, car ça va réduire le pourcentage de chance de ceux qu’on n’a pas forcément envie de voir au pouvoir.</em> » Une position qui aurait pu être totalement différente si le vote blanc était pris en compte dans notre mode d’élection : « <em>par contre si le vote blanc avait été pris en compte, je pense qu’il y aurait beaucoup de monde qui iraient voter et que ca aurait été une bonne alternative pour ceux qui ne veulent aucun des candidats proposés.</em> »</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote>
<p style="text-align: center"><span style="color: #000000"><em><strong>Georges (Brignais) : &laquo;&nbsp;Ils servent leurs propres intérêts&nbsp;&raquo;</strong></em></span></p>
</blockquote>
<div id="attachment_1044" style="width: 930px" class="wp-caption alignnone"><a style="color: #000000" href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/04/DSCF3521-2.jpg"><img class="wp-image-1044 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/04/DSCF3521-2-1024x768.jpg" alt="DSCF3521 (2)" width="920" height="690" /></a><p class="wp-caption-text">Georges (Brignais)</p></div>
<p><span style="color: #000000">Georges, retraité, ancien artisan boucher vivant dans le Rhône, a glissé le nom de François Fillon dans l’urne, « <em>parce que je suis à droite depuis toujours</em> » affirme-t-il. Mais ce n’est pas sans méfiance, concède-t-il : « <em>Tous autant qu’ils sont, ils pensent qu’à eux. Faut pas rêver</em> ».</span></p>
<h4><span style="color: #000000"><strong>« Tous autant qu’ils sont, la droite, la gauche, tous, ils ne valent pas plus cher les uns que les autres, parce qu’ils sont au pouvoir, ils pensent d’abord à eux avant de penser à nous. »</strong></span></h4>
<p><span style="color: #000000">Voilà le constat désabusé que fait Georges en ce jour d’élections. « <em>J’estime que tout homme politique, un an après avoir quitté la vie politique, il devrait redevenir comme nous : hommes citoyens comme tout le monde</em> » déclare-t-il, espérant que cela réduirait les intérêts personnels des candidats. De plus, « <em>les Sénateurs, il faudrait en supprimer la moitié, mais il n’y en a pas un qui le dit, parce que c’est tous des copains</em> ». Il s’attaque également à Emmanuel Macron, estimant que « <em>tous ceux qui sont autour de lui, ils sont venus le soutenir pour avoir des places, après</em> ».</span></p>
<h4><span style="color: #000000"><strong>« Franchement la classe moyenne comme nous, au milieu, on est imposés de partout »</strong></span></h4>
<p><span style="color: #000000">Avec son vote, Georges espère d’abord exprimer le mécontentement de la classe moyenne : « <em>Moi j’ai travaillé toute ma vie, en faisant 70 heures par semaine, je ne suis pas fortuné, mais j’ai travaillé pour pouvoir vivre à la retraite </em>». Il existe pour lui une injustice profonde, car les vrais riches « <em>ont tous des combines pour ne pas payer d’impôts</em> ».</span></p>
<p><span style="color: #000000">Il souligne également un fort décalage entre les dépenses de l’Etat et celles qu’il faisait difficilement pour faire vivre son commerce : « <em>Vous mettez votre maison en jeu, vous mettez tout ce que vous possédez en jeu pour pouvoir arriver à faire ce que vous voulez. Si vous n’y arrivez pas, on vous prend ce que vous avez fait. L’homme politique, lui, il vient, c’est pas son argent, il n’est pas traité comme nous. Quand c’est pas votre argent vous faites ce que vous voulez ! Quand vous le transpirez tous les matins en vous levant, vous ne le jetez pas par les fenêtres.</em> »</span></p>
<h4><span style="color: #000000"><strong>« <em>J’ai toujours voté. Là j’étais dans le midi, je me suis déplacé pour venir voter.</em> »</strong></span></h4>
<p><span style="color: #000000">Malgré tout, pour Georges, « <em>c’est important, il faut voter, parce que c’est nous qui jouons.</em> » Il fustige les abstentionnistes : « <em>Ceux qui ne votent pas, qu’ils se taisent après.</em> ». Il regrette la bassesse du débat politique, vide d’idées : « <em>Ils se critiquent, c’est tout ce qu’ils font, ils se critiquent mutuellement !</em> ». Il pense que « <em>l’actualité, elle fait plus de mal qu’autre chose</em> ». Les affaires Fillon, par exemple, sont la preuve d’une absence de fond : «<em> On veut démonter quelqu’un, on le démonte en faisant ressortir des trucs qui ont vingt ans ; c’est ça la politique </em>».</span></p>
<p><span style="color: #000000">« <em>Ça sert à rien de se battre, l’essentiel c’est qu’ils se réunissent tous</em> » déclare finalement Georges. Et d’ajouter, sur un ton quelque peu rêveur : «<em> Ils devraient s’unir et gouverner ensemble</em> ».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: right"><span style="color: #000000">Article rédigé par Matthieu Slisse, Estelle Ndjandjo, Louis Faurent, Mariette Munier, Mohammed Azzaoui, Martin Hortin, Vianney Savatier et Anaëlle Véricel.</span></p>
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		<title>Népal : le courage d&#8217;une jeunesse dans un pays dévasté</title>
		<link>http://grandsformats.radio-londres.fr/2016/09/20/nepal-jeunesse/</link>
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		<pubDate>Tue, 20 Sep 2016 13:21:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Fageot et Lucas Scaltritti]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Humanitaire]]></category>
		<category><![CDATA[Jeunesse]]></category>
		<category><![CDATA[Népal]]></category>
		<category><![CDATA[portrait]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>&#160; Connaissez-vous vraiment le Népal ? Il n&#8217;y a que des bouddhistes perchés sur l&#8217;Himalaya ? Eh non. Concrètement, c&#8217;est une histoire complexe et une république qui peine à s&#8217;affirmer. En France, la vie semble dure, mais comment vit-on à 25 ans dans un pays aussi instable que le Népal ? Chirag, 24 ans, a la réponse. Portrait. [&#8230;]</p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>Connaissez-vous vraiment le Népal ? Il n&rsquo;y a que des bouddhistes perchés sur l&rsquo;Himalaya ? Eh non. Concrètement, c&rsquo;est une histoire complexe et une république qui peine à s&rsquo;affirmer. En France, la vie semble dure, mais comment vit-on à 25 ans dans un pays aussi instable que le Népal ? Chirag, 24 ans, a la réponse. Portrait.</p>
<p>Mais juste avant, afin de pallier le silence médiatique et historique sur le Népal, reposons les bases.</p>
<p><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2016/09/histoire-nepal.jpg"><img class="aligncenter wp-image-611 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2016/09/histoire-nepal-674x1024.jpg" alt="histoire-nepal" width="674" height="1024" /></a></p>
<blockquote><p>PNC aux portes, armement des toboggans, vérification de la porte opposée</p></blockquote>
<p><iframe width="920" height="518" src="https://www.youtube.com/embed/D-kEqKmfuLA?feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p>Chirag, s&rsquo;il n&rsquo;a pas été choisi par hasard, est un homme à l&rsquo;histoire tourmentée. Son père décède donc alors qu&rsquo;il n&rsquo;a que deux ans. Sa mère le descend de son petit village natal jusqu&rsquo;à Katmandou, pour le confier à une association française. Fondée en 1993 par Hélène Boyer-Julien, Médic Népal soutient et accompagne des enfants jusqu&rsquo;à leur insertion professionnelle. Ce qu&rsquo;elle fit pour le tout jeune Chirag.</p>
<p>Impossible de le savoir sur le coup, mais sa vie, bien mal commencée en dépit de son appartenance à une caste élevée, va prendre un tout autre tournant. À ce moment là, sa mère ne lui offre pas la survie, elle lui offre une vie que peu de jeunes Népalais ont la chance d&rsquo;avoir.</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, nous avons en face de nous un jeune homme qui est instituteur. Il officie à la Asmita English School, établissement où il y a quelques années, il était à la place de ses élèves. Entre temps, celui dont le prénom rappelle fortement le cinquième Président de la Ve République française, a décroché un bachelor de comptabilité en Inde. Il était alors <em>« assez grand pour être autonome et commencer à travailler »</em>, confie-t-il.</p>
<div id="attachment_612" style="width: 930px" class="wp-caption alignnone"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2016/09/Chirag.jpg"><img class="wp-image-612 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2016/09/Chirag-1024x768.jpg" alt="Chirag tout sourire entre deux cours. © Mathieu Fageot" width="920" height="690" /></a><p class="wp-caption-text">Chirag, tout sourire entre deux cours. © Mathieu Fageot</p></div>
<p>Malgré le sourire qu&rsquo;il arbore sans cesse, Chirag vit encore des moments difficiles. Suite au décès de sa mère et en signe de deuil, le jeune homme a les cheveux courts. Trente jours qu&rsquo;elle n&rsquo;est plus. Il conserve néanmoins dans un coin de sa tête son ambition initiale : devenir expert comptable. Pourtant aujourd&rsquo;hui, nous avons affaire à un guide touristique. Nous le suivons dans le dédale des rues de Patan, totalement émerveillés par le cœur historique de cette ville au sud de la capitale. Chirag, d&rsquo;une immense gentillesse, prend le temps pour nous montrer tous les incontournables de la cité, mais pas que. Grâce à lui, nous quittons les sentiers touristiques pour découvrir des perles. Il nous fait pénétrer dans des habitations qui nous dévoilent dans leurs cours intérieures des temples « privés ». Insoupçonnable de l&rsquo;extérieur. Les rues minuscules, sales et malodorantes recèlent bien des trésors. D&rsquo;un coup, sans prévenir, la gifle. La boue, les mendiants et le bruit des odeurs.</p>
<p>Cette atmosphère fait tristement écho à la misère architecturale que connaît le Durbar square, le centre historique de Patan. Les monuments datant du XVIIe siècle n&rsquo;ont pas fait dans l&rsquo;originalité en mai dernier et furent, eux aussi, submergés par le séisme. Temples détruits. Colonnes et statues devenues de simples tas de gravats. D&rsquo;ailleurs, presque une dizaine de victimes ont été à déplorer sur ce site. Chirag, lui, fut épargné. <em>« Je me rendais sur mon lieu de travail en scooter, je me suis arrêté. »</em> Il se souvient également, ému : <em>« Mon scooter est tombé, et là, j&rsquo;ai vu tout le monde autour de moi qui fuyait, ils étaient tous apeurés. »</em> Mais le plus dur était à venir. Et pour cause, il lui était impossible de dormir sous son propre toit, sa maison risquant de s&rsquo;effondrer. Pendant plus d&rsquo;une semaine, en période où les moustiques pullulent, il dut se résoudre à quitter son domicile pour des bus, des camps militaires, mais aussi la rue.</p>
<div id="attachment_613" style="width: 930px" class="wp-caption alignnone"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2016/09/Patant-Durbar-Square.jpg"><img class="wp-image-613 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2016/09/Patant-Durbar-Square-1024x768.jpg" alt="Les monuments historiques du Durbar Square de Patan sont classés au Patrimoine mondial de l'UNESCO. © Lucas Scaltritti" width="920" height="690" /></a><p class="wp-caption-text">Les monuments historiques du Durbar Square de Patan sont classés au Patrimoine mondial de l&rsquo;UNESCO. © Lucas Scaltritti</p></div>
<p>Les coups durs successifs, cette mer déchaînée qu&rsquo;est le quotidien et l&rsquo;urgence humanitaire qu&rsquo;a connu le Népal pourraient éveiller en la jeunesse certaines velléités politiques ; et pourtant. C&rsquo;est la résignation qui semble dominer. Celle-ci est commune à quasiment toutes les générations. La guerre civile, qui a fait tomber la monarchie, nous semblait pourtant bénéfique, or Chirag est très clair : <em>« Le passage à la République doit être vu comme une bonne chose, certes, mais le changement n&rsquo;est pas du tout celui qu&rsquo;il aurait dû être. C&rsquo;est encore insuffisant. »</em> Constat similaire pour un chauffeur de taxi. Entre une dizaine de coups de klaxon et une bonne quinzaine d&rsquo;accidents évités, il nous assure que, au Népal, tout est basé sur la corruption. En passant devant le quartier général de l&rsquo;armée, il va même jusqu&rsquo;à nous murmurer que c&rsquo;est le <em>« quartier général de la corruption. »</em> Au moins, c&rsquo;est clair.</p>
<blockquote><p>« Ici, nous vivons pour nous, grâce à nous et on se fout de la politique. »</p></blockquote>
<p>Sur le plan politique, bien que présente, la France se fait relativement discrète. Yves Carmona, l&rsquo;ambassadeur de France au Népal, nous explique que c&rsquo;est un choix délibéré. Paris, qui possède tout de même le troisième réseau diplomatique mondial, a sciemment laissé agir les Nations Unies dans l&rsquo;évolution politique népalaise et dans le processus de paix, encore inachevé aujourd&rsquo;hui. Pragmatique, Monsieur Carmona insiste : <em>« Il est très difficile d&rsquo;interférer avec la politique intérieure ici et nous nous en gardons. »</em></p>
<p>Chirag, à l&rsquo;instar de la diplomatie hexagonale, se garde bien de participer à la politique intérieure. <em>« Ici, nous vivons pour nous, grâce à nous et on se fout de la politique. »</em> Le jeune instituteur affirme que s&rsquo;intéresser à la politique n&rsquo;est qu&rsquo;une perte de temps. Il nous rappelle au passage qu&rsquo;il y a bien une constitution, mais qu&rsquo;elle est trop frêle. <em>« 70% de la population népalaise est en faveur de la constitution, seule la région du Terai – au sud du pays, à la frontière avec l&rsquo;Inde – la conteste »</em>, analyse-t-il. Le problème, c&rsquo;est que l&rsquo;Inde souhaite qu&rsquo;elle soit revisitée&#8230; Elle le sera donc sûrement. Chirag déplore que <em>« les grands pays brutalisent les petits ».</em></p>
<p>À la question, <em>« est-ce réellement éprouvant de vivre dans un pays instable politiquement ? »</em>, le <em>« oui »</em> est catégorique. Pour lui, le plus désolant, c&rsquo;est que les lois sont éphémères. <em>« Celles d&rsquo;aujourd&rsquo;hui changeront demain, et celles de demain tomberont après demain. C&rsquo;est usant. »</em> Naufrage incessant des législations.</p>
<p>La fatigue est malheureusement un mot qui revient assez fréquemment. C&rsquo;est par ce terme que Chirag caractérise le blocus. Pendant cinq mois, les prix ont subi un raz-de-marée. Chirag payait dix fois plus cher qu&rsquo;à son habitude, par exemple 700 roupies le litre d&rsquo;essence (presque six euros). C&rsquo;est, selon lui, une raison de plus de ne pas croire en la politique. Confrontés à une telle réalité, une réalité si crue, on ne peut pas s&rsquo;étonner de ce raisonnement.</p>
<blockquote><p>« J&rsquo;aimerais être un businessman. »</p></blockquote>
<p>Pour notre guide d&rsquo;un jour, la résignation politique n&rsquo;est pas synonyme d&rsquo;un avenir morose, bien au contraire. <em>« J&rsquo;aimerais être un businessman »</em>, nous lâche-t-il, le regard chargé de détermination. Il a pour projet d&rsquo;exporter des produits népalais à l&rsquo;étranger.</p>
<p>L&rsquo;étranger revient d&rsquo;ailleurs assez fréquemment dans la conversation. Rêve de voyager en Europe et ambition de travailler en Occident. Pourquoi ? <em>« Car le Népal, c&rsquo;est un endroit où l&rsquo;on vit sereinement et en sécurité, mais en comparaison avec ce que l&rsquo;on gagne et les niveaux de vie des gens, ce n&rsquo;est pas le pays idéal. »</em> Sur ce constat, la visite de Patan se termine.</p>
<div id="attachment_614" style="width: 930px" class="wp-caption alignnone"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2016/09/Stupa.jpg"><img class="wp-image-614 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2016/09/Stupa-1024x768.jpg" alt="Effectivement, au Népal, on vit plutôt sereinement. © Lucas Scaltritti" width="920" height="690" /></a><p class="wp-caption-text">Effectivement, au Népal, on vit plutôt sereinement. © Lucas Scaltritti</p></div>
<p>Avant de se quitter, le jeune enseignant nous confie également qu&rsquo;il a l&rsquo;intention de louer son appartement pour quelques dollars à des étrangers qui ne souhaiteraient pas rester dans des hôtels. Se demandant si cela est réalisable, nous lui apprenons le concept de Airbnb. Il sent déjà les dollars arriver. Plein d&rsquo;idées et d&rsquo;envies, ce futur homme d&rsquo;affaires.</p>
<p>Et même si pour Chirag, il est trop tard pour réaliser sa scolarité en France, certains Népalais pourront peut-être en avoir la chance. L&rsquo;ambassade de France finance de temps en temps des bourses. D&rsquo;ailleurs, certains bénéficiaires se trouvent peut-être en ce moment même dans la cour de la Asmita English School. Allez savoir.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><iframe width="920" height="518" src="https://www.youtube.com/embed/Wg90cQvRxho?feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p style="text-align: right;">Mathieu Fageot et Lucas Scaltritti</p>
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