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	<title>Radio Londres &#187; rentrée</title>
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	<description>Un coup de jeune sur l&#039;info</description>
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		<title>Université d&#8217;été du PS : rentrée mouvementée mais déterminée</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Sep 2015 10:37:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Magat]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>C&rsquo;est LE rendez-vous des socialistes : l&rsquo;université d&rsquo;été à La Rochelle. Sur trois jours, des conférences et ateliers sont organisés autour de différents thèmes. Cette année, ce sont surtout les élections régionales et la COP 21 qui ont attiré l&rsquo;attention. Ambiance et portraits de militants à l&rsquo;occasion de cette rentrée politique.</p>
<p><span id="more-315"></span></p>
<hr />
<p align="justify">C&rsquo;est dans un contexte difficile que l&rsquo;université d&rsquo;été du Parti Socialiste s&rsquo;est ouverte vendredi 28 août : la veille, les frondeurs se réunissaient à Marennes, Emmanuel Macron tenait des propos largement commentés sur le droit du travail (et notamment les 35 heures), EELV se déchire… Bref, le climat n&rsquo;est pas des plus sereins pour entamer cette université. D&rsquo;ailleurs, on aurait presque eu l&rsquo;impression de se croire à l&rsquo;université des écologistes tant ils ont occupé le devant de la scène. Il faut dire que deux démissions coup sur coup des présidents du groupe écologiste à l&rsquo;Assemblée nationale et au Sénat ce n&rsquo;est pas rien. « C&rsquo;est un évènement majeur », a commenté Jean-Christophe Cambadélis à l&rsquo;occasion de la conférence de presse d&rsquo;ouverture. Il aura d&rsquo;ailleurs été question d&rsquo;avantage des Verts et d&rsquo;Emmanuel Macron que de l&rsquo;université lors de cette conférence de presse. C&rsquo;est cette fragmentation que regrette le premier secrétaire général du PS : « Cette fragmentation de la gauche prend des dimensions paroxysmiques chez les écologistes. »</p>
<p align="justify">Et à voir les journalistes massés à attendre Emmanuel Cosse, on comprend mieux la déclaration de Jean-Christophe Cambadélis. La secrétaire nationale d&rsquo;Europe Écologie Les Verts était sans nul doute la plus attendue. Venue pour parler de la COP 21, impossible quasiment de ne pas commenter les décisions de François de Rugy et Jean-Vincent Placé de démissionner et quitter le navire vert. « Ils ont choisi des aventures personnelles au moment où l&rsquo;intérêt collectif aurait dû primer. » La gauche semble ainsi divisée depuis l&rsquo;extérieur. Ce n&rsquo;est pourtant pas le point de vue des militants que nous avons rencontré.</p>
<div id="attachment_320" style="width: 930px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/09/DSC_0038.jpg"><img class="wp-image-320 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/09/DSC_0038-1024x576.jpg" alt="EELV a profité de la médiatisation de l'Université d'été du PS pour se mettre en avant." width="920" height="518" /></a><p class="wp-caption-text">EELV a profité de la médiatisation de l&rsquo;Université d&rsquo;été du PS pour se mettre en avant.</p></div>
<p align="justify"><strong>La gauche se doit d&rsquo;être forte</strong></p>
<p align="justify">À en croire Hedi Majri, militant depuis 1981, « le PS a encore la capacité de se rassembler. Ce ne sont pas des divisions qui règnent au sein du parti mais plutôt des courants. Ce que nous attendons surtout, c&rsquo;est une impulsion créative, pour les régionales et pour la suite également. » Ce professeur de philosophie souhaite également que le parti se mette en avant et montre aux citoyens qu&rsquo;il est en mesure de les rassembler. « Pour cela, nous pouvons compter sur nos partenaires, les autres partis, aussi bien EELV que les Radicaux de gauche ou le MRC (Mouvement Républicain et Citoyen) et j&rsquo;en passe. Ils devraient tous être alliés avec le parti socialiste et le gouvernement, ils ont passé un contrat avec eux en 2012 pour qu&rsquo;ils nous soutiennent. Nous, on a accepté de travailler avec eux dès le début. Maintenant, ce sont eux qui sont en train de partir et de se diviser chez eux. Emmanuelle Cosse reste une alliée et pour moi qui suis Cannois (de Cannes), c&rsquo;est important d&rsquo;être associé avec eux. Nous le sommes d&rsquo;ailleurs dans les Alpes-Maritimes pour les élections régionales afin de lutter contre la montée du Front National. »</p>
<div id="attachment_324" style="width: 586px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/09/DSC_0090.jpg"><img class="wp-image-324 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/09/DSC_0090-576x1024.jpg" alt="Hedi Majri estime que la gauche se doit d'être forte, afin de lutter contre le FN." width="576" height="1024" /></a><p class="wp-caption-text">Hedi Majri estime que la gauche se doit d&rsquo;être forte, afin de lutter contre le FN.</p></div>
<p align="justify">Cet avis, Sylviane et Gilles Raby le partagent. Militants depuis une dizaine d&rsquo;année pour la première et depuis près de trente ans pour le second, lorsqu&rsquo;on leur demande s&rsquo;ils trouvent que le parti est divisé ils répondent : « Non, moi je trouve pas tant que ça. Je trouve que c&rsquo;est surtout les médias qui racontent ça. Oui, c&rsquo;est divisé mais très peu. On a vécu la période des courants et c&rsquo;était pire. Là il y a des discussions au sein de la gauche en général et du PS en particulier mais c&rsquo;est très sain. Ça nous paraît normal qu&rsquo;il y ait des courants aussi. Ici les choses ont été clarifiées en ce qui concerne les propos d&rsquo;Emmanuel Macron sur les 35 heures. Si c&rsquo;était une remise en cause des 35 heures, la réponse est non. Je ne pense pas que ce soit le discours qu&rsquo;il ait tenu. C&rsquo;était une vision différente de la valeur travail et là, effectivement, on a un débat à avoir. Il faut essayer aussi son système, les autres n&rsquo;ayant pas fonctionné. Après, entre nous deux, nous n&rsquo;avons pas de divergences mais dans notre famille, ça nous arrive d&rsquo;avoir des points de vue différents, une vision différente de la gauche oui. » Quant au sujet d&rsquo;EELV, à peine le temps de demander si EELV à sa place avec le PS que la réponse est déjà tranchée : « Oui ! Clairement oui, il faut qu&rsquo;ils clarifient juste un peu leur position. Chez eux aussi il y a des tendances, mais ils vont clarifier leur position notamment pour les régionales. On a assisté à un atelier pour les régionales où les Verts disaient qu&rsquo;ils travaillaient pour ça. Pour le second tour ils prévoient une alliance mais pas au premier tour, ils jouent leurs cartes. C&rsquo;est bien quand il n&rsquo;y a pas de risque, admettons. Mais quand il y a ce risque de voir passer la droite voire l&rsquo;extrême droite… »</p>
<div id="attachment_325" style="width: 930px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/09/DSC_0092.jpg"><img class="wp-image-325 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/09/DSC_0092-1024x576.jpg" alt="" width="920" height="518" /></a><p class="wp-caption-text">Sylviane et Gilles ne sont pas aussi inquiets que certains militants sur la question de la montée du FN.</p></div>
<p align="justify">Jean-Philippe Herbert, lui aussi militant, estime que le parti n&rsquo;est pas divisé. « Il y a toujours eu des débats. Ça fait partie de l&rsquo;histoire du parti mais aussi de sa richesse. Il y a plein d&rsquo;idées qui s&rsquo;expriment. Forcément c&rsquo;est une difficulté car c&rsquo;est perçu comme une zizanie entre personnes, un manque de cohérence. Mais pour moi, c&rsquo;est quelque chose qui enrichit le débat. Il y a toujours une aile gauche et une aile plus libérale. Je pense que le curseur évolue, il change suivant les périodes, dans un sens ou dans l&rsquo;autre. Malgré cela, le débat est toujours ouvert. Je viens depuis plusieurs années à La Rochelle et il y a une réelle richesse à l&rsquo;intérieur des ateliers et le respect mutuel est mis en avant. On voit bien que les gens débattent sur des idées mais au fond, le coeur des valeurs reste commun. Ce qui me frappe c&rsquo;est l&rsquo;impression que j&rsquo;ai en entendant la couverture médiatique de l&rsquo;université. J&rsquo;ai l&rsquo;impression que je n&rsquo;étais pas au même endroit. Certainement que ce doit être lié à l&rsquo;immédiateté médiatique, on s&rsquo;attache plus à la petite phrase. Je me souviens, quand je suis venu, ça m&rsquo;avait vraiment frappé. C&rsquo;était il y a plus de dix ans. Et chaque année j&rsquo;ai le même sentiment. Maintenant j&rsquo;y suis habitué, j&rsquo;analyse. Les débats sont complexes, on s&rsquo;aperçoit que les choses ne sont pas si simples et c&rsquo;est ça aussi la richesse de l&rsquo;université. On s&rsquo;aperçoit que les choses ne sont pas si simples et aussi caricaturales que ce que l&rsquo;on voudrait en rendre compte en quelques phrases. Et quelques phrases c&rsquo;est la contrainte qu&rsquo;à la presse. C&rsquo;est un constat auquel je n&rsquo;ai pas vraiment de solutions. » Jean-Philippe apprécie revenir chaque année à La Rochelle. Plusieurs aspects font qu&rsquo;il revient ici. Tout d&rsquo;abord son intérêt pour la politique en général et puis « c&rsquo;est une façon de sentir un peu les choses, de revoir les gens. D&rsquo;une année sur l&rsquo;autre, on perçoit des évolutions aussi bien idéologiquement que moralement. » Et ce n&rsquo;est pas dans les médias que Jean-Philippe retrouve cette ambiance. Ces trois jours viennent « enrichir mon analyse » et c&rsquo;est un aspect de la vie publique. Ce militant soulève tout de même une difficulté : le choix qu&rsquo;il faut faire entre les ateliers, les plénières. Le choix est « terrible », et il y a presque un côté « frustrant » dans cela. Jean-Philippe souligne également le travail réalisé en amont. C&rsquo;est pour cela qu&rsquo;il estime que le parti peut se rassembler. « Mais en même temps, on a pas le choix. » De revenir ici, c&rsquo;est également l&rsquo;occasion de remettre les points sur les i explique-t-il. Il est vrai que certaines choses sont quand même faites. Jean-Marc Ayrault l&rsquo;a ainsi évoqué lors de son intervention sur l&rsquo;aspect économique de la campagne de François Hollande. Il a listé les différents engagements que le Président de la République et son gouvernement ont remplis après trois ans d&rsquo;exercice du pouvoir. « Et ça, on ne le ressent pas forcément. Moi-même je ne pensais pas qu&rsquo;il y aurait tant de choses réalisées puisqu&rsquo;on ne voit que par les indicateurs économiques que sont le PIB, le chômage, la croissance… Le chômage est toujours là, c&rsquo;est une réalité, mais dans le fond, je pense qu&rsquo;il y a un socle, un travail de fond qui prépare l&rsquo;avenir et ça fait partie des choses qui nous remontent, même si l&rsquo;on aimerait que ça aille plus vite et que ce soit plus facile. Il y a tellement de choses qui ont été faites ensembles et de valeurs communes que c&rsquo;est important de s&rsquo;unir. Le contexte de gauche plurielle comme on a pu le connaître a changé mais les idées, les valeurs sont toujours là. À l&rsquo;époque, il y avait même plus de divisions sur les questions environnementales qui sont aujourd&rsquo;hui bien atténuées. Il n&rsquo;y a donc pas de raison, à mon sens, que les Verts ne fassent pas partie du gouvernement. Après, certainement que le contexte de stratégie et de jeu des alliances vient polluer cela. Mais je reste persuadé que si l&rsquo;on veut mettre en œuvre nos idées, il faut s&rsquo;en donner les moyens et l&rsquo;écologie fait partie de ces moyens. Dans tous les exécutifs locaux, les Verts et le PS ont fait des progrès ensemble. Il n&rsquo;y a donc pas de raison pour que le projet actuel ne se fasse pas en commun.</p>
<p align="justify">Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire général du PS, s&rsquo;est exprimé lors de la conférence de presse d&rsquo;ouverture de l&rsquo;université et en a profité pour rappeler que « la gauche s&rsquo;est toujours constituée dans l&rsquo;adversité et n&rsquo;a jamais été un espace politique de tout repos. Il y a toujours eu ces polémiques mais la gauche avait la capacité de tenir. Moi, je ne veux voir que le rassemblement. Si certaines formulations sont approximatives ou que j&rsquo;ai souhaité réagir, c&rsquo;est que je ne veux pas participer de la fragmentation. »</p>
<div id="attachment_317" style="width: 586px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/09/DSC_0018.jpg"><img class="wp-image-317 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/09/DSC_0018-576x1024.jpg" alt="Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du Parti Socialiste, a souhaité &quot;fermer le débat avec Emmanuel Macron&quot;." width="576" height="1024" /></a><p class="wp-caption-text">Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du Parti Socialiste, a souhaité &laquo;&nbsp;fermer le débat avec Emmanuel Macron&nbsp;&raquo;.</p></div>
<p align="justify">Enfin, le Mouvement des Jeunes Socialistes, le MJS, surnommé également le « poile à gratter du parti », était représenté à La Rochelle. De nombreux jeunes socialistes s&rsquo;étaient réunis pour leur université d&rsquo;été. Parmi eux, Marie Lemenand-Durel, animatrice fédérale pour la fédération socialiste de la Manche. « Nous sommes là pour rappeler notre position. Nous sommes un mouvement autonome, d&rsquo;où cette position qui nous est propre. Je pense que c&rsquo;est un point important, plutôt que d&rsquo;être une organisation qui suit les plus vieux. La Rochelle, c&rsquo;est surtout un grand temps de formation entre les plénières et les ateliers. C&rsquo;est surtout ça la famille socialiste et c&rsquo;est pour cela que je reviens ici depuis trois ans. » Alors qu&rsquo;elle n&rsquo;a que 21 ans, cela fait déjà quatre ans que Marie milite. Une action et un engagement qui peuvent surprendre à un si jeune âge, mais que Marie prend plutôt comme une force. « J&rsquo;ai commencé à militer en 2011, après la campagne de François Hollande. Au début, être militant à 17 ans ça surprend. En général, les personnes qui ne font pas de politique trouvent ça très bien d&rsquo;avoir des jeunes. Après, ça devient parfois un peu plus dur au sein du parti, quand il s&rsquo;agit de s&rsquo;affirmer en tant que jeune en face de quelqu&rsquo;un qui a 30 ou 40 ans de parti derrière lui. Après, je pense que c&rsquo;est une force d&rsquo;être jeune, on apporte du renouveau, des idées nouvelles, une nouvelle façon de faire de la politique. Aujourd&rsquo;hui on passe beaucoup par les réseaux sociaux. » Quand on lui pose la question de savoir si, selon elle, le parti est divisé, Marie répond : « Bien sûr ! Quand j&rsquo;ai commencé à militer, on était en pleine campagne présidentielle, on était tous derrière François Hollande. Il fallait gagner. Mais on se rend compte qu&rsquo;il y a toujours eu des rivalités, des sensibilités différentes au PS. Ce n&rsquo;est pas une nouveauté. Aujourd&rsquo;hui ça se voit peut être plus parce qu&rsquo;on est au pouvoir, c&rsquo;est tout. Et puis il n&rsquo;y a pas que deux clans. La preuve, il y a avait quatre motions. Après, le MJS est autonome, on a nos propres statuts. Et je pense que pour rassembler, il faut avant tout respecter ses engagements. Aujourd&rsquo;hui on voit que ce n&rsquo;est pas le cas, c&rsquo;est pour cela que l&rsquo;université des jeunes socialistes s&rsquo;appelle l&rsquo;heure des choix. Il reste un peu moins de deux ans, ce sont deux ans pendant lesquels il faudra agir. » Quant au sujet « à la mode » durant cette université, les Verts : « Forcément que la gauche réussit le mieux quand elle est unie. Mais encore une fois, il faut respecter ces engagements, chose que le PS n&rsquo;a pas fait sur la lutte contre les discriminations par exemple, ou alors quand le parti n&rsquo;a pas été au bout de la loi sur la PMA. Pourtant, c&rsquo;est quelque chose que l&rsquo;on partageait avec nos partenaires de gauche. Alors forcément, quand on ne les respecte pas, on ne peut pas leur demander ensuite de s&rsquo;allier avec nous. »</p>
<div id="attachment_327" style="width: 586px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/09/DSC_0091.jpg"><img class="wp-image-327 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/09/DSC_0091-576x1024.jpg" alt="&quot;Le MJS est considéré comme le poil à gratter du PS&quot; (Marie, 21 ans)" width="576" height="1024" /></a><p class="wp-caption-text">&laquo;&nbsp;Le MJS est considéré comme le poil à gratter du PS&nbsp;&raquo; (Marie, 21 ans)</p></div>
<p align="justify">Les militants socialistes restent néanmoins d&rsquo;accord sur un point : le PS, malgré ses divisions ou plutôt son affaiblissement, tient à faire face au Front National lors des régionales de décembre 2015 (et également des présidentielles de 2017).</p>
<p align="justify"><strong>La peur du FN, cet ennemi à combattre</strong></p>
<p align="justify">Si les Verts étaient parfois omniprésents dans les discussions, ici ou là des militants discutaient de la hausse du Front National. Un atelier sur les régionales a d&rsquo;ailleurs permis de soulever la question. Et les militants ne sont pas tous autant inquiets mais le parti de Marine Le Pen est en hausse dans les sondages et dans les intentions de vote, ce qui ne laisse pas indifférent.</p>
<p align="justify">Pour Hedi Majri, « la véritable problématique c&rsquo;est le FN. Et j&rsquo;en ai peur. Il détruit tout ce que la République a construit. L&rsquo;installation et la banalisation du FN dans notre pays a de quoi faire peur. C&rsquo;est une banalisation qui sape la République, enlève les fondements, les bases de notre démocratie. Là où je suis, le FN est à 38 %, c&rsquo;est très difficile de lutter. Les jeunes n&rsquo;ayant pas de perspectives se tournent vers ce parti qui propose des solutions amalgamées. Tous les élèves qui ne savent rien de la politique ou bien qui refusent tout simplement la politique se tournent vers le parti de Marine Le Pen. Et pourtant, la politique c&rsquo;est l&rsquo;affaire de tous. Politique ça vient de POLIS, qui veut dire la ville. C’est-à-dire que l&rsquo;on participe tous de la construction de la ville. C&rsquo;est le sens noble et beaucoup de jeunes l&rsquo;oublie. Ce sont malheureusement tous ces élèves qui n&rsquo;ont aucune notion de la politique qui votent à l&rsquo;extrême droite. »</p>
<p align="justify">Marie estime elle aussi qu&rsquo;il y a une lutte à mener contre le FN, mais pas uniquement pour les régionales. « C&rsquo;est tout le temps qu&rsquo;il faut combattre le FN, parce qu&rsquo;il prend de l&rsquo;ampleur. Et c&rsquo;est l&rsquo;un des combats majeur des jeunes socialistes. »</p>
<p align="justify">Gilles et Sylviane sont, quant à eux, un peu moins inquiets. « Oui, l&rsquo;extrême droite est une crainte pour nous, mais ce sont surtout deux régions qui sont en danger, le PACA et le Nord-Pas-de-Calais. Il faut être vigilant mais ce n&rsquo;est pas non plus une crainte énorme. S&rsquo;il y a un émiettement et que se retrouvent en tête ceux qu&rsquo;on appelle Les Républicains (rires) et le FN, ça peut poser problème. D&rsquo;autant plus que, si en ajoutant les voies de gauche on se dit “mince, si on avait fait alliance on en serait pas là”, là il y aurait des regrets à avoir. Après, chacun prend ses responsabilités. Nous, on vient à l&rsquo;université d&rsquo;été surtout pour avoir des échanges, assister aux débats et aussi voir comment se profilent les alliances pour les régionales. Au final, c&rsquo;est pour apprendre des choses. On en a appris sur la COP 21, l&rsquo;impôt à la source. C&rsquo;est très enrichissant. »</p>
<p align="justify">À 36 ans, Pascal, militant de la fédération de Lyon, est adhérent depuis quatre ans. Pour lui, il reste deux ans, deux années pendant lesquelles il estime qu&rsquo;il est encore temps de mettre les choses au clair. « Il faut faire en sorte d&rsquo;oublier les mauvais moments passés et se tourner vers les régionales puis vers 2017. Parce que le FN est un vrai sujet pour ces élections. Le parti y est présent, à chaque fois mobilisé. Mais je pense qu&rsquo;on ne lutte qu&rsquo;en arrière-plan contre les idées du FN. Ce n&rsquo;est pas sur cela que l&rsquo;on va se consacrer. »</p>
<div id="attachment_328" style="width: 930px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/09/DSC_0107.jpg"><img class="wp-image-328 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/09/DSC_0107-1024x576.jpg" alt="Le calme régnait sur l'esplanade, tandis que l'agitation montait à l'intérieur, à l'occasion du repas de clôture." width="920" height="518" /></a><p class="wp-caption-text">Le calme régnait sur l&rsquo;esplanade, tandis que l&rsquo;agitation montait à l&rsquo;intérieur, à l&rsquo;occasion du repas de clôture.</p></div>
<p align="justify">L&rsquo;université du Parti Socialiste à La Rochelle était donc un moment fort de cette rentrée politique. Un moment qui a permis aux militants de mieux cerner la politique que le gouvernement souhaite mener avant 2017. Pour la plupart d&rsquo;entre eux, c&rsquo;était un moment intéressant, de réflexion et de débat qui permettent de faire avancer les choses, de souder le parti, de mieux comprendre ses positions et de faire bloc pour les prochaines échéances électorales.</p>
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		<title>Journées d&#8217;été EELV 2015 : focus sur le militantisme vert</title>
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		<pubDate>Tue, 25 Aug 2015 16:00:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Roméo Van Mastrigt]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[écologie]]></category>
		<category><![CDATA[ecologistes]]></category>
		<category><![CDATA[eelv]]></category>
		<category><![CDATA[environnement]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Fortes de 2000 participants, les Journées d’été d’EELV se sont ouvertes ce 20 août à Villeneuve d’Ascq, dans la banlieue Lilloise, avec dans le viseur les régionales et la COP 21. Pourtant, loin des frasques médiatiques de ses leaders nationaux, EELV est avant tout une histoire de militants. Le temps de ces quelques journées, nous [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Fortes de 2000 participants, les Journées d’été d’EELV se sont ouvertes ce 20 août à Villeneuve d’Ascq, dans la banlieue Lilloise, avec dans le viseur les régionales et la COP 21. Pourtant, loin des frasques médiatiques de ses leaders nationaux, EELV est avant tout une histoire de militants. Le temps de ces quelques journées, nous leur avons donné la parole.</strong></p>
<hr />
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<p>Des soupirs et des yeux vers le ciel à la lecture de la Une de ce Libération du 20 Août : « À quoi servent les écolos ? ». C’est dans un contexte délicat que s’ouvrent les Journées d’Eté 2015 d’Europe Ecologie-Les Verts à Villeneuve d’Ascq, dans le Nord-Pas-de-Calais. Peut-on croire ce que dit la presse, que le parti se sclérose, qu&rsquo;il est « au bord de l’implosion » comme on peut le lire chez Libé ? C’est pourtant un tout autre visage que nous ont montré les militants EELV. Si ceux-ci sont conscients d’un certain manque de crédibilité et d’un jeu d’alliances incertain, c’est d’optimisme et d’espoir dont on nous a parlé. Loin des projecteurs, paroles de militants.</p>
<div id="attachment_282" style="width: 930px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/08/jde1.jpg"><img class="wp-image-282 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/08/jde1-1024x680.jpg" alt="jde1" width="920" height="611" /></a><p class="wp-caption-text">Des militants mobilisés pour la COP 21 qui aura lieu en Décembre à Paris | Photo : Roméo Van Mastrigt</p></div>
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<p style="text-align: center;"><strong>C’est quoi un projet écologiste ?</strong></p>
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<p>Le discours écolo, c’est surtout un discours incompris. Trop technique ou au contraire, trop évasif ? On a demandé à Enzo Poultreniez, militant EELV depuis 6 ans, sa vision des choses. Enfant de la génération « <em>11 septembre, 21 avril</em> », passé par le PS, il atterrit chez EELV en 2009, non pas que son engagement ait été particulièrement écolo, mais parce qu’il y a trouvé un discours alternatif, différent de celui « <em>déconnecté et hors-sol</em> » du Parti Socialiste. « <em>L’écologie, c’est pas que les petits oiseaux ou la réintroduction de la loutre dans le Nord-Pas de Calais, c’est véritablement plus que ça</em> », nous dit-il. « <em>Historiquement, les écolos sont précurseurs sur les questions de société</em> ». Pour l’anecdote, il nous rappelle le mariage de Bègles en 2004, lorsque Noel Mamère avait marié 2 homosexuels, ce qui avait créé une polémique d’ordre national. « <em>Les Verts étaient le seul parti à se positionner sur le droit aux personnes de même sexe à se marier</em> ». Mais quelle est la corrélation entre l’égalité des droits et le discours écolo ? « <em>Tout simplement, parce que l’on a compris que pour faire une société apaisée où chacun a sa place, il est primordial de ne laisser personne sur le bas côté</em> ». L&rsquo;un des messages sous-entendus de l’écologie politique est donc une logique inclusive où le collectif et l’addition des individualités est plus forte que leur simple somme : « <em>Comment demander aux gens de faire des efforts pour le climat si on ne les reconnaît pas dans leurs droits individuels ?</em> ». Parité, féminisme, égalité des droits, rapports Nord-Sud, non-productivisme, EELV reste un parti altermondialiste : « <em>On a un projet global, de la loutre aux gays en passant par l’ouvrier, on a une cohérence dans notre discours</em> ».</p>
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<div id="attachment_285" style="width: 930px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/08/jde2.jpg"><img class="wp-image-285 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/08/jde2-1024x680.jpg" alt="jde2" width="920" height="611" /></a><p class="wp-caption-text">Enzo Poultreniez, directeur de campagne EELV pour les régionales en NPDC-P | Photo : Roméo Van Mastrigt</p></div></blockquote>
<p>En oublierait-on l’écologie pour autant ? « <em>L’écologie, ça n’est pas que de l’environnementalisme </em>». On a demandé à Lucie, 24 ans, engagée depuis 3 ans chez les Jeunes Ecologistes. « <em>L’environnementalisme, c’est se soucier de la nature, de la biodiversité, des énergies, de la protection de la faune et la flore. Alors que l’écologie politique est un projet global qui comprend une vision environnementaliste très ample mais qui inclut également le social, l’économie, c’est beaucoup tourné vers l’humain ». </em>Depuis, quelques années, EELV n’a plus le monopole de l’écologie. Le FN a créé Nouvelle Ecologie, un collectif qui tente de verdir sa flamme. De même, les Républicains comptent parmi eux Maud Fontenoy qui prône une écologie libérale. Le discours écolo serait-il devenu un argument clientéliste ? Pas pour Lucie :<em> « On ne peut pas être écologiste sans être de gauche. L’écologie de droite, c’est de l’environnementalisme.</em> <em>Mais c’est très bien que les autres partis s’en soucient</em> ».</p>
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<div id="attachment_286" style="width: 930px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/08/jde3.jpg"><img class="wp-image-286 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/08/jde3-1024x680.jpg" alt="jde3" width="920" height="611" /></a><p class="wp-caption-text">Lucie, 24 ans, militante chez les Jeunes Ecologistes (JE) | Photo : Roméo Van Mastrigt</p></div>
<p style="text-align: center;"><em><strong>Un engagement humain ?</strong></em></p>
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<p>Si EELV fait la une de l’actualité, c’est plus pour les frasques et les tambouilles politiques de ses quelques leaders qui se comptent sur les doigts d’une main (aucun nom ne sera dévoilé&#8230;). Pour Enzo, EELV, c’est une histoire de militants : « <em>Le Parti, il est ici, sur le terrain au quotidien et pas seulement dans les institutions. Ce sont les 2000 personnes qui s’inscrivent, qui vont bosser dans des ateliers et dans des plénières géniales qui montrent qu’on est attractifs ».</em> On s’est alors demandés ce qui faisait l’originalité du militantisme vert. Pourquoi et comment s’exprime l’engagement dans le parti écologiste de France ? Quels sont ses caractéristiques, son impact et son esprit ?</p>
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<div id="attachment_287" style="width: 930px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/08/jde4.jpg"><img class="wp-image-287 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/08/jde4-1024x680.jpg" alt="jde4" width="920" height="611" /></a><p class="wp-caption-text">Du happening décalé à la formation populaire, les JE veulent participer au débat public | Photo : Roméo Van Mastrigt</p></div></blockquote>
<p>En se dirigeant vers le stand des Jeunes Ecologistes, on croit entendre le générique de la série <em>Game Of Thrones</em>. Connus pour leurs happenings décalés et loufoques, les voici tous en cercle, tenant dans leurs mains une affiche. « OGM, nucléaire, obsolescence programmée », chacun incarne un des travers du capitalisme. « <em>Derrière le mur, se cachent des ennemis qui menacent le climat ».</em> Alors que la musique retentit, tous s’avancent et font tomber une construction de bois, censée représenter le climat. C’est alors que d’autres JE surgissent, brandissant banderoles et pancartes, scandant slogans et chansons. Si on les a connus plus inspirés, l’initiative a le mérite de dessiner quelques sourires chez les militants. La référence à la série de HBO est également sur leurs t-shirts, où l’on devine la devise des Stark : « <em>Climate Change is Coming</em> ». Quels meilleurs ambassadeurs que les Jeunes Ecologistes pour nous parler d’engagement ?</p>
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<div id="attachment_288" style="width: 930px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/08/jde5.jpg"><img class="wp-image-288" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/08/jde5.jpg" alt="jde5" width="920" height="611" /></a><p class="wp-caption-text">Johan, militant chez les Jeunes Ecologistes et encarté chez EELV depuis 2 ans | Photo : Roméo Van Mastrigt</p></div></blockquote>
<p>On a posé quelques questions à Johan, militant chez les JE depuis 2 ans. Il a 26 ans et est encarté chez EELV. « <em>Les Jeunes Ecolos, c’est le mouvement de jeunesse de l’écologie politique. On essaye de promouvoir l’écologie chez les jeunes et les citoyens. Tous les jours, on essaye de s’ouvrir un peu plus. On fait beaucoup d’actions de rue, sur le terrain et pas qu’en temps de campagne. Ce qui fait notre différence, c’est que l’on ne s’occupe pas de leurs tambouilles internes, des motions. On a une charte d’autonomie solidaire entre le parti et notre mouvement</em>. ». Il déplore cependant le désintérêt porté à l’écologie politique en France : <em>« à la différence d’un meeting de Sarkozy, un meeting d’Emmanuelle Cosse, personne ne le regarde. On est à l’image de ce que pèse l’écologie politique en France, on n’est pas au top niveau</em> ». Comment s’explique alors son engagement ? « <em>On fait des happenings, de la formation populaire, on a plein de façons différentes de participer au débat public</em> ! ». Pour Lucie, les JE sont « <em>créatifs, cools et dynamiques. On est surtout beaucoup plus marrants ! Notre base militante est très active par rapport à nos adhérents. Mais notre force principale, c’est notre créativité, on lâche la bride à notre imagination</em> ». Souvent peu habillés, presque timbrés, les JE optent pour un ton désinvolte, teinté d’humour et d’autodérision : « <em>on peut se moquer de nous certes, mais on se sent beaucoup plus libres et on se fait remarquer, c’est le principal</em> ». Le militantisme vert, c’est un combat pour le climat, mais c’est également une aventure humaine : « <em>je me suis fait beaucoup d’amis chez les JE. En arrivant chez eux, j’ai rencontré des gens avec les mêmes valeurs que moi </em>».</p>
<blockquote><p><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/08/jde6.jpg"><img class="aligncenter wp-image-289" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/08/jde6.jpg" alt="jde6" width="920" height="612" /></a></p></blockquote>
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<div id="attachment_290" style="width: 930px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/08/jde7.jpg"><img class="wp-image-290 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/08/jde7-1024x680.jpg" alt="jde7" width="920" height="611" /></a><p class="wp-caption-text">&laquo;&nbsp;Climate change is coming&nbsp;&raquo;, la campagne des Jeunes écolos sur le thême de Game Of Thrones | Photo : Roméo Van Mastrigt</p></div></blockquote>
<p>Le militantisme chez EELV est surtout associatif, mais dans ce parti, « <em>on peut monter très vite, tomber de la même manière et disparaître du paysage médiatique</em> », nous dit François. Adhérent depuis 9 ans, François a 53 ans. Ayant fait la rencontre de Vincent Gazeilles, le seul élu EELV des Hauts-de-Seine en 2006, François trouve chez les Verts « <em>des gens éthiques, écolos au quotidien, avec une cohérence d’idée sans former une secte</em> ». Il grimpe les échelons et devient conseiller municipal à Clamart (Hauts-de-Seine) : « <em>j’en garde un excellent souvenir et une très bonne expérience. J’ai réussi à intégrer plus de 50% de bio dans la restauration scolaire, sans coûts supplémentaires pour les familles</em> ». Il intègre également le cabinet de Dominique Voynet lors de son mandat de maire à Montreuil. Cependant, au-delà de ses convictions, son engagement politique lui a coûté un divorce : « <em>Quand on s’engage à fond, ça a un coût, on ne pense plus qu’à ça !</em> ». Quant à son entourage, « <em>c’est devenu plus compliqué pour moi que pour eux. Plus je m’engageais en politique, plus je finissais par ne plus penser qu’à ça. Une sorte de monomanie qui m’a éloigné d’eux</em> ».</p>
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<p>Le militantisme vert est-il une alternative au militantisme classique ? Il brouille les frontières entre vie privée et publique car cet engagement est total et influe sur la vie quotidienne, comme avec l’exemple de François. Ce militantisme peut s’avérer décourageant ; eu égard aux faibles scores électoraux et avancées sur la question climatique. Les militants écologistes auraient-ils baissé les bras ?</p>
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<p style="text-align: center;"><em><strong>Des militants désabusés ?</strong></em></p>
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<p>L’image du parti se détériore, en partie à cause des médias, qui n’hésitent pas à se lâcher sur EELV. Cet acharnement a tendance à plomber le moral de ces militants. Au détour de nos conversations, on a demandé quelles étaient leurs désillusions : « <em>désillusions ? C’est un grand mot. La politique, c’est du fond, un projet, une idéologie. Et vient ensuite la réalité des enjeux de pouvoir, quand les intérêts personnels prennent le dessus sur le reste. J’appelle ça le réalisme politique </em>», nous dit Enzo. « <em>Ici, aux journées d’été, on a des moments très sympathiques, en totale déconnexion des guerres stériles de quelques leaders nationaux </em>». Ces tensions internes au parti se sont-elles ressenties lors de ces journées d’été ? « <em>Je vais pas faire ma langue de bois. Je fais partie de ceux qui perdent patience par rapport à quelques comportements, j’en ai absolument ras-le-bol de certaines déclarations ! C’est un microcosme qui est le fruit de personnes déconnectées du terrain et de l’écologie. Il faut avoir un peu d’humilité par rapport au projet écologiste et aux militants. On ne peut pas être dans une position de sachant et de mépris parce qu’on a un mandat électif !</em> ».</p>
<div id="attachment_292" style="width: 930px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/08/jde9.jpg"><img class="wp-image-292 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/08/jde9-1024x680.jpg" alt="jde9" width="920" height="611" /></a><p class="wp-caption-text">François, 53 ans, a été élu local EELV dans les Hauts de Seine et a travaillé avec Dominique Voynet | Photo : Roméo Van Mastrigt</p></div>
<p>François, lui, est plus en colère que déçu : « <em>je trouve ça hallucinant que Libération se permette de sortir 4 pages sur les JDE sans citer un seul écolo ! Un article en Une sur une Université d’été, ça se fabrique longtemps à l’avance ! Ici, pas d’Emma Cosse, pas de Duflot, ni de Denis Baupin. Au-delà de l’éthique journalistique, si on titre « risque de scission » sans interviewer un seul écolo, ce canard n’a plus vocation à exister, c’est même de la propagande socialiste </em>». Conscient qu’EELV est en perte de vitesse, il préconise une expulsion des « nuisibles » du parti : « <em>Je pense à titre personnel qu’il faudrait expulser ces personnes nuisibles, tout le monde rigole en les voyant à la télévision. Je ne conteste pas leurs convictions écologiques, mais il serait temps qu’ils se ressaisissent, je ne crois pas que leur place est au gouvernement. Il y a un fossé entre nos militants et nos leaders nationaux, même si je relativise, on peut facilement discuter avec sa secrétaire nationale ». </em>Adhérent de longue date, remarque-t-il une lassitude chez les militants ? « <em>Aujourd’hui, nos militants sont un peu désabusés de ce qu’ils voient dans la presse. Ils s’engagent un peu moins qu’avant … </em>».</p>
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<div id="attachment_293" style="width: 930px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/08/jde10.jpg"><img class="wp-image-293 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/08/jde10-1024x680.jpg" alt="jde10" width="920" height="611" /></a><p class="wp-caption-text">Alpha, un migrant de Calais, à la tribune des Journées d&rsquo;Eté | Photo : Roméo Van Mastrigt</p></div></blockquote>
<p>Désenchantés peut être, mais pas désespérés, loin de là. Les militants que nous avons rencontrés sont des gens passionnés, habités par un idéal politique et convaincus de ce dernier, loin des clichés de l’écolo féru de panda et de quinoa. Bien que l’horizon ne soit pas rose pour EELV et que le parti soit dans une phase cruciale de son existence, traversée par de multiples enjeux, ses militants gardent espoir, car leurs convictions vont plus loin que la simple formation politique. C’est aux sages paroles de Johan que revient le mot de la fin : « <em>C’est possible que le parti soit en perte de vitesse, on perd des adhérents, les scores sont ce qu’ils sont mais tout dépend du côté où l’on se place. Des batailles, on en gagne beaucoup, je pense au TAFTA, aux lois sur la transition écologique, je pense qu’on avance. En tout cas, on ne perd pas espoir … Ça, non, pas question</em> ».</p>
<p><em>Reportage signé <span style="color: #008000;"><a style="color: #008000;" href="https://twitter.com/rovmgt?s=07">Roméo Van Mastrigt</a></span> pour Radio Londres.</em></p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="http://grandsformats.radio-londres.fr/2015/08/25/journees-dete-eelv-2015-focus-militantisme-vert/">Journées d&rsquo;été EELV 2015 : focus sur le militantisme vert</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="http://grandsformats.radio-londres.fr">Radio Londres</a>.</p>
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