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	<title>Radio Londres &#187; politique</title>
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	<description>Un coup de jeune sur l&#039;info</description>
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		<title>Présidentielle : tour de France des électeurs</title>
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		<pubDate>Fri, 21 Apr 2017 07:46:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[portrait]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>&#160; Ils se sont toutes et tous déplacés dimanche dernier, pour voter au premier tour de l&#8217;élection présidentielle. Déçus, optimistes, résignés&#8230; Nous avons rencontré les électeurs aux quatre coins de la France. Portraits. Mourtaza (Saint-Denis) : « Il faut qu’il y ait un changement au niveau des commandes » Mourtaza Goulamhoussen est un ancien professeur de mathématiques [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #000000">Ils se sont toutes et tous déplacés dimanche dernier, pour voter au premier tour de l&rsquo;élection présidentielle. Déçus, optimistes, résignés&#8230; Nous avons rencontré les électeurs aux quatre coins de la France. Portraits.</span></strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #000000">Mourtaza (Saint-Denis) : <em>« Il faut qu’il y ait un changement au niveau des commandes »</em></span></strong></p>
</blockquote>
<div id="attachment_1021" style="width: 4618px" class="wp-caption aligncenter"><a style="color: #000000" href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/04/P10105521.jpg"><img class="wp-image-1021 size-full" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/04/P10105521.jpg" alt="P1010552" width="4608" height="2592" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #000000">Mourtaza (Saint-Denis)</span></p></div>
<p><span style="color: #000000">Mourtaza Goulamhoussen est un ancien professeur de mathématiques et de physique, originaire de La Réunion. Ayant enseigné à Madagascar, à Canberra et même à Jakarta pendant plusieurs années, il se dit «<em> à la recherche de l’humain</em> ». Militant en politique depuis près de 40 ans, riche de son expérience, il prône plus de solidarité et d’échanges culturels avec les pays environnants.</span></p>
<h4><span style="color: #000000"><strong><em>« Faire avancer l’intérêt général »</em></strong></span></h4>
<p><span style="color: #000000"> Voilà ce qui préoccupe finalement Mourtaza en cette journée électorale. «<em> Je suis contre le gaspillage, dans tous les domaines. Le gaspillage d’argent oui, mais aussi de médicaments par exemple</em> ». Puis il hésite, dit rêver peut-être un peu, mais souhaite également « <em>que le racisme, et la radicalisation prennent fin. C’est ce qui m’inquiète le plus aujourd’hui.</em> »</span></p>
<p><span style="color: #000000"> Il prend également exemple sur les cultures qu’il a côtoyées : « <em>En Australie, tous les domaines sont tournés vers l’écologie. Le dialogue entre jeunes et enseignants est aussi beaucoup plus poussé, ici, ceux qui souffrent par exemple de problème de drogue sont mis à l ‘écart. Il y a pas de véritable prise en charge.</em> » Il faudrait donc pour lui réformer le système français, « <em>malade </em>».</span></p>
<h4><em><strong><span style="color: #000000">« Ils ne sont pas tous pareils »</span></strong></em></h4>
<p><span style="color: #000000"> Pour Mourtaza, le vote est primordial. « <em>Il faut le rendre obligatoire, comme en Australie, pour sensibiliser les gens. Il faut que les jeunes s’impliquent.</em> » Choisir un candidat ou un autre, par calcul, par hasard, ce n’est pas une solution à ses yeux. «<em> Il y a des valeurs en France, que nous avons, et que l’on ne doit pas sacrifier par sanction. Les candidats sont différents.</em> » Il reste en effet fier de la France, en particulier pour «<em> les droits de l’Homme, la sécurité sociale, l’éducation gratuite. Ailleurs on n’y a pas accès sans argent.</em> » Pour lui, c’est cette fierté qu’il faut perpétrer.</span></p>
<h4><em><strong><span style="color: #000000">« Tributaires de l’éloignement »</span></strong></em></h4>
<p><span style="color: #000000"> C’est ainsi que l’ancien professeur décrit les Réunionnais face à la politique. «<em> On est pas déconnectés, grâce aux médias, aux réseaux, mais on reste tributaires de l’éloignement</em> » affirme-t-il. Près de 10 000 kms les séparent de Paris, et pour lui « <em>trop peu de moyens sont délégués au coopératives régionales, c’est encore souvent centralisé</em>. » Il est vrai que malgré les affiches disséminées sur les panneaux de St-Denis, peu de candidats ont organisé des meetings à La Réunion , DOM-TOM au relativement faible taux d’abstention. Et pourtant, au vu des sondages très serré, aucun électorat n’est négligeable.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p><strong><span style="color: #000000">Jérémy (Rixheim) : <em>« </em>J&rsquo;aurais voté blanc, mais ça n&rsquo;a pas de poids <em>»</em></span></strong></p></blockquote>
<div id="attachment_1018" style="width: 930px" class="wp-caption alignnone"><a style="color: #000000" href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/04/Jeremy-électeur.jpg"><img class="wp-image-1018 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/04/Jeremy-électeur-1024x651.jpg" alt="" width="920" height="585" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #000000">Jérémy (Rixheim, Haut-Rhin)</span></p></div>
<p><span style="color: #000000">Jérémy est un jeune père de famille. Il se reconnaît d’emblée comme « <em>particulièrement déçu par cette élection, déçu de toutes les affaires de corruption</em> ». En guise de boycott il déclare ne pas du tout avoir suivi la campagne, «<em> avoir tout mis de côté</em> ». D’après lui, dans le traitement médiatique « <em>à chaque fois on nous dit, lui il est corrompu, lui il a fait ça, on nous parle pas en bien de ces gens-là [des hommes politiques ndlr]</em> ». Ainsi, il avoue avoir seulement « <em>regardé hier soir les propositions de chacun</em> ». Malgré tout, il est au courant des principaux points des différents programmes, à l’instar de la proposition de <span style="font-family: 'Georgia',serif">Benoît Hamon de soumettre à référendum la reconnaissance du vote blanc, une mesure qu’il juge « <em>intéressante</em> ». Cependant, aucun candidat n’est parvenu à le convaincre, <span style="letter-spacing: .1pt">désillusionné, il confie : « <em>Aujourd’hui, je n’ai pas voté pour un candidat qui me plaisait</em> ».</span> <span style="letter-spacing: .1pt">Malgré cette défiance muée en dépit, il ne souhaitait pas s’abstenir, avec la conviction que « <em>c&rsquo;est un devoir</em> ». Le vote blanc aurait alors pu être une possibilité : « <em>J’aurais voté blanc, mais ça n’a pas de poids</em> » explique-t-il. « <em>On vote toujours pour le moins pire, pas pour le meilleur</em> » regrette Jérémy, mais c’est pour lui l’unique moyen de « <em>limiter la casse</em> », comme il le répète par deux fois.</span></span></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #000000"><em>Léane (Bordeaux) : « C’est un vote difficile parce que j’ai voté à contrecœur »</em></span></strong></p>
</blockquote>
<div id="attachment_1028" style="width: 930px" class="wp-caption alignnone"><a style="color: #000000" href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/04/DSC_0152-e1492949773210.jpg"><img class="wp-image-1028 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/04/DSC_0152-1024x681.jpg" alt="DSC_0152" width="920" height="612" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #000000">Léane Delanchy (Bordeaux, Gironde)</span></p></div>
<p><span style="color: #000000">Léane Delanchy a 18 ans, est étudiante à Bordeaux et participe à sa première élection. <em>« Je voulais voter Hamon »</em> nous confie-t-elle. <em>« A cause des sondages »</em>  elle a préféré voter pour Jean-Luc Mélenchon même si elle ne se retrouve pas dans toutes ses idées notamment sur la politique étrangère :<em> « C’est un vote difficile parce que j’ai voté à contrecœur ».</em> Elle a <em>« misé sur Mélenchon »</em> dans l’optique de se retrouver avec quelqu&rsquo;un de plus proche de ses idées au second tour et car <em>« c&rsquo;est celui qui propose le plus en matière de droit pour les femmes »</em>.</span></p>
<h4><strong><em><span style="color: #000000">« Ce sont mes premières élections donc je n&rsquo;ai pas forcément beaucoup de recul »</span></em></strong></h4>
<p><span style="color: #000000">Malgré ce constat, elle juge cette campagne et ces élections <em>« assez basses »</em>, <em>« moyennes »</em> notamment <em>« à cause des affaires »</em>. L’élection présidentielle demeure pour elle une élection essentielle dans la vie politique française. Cependant, <em>« il ne faut pas compter sur une seule personne pour tout changer ! »</em>. Elle a particulièrement apprécié certaines idées mises en lumière ces derniers mois :<em> « Le revenu universel, je pense que tôt ou tard, de droite ou de gauche, on sera obligé d’y venir »</em>. A noter aussi, <em>« la transition écologique de Mélenchon car je crois que c’est vraiment important ».</em></span></p>
<h4><span style="color: #000000"><strong><em>« En France, tu ne peux pas jouer dans l’équipe de foot lorsque tu es mis en examen mais tu peux te présenter aux présidentielles ! »</em></strong></span></h4>
<p><span style="color: #000000">Le constat sur l’état de la politique dans notre pays est assez désabusé. Elle n’arrive pas à comprendre le maintien de certains candidats malgré des soupçons, surtout comparé à d’autre pays, notamment au nord de l’Europe. Léane nous confie qu’elle considère que le débat est trop sur la forme, très <em>« marketing »</em>. <em>« Quand on voit que la présidentielle se joue même sur Snapchat, je trouve que quand même on touche le fond ! »</em>. Cependant, elle se décrit comme <em>« vachement intéressée par la politique ! »</em> et se considère comme engagée politiquement même si non militante : <em>« Il n’y a personne qui me tienne vraiment à cœur… ».</em></span></p>
<h4><span style="color: #000000"><strong><em>« Remettre des sujets essentiels au centre des choses »</em></strong></span></h4>
<p><span style="color: #000000">Transition écologique, lutte contre la fraude fiscale, meilleure répartition des richesses <em>« pour offrir à tous un meilleur pouvoir d’achat et relancer l’économie »</em>, sont des points que Léane espère voir occuper le devant de la scène dans le futur et qui permettrait peut-être d’améliorer les choses. <em>« Il faudrait aussi interdire les sondages en période électorale »</em>. Effectivement peut-être que, comme elle, ils ont été nombreux dimanche à leur accorder une grande importance. Au point de changer l’issue du scrutin ?</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #000000"><em>Jean-Louis (Saint-Junien) : <em>« </em>Il n&rsquo;y a que Mélenchon qui peut vraiment changer les choses <em>»</em></em></span></strong></p>
</blockquote>
<div id="attachment_1034" style="width: 930px" class="wp-caption alignnone"><a style="color: #000000" href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/04/100_0885.jpg"><img class="wp-image-1034 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/04/100_0885-1024x768.jpg" alt="Jean-Louis, à Saint-Junien (87)" width="920" height="690" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #000000">Jean-Louis (Saint-Junien)</span></p></div>
<p><span style="color: #000000">Jean-Louis est retraité de l’éducation nationale, il retrouve le gymnase du lycée où il a enseigné pour aller voter. « <em>J’ai voté Mélenchon !</em> » répond-il avec enthousiasme à une question à peine posée. Sa femme gère le groupe de soutien local du candidat et le couple a milité pour le candidat de la France insoumise. Ce qu’il apprécie particulièrement chez Jean-Luc Mélenchon, c’est le projet d’Assemblée constituante. Il en est convaincu : la Vème République est désuète et il faut changer de Constitution. « <em>Le tirage au sort c’est une idée formidable</em> » avance-t-il à propos de la Constituante. « <em>Il faut replacer les citoyens et le peuple au cœur des décisions et de la vie politique</em> » propose-t-il pour revenir à une démocratie plus participative. Mais la fin de la Vème République est aussi évoquée par le candidat socialiste Benoît Hamon, avec qui il aurait fallu s’entendre selon l’ancien professeur de mathématiques. « <em>Hamon cristallise des voix qui feront défaut à Mélenchon</em> » affirme-t-il. Hamon aurait dû se retirer, d’autant plus que l’entente était possible : «<em> Sur les institutions, sur l’économie, et surtout sur l’écologie, il faut reconnaître que leurs programmes n’étaient pas très éloignés </em>».</span></p>
<h4><span style="color: #000000"><strong>« De Robert Hue à Alain Minc, c&rsquo;est une blague Macron ! »</strong></span></h4>
<p><span style="color: #000000">Avec Hamon, la victoire était assurée d’après Jean-Louis. Il pense que Mélenchon est le seul capable de battre Macron au second tour. « <em>Macron, c’est le candidat de l’oligarchie financière et des médias !</em> » résume-t-il après une série de critiques et de bons mots sur le candidat d’En Marche !, qui apparaît comme la cible principale des « insoumis ». « <em>Macron anti-système ? C’est au contraire le candidat du système !</em> ». Mais sur ce point, il précise tout de même que l’usage du terme « système » tout au long de la campagne s’est révélé un peu fatigant… Tout le monde est anti-système à sa manière, dans la mesure où chaque candidat veut changer les choses, ou du moins le fait croire. Sur la campagne en général justement, Jean-Louis trouve injustes les propos de nombreux éditorialistes qui trouvent cette campagne mauvaise, de bas niveau. Il considère que, malgré les affaires Fillon qui ont occulté un instant les questions de fond, le débat a existé et s’est même parfois montré intéressant. Sur la question européenne notamment, « <em>il y a eu un vrai débat de fond avec toutes les sensibilités européennes présentent</em> ». Ce sujet est d’ailleurs l’occasion pour lui de rappeler à ceux qui considèrent qu’il ne faut pas faire de référendum, que le débat en 2005 avait été étonnamment riche et sérieux, preuve que la vie politique et démocratique peut être animée et tirée vers le haut. Pour conclure, il regrette aussi les affirmations des journalistes qui considèrent que les citoyens ne s’intéressent plus à la politique, au contraire : « <em>Ils en ont marre certes, ils veulent que ça change, mais je crois qu&rsquo;ils sont toujours autant intéressés par le débat</em> ».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #000000">Hervé (Rochefort) : &laquo;&nbsp;Une campagne sans sondage&nbsp;&raquo;</span></strong></p>
</blockquote>
<p><span style="color: #000000"><a style="color: #000000" href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/04/18120397_662081894001925_536839630_o.jpg"><img class=" size-large wp-image-1037 aligncenter" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/04/18120397_662081894001925_536839630_o-768x1024.jpg" alt="18120397_662081894001925_536839630_o" width="768" height="1024" /></a></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000">Hervé Blanchet, maire Les Républicains de Rochefort (25 000 habitants) et conseiller régional d&rsquo;Aquitaine, s&rsquo;engage en politique en 2001 à l&rsquo;échelle locale. Lucide, il dresse un constat pessimiste quant à la condition futur des collectivités locales: &laquo;&nbsp;<em>La taxe d&rsquo;habitation est une ressource très importante pour ma ville, et même si Emmanuel Macron promet d&rsquo;apporter une compensation à cette perte de recette, on sait par expérience que souvent, ce type de promesse n&rsquo;est pas tenue </em>», et poursuit : &laquo;&nbsp;<em>nous avons conscience que quelque soit le candidat qui gagnerait l&rsquo;élection, il risque d&rsquo;y avoir une continuité dans la politique de baisse de la DGF (dotation globale de fonctionnement) issu de l&rsquo;état, déjà réduite de manière importante depuis 2014 </em>». Une perte d&rsquo;environ 4,5 millions d&rsquo;euros pour la ville de Rochefort depuis 2014, pour un budget de 60 millions d&rsquo;euros par an.</span></p>
<p><span style="color: #000000">Interrogé à propos du rôle des médias et des sondages dans l&rsquo;élection présidentielle, Hervé Blanchet répond sans hésiter : &laquo;&nbsp;<em>Moi je rêve d&rsquo;une campagne sans sondage </em>». En effet selon lui, &laquo;&nbsp;<em>les sondages sont inexacts et influencent le vote de certains électeurs </em>». Sur les journalistes en particulier, M. Blanchet raisonne lucidement : &laquo;&nbsp;<em>Des journaux sont très ciblés, et ont leur dominance politique : </em>Le Figaro<em>, </em>L&rsquo;Humanité<em>, </em>Le Monde<em>. On sait à quoi s&rsquo;attendre lorsque l&rsquo;on lit les articles de ces journaux </em>». Il poursuit au niveau local: &laquo;&nbsp;<em>Au niveau local, parfois, il y&rsquo;a des articles très réussis et neutres, et d&rsquo;autres qui ne le sont pas forcément&#8230; Chaque journaliste a sa déontologie, certains se comportant toujours très bien et d&rsquo;autres de manière</em> border line »<em>. </em></span></p>
<h4><strong><span style="color: #000000">&laquo;&nbsp;Je me suis bien gardé d&rsquo;allé distribuer des tracts sur le marché&nbsp;&raquo;</span></strong></h4>
<p><span style="color: #000000">Maire Républicain, Hervé Blanchet votera François Fillon, conformément à son parrainage et à sa famille politique. Cependant, il se dit &laquo;&nbsp;<em>désarçonné</em>&nbsp;&raquo; par le Penelope Gate, et n&rsquo;a &laquo;&nbsp;<em>pas apprécié les propos de M.Fillon par rapport à sa mise en examen. Cela a fait beaucoup de mal à la parole politique </em>». Il témoigne s&rsquo;être &laquo;&nbsp;<em>beaucoup moins impliqué que les autres élections </em>», et s&rsquo;être &laquo;&nbsp;<em>bien gardé d&rsquo;allé distribuer des tracts sur le marché </em>». Cependant, Hervé Blanchet réitère son soutien à François Fillon : &laquo;&nbsp;<em>Moi je vote François Fillon. Je fais passer le programme avant l&rsquo;homme. Je l&rsquo;avais rencontré avant les élections, bien avant les primaires. J&rsquo;étais pour Alain Juppé, mais lorsque la primaire a donné comme vainqueur François Fillon, j&rsquo;ai été le premier à dire tous derrière François Fillon </em>». Il défend ainsi le programme du candidat de la droite et du centre : &laquo;&nbsp;<em>Je pense que son programme est le plus adapté pour notre pays. De toute façon le président ne gouverne pas seul, il a un gouvernement, une majorité </em>», mais malgré tout : &laquo;&nbsp;<em>Je suis avocat, donc je respecte la présomption d&rsquo;innocence, en revanche dire au 20 heure que si il est mis en examen il arrêtera mais que finalement il n&rsquo;arrête pas, ça je n&rsquo;ai pas apprécié </em>».</span></p>
<p><span style="color: #000000">Sur son rapport au citoyen, Hervé Blanchet déplore &laquo;&nbsp;<em>un amalgame entre les politiques locaux et les politiques d&rsquo;envergure national </em>». A propos des affaires et autre frasque politicienne, le maire déclare : &laquo;&nbsp;<em>Cela nous fait mal, mais je pense que les gens se rendent compte de l&rsquo;action des élus locaux. Les gens aiment leur maire, savent qui il est. C&rsquo;est très important pour moi d&rsquo;avoir une emprise très locale </em>». Il met également en évidence le rôle complexe des maires : &laquo;&nbsp;<em>Les gens ont tendance à oublier leur devoir et pensent n&rsquo;avoir que des droits. On ne peut pas dire oui à tout, certaine choses peuvent se faire, d&rsquo;autre non. Nous, on doit raisonner avec l&rsquo;intérêt général, alors que beaucoup voient leur intérêt privé plutôt que général. C&rsquo;est parfois difficile à faire admettre </em>».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4></h4>
<blockquote><p><strong>Edwina (Goussainville) : « <em>Il faut davantage favoriser le mérite et le travail »</em></strong></p></blockquote>
<div id="attachment_1050" style="width: 930px" class="wp-caption alignnone"><a style="color: #000000" href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/04/Edwina-Manika.jpg"><img class="size-large wp-image-1050" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/04/Edwina-Manika-1024x958.jpg" alt="Edwina Manika responsable des Jeunes LR du Val d'Oise" width="920" height="861" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #000000">Edwina Manika, Goussainville (Val d&rsquo;Oise)</span></p></div>
<p><span style="color: #000000">Edwina Manika, 28 ans, est ingénieure biomédical dans un laboratoire spécialisé en cardiologie le jour, responsable des jeunes LR du Val d’Oise, la nuit. Cette sarkozyste convaincue est conseillère municipale dans l’opposition au sein de la commune de Goussainville (95).</span></p>
<p><span style="color: #000000">Malgré le tumulte de la campagne, elle tient à respecter la discipline de parti d’unité des Républicains : <em>« Nous avons chacun notre écurie, mais nous sommes une équipe. Je me suis dit qu’on se devait d’aller dans chaque meeting en région parisienne, pour soutenir le gagnant de la primaire. Nous sommes une armée, une force de guerre. » </em></span></p>
<h4><em><span style="color: #000000"><strong>&laquo;&nbsp;Nous n’étions pas bien accueillis sur les marchés&nbsp;&raquo;</strong></span></em></h4>
<p><span style="color: #000000">Car oui, l’élection présidentielle ressemblait davantage à une campagne militaire pour certains candidats. Englué dans une affaire de détournement de fonds public, le candidat LR François Fillon a donné du fil à retordre aux élues de terrain comme Edwina : <em>« Entre janvier et février, on n’était pas bien accueilli sur les marchés. J’ai ressenti de la déception et comme tout le monde, j’ai douté. C’était une période trouble. Les soutiens s’en allaient un par un. Les militants de ma commune n’avaient plus envie. Je trouvais que les médias s’acharnaient sur François Fillon. Un plan B ? Cela aurait été un manque de respect envers les citoyens, qui avaient déjà payé pour cette primaire. J’ai tenu bon. C’est dans ces moments qu’il faut être courageuse.»</em></span></p>
<h4><em><span style="color: #000000"><strong>&laquo;&nbsp;Je suis pour une immigration contrôlée. Moi qui suis d’origine indienne, je n’ai pas de gêne à le dire.&nbsp;&raquo;</strong></span></em></h4>
<p><span style="color: #000000">Si les affaires ont déstabilisé le camp LR, le programme de l’ancien Premier ministre reste un socle indéfectible auquel s’accroche l’élue : <em>« Pour moi le travail c’est la base de tout ! Je suis favorable à la suppression des 35h comme le propose François Fillon, cela créera de la compétitivité. Je suis pour une immigration contrôlée. Moi qui suis d’origine indienne, je n’ai pas de gêne à le dire. Beaucoup viennent en France pour le système généreux proposé chez nous. Il faut davantage favoriser le mérite et le travail. »</em></span></p>
<p><span style="color: #000000">« Travailler plus pour gagner plus » a longtemps été le credo d’Edwina. Elle est séduite à 15 ans par les propos tranchants de l’ambitieux ministre de l’Intérieur de l’époque : Nicolas Sarkozy : <em>« Je vivais près des cités en Seine St Denis à Épinay-sur-Seine. Pourtant, je ne me suis jamais senti visée quand Nicolas Sarkozy a voulu passer les banlieues au kärcher. Ce n’est pas le quartier qui définit ton parcours. Les jeunes de quartiers se mettent eux-même des barrières. Quand on veut, on a toujours les moyens de s’en sortir.»</em></span></p>
<h4><em><span style="color: #000000"><strong>&laquo;&nbsp;Je suis prête à appeler à voter contre le FN&nbsp;&raquo;</strong></span></em></h4>
<p><span style="color: #000000">Edwina ne croit plus aux sondages. 2016 l’a convaincu de continuer à y croire, quitte à être à contre-courant. Elle se dit toutefois lucide sur l’enjeu des évènements : <em>« Je suis prête à appeler à voter contre le FN. On ne va pas jouer le ni-ni pour le coup. Ce n’est pas une élection cantonale ».</em> Car si la conseillère municipale soutien son champion, elle garde à l’esprit l’élection législative prévue en juin prochain. Scrutin primordial qui donnera ou retirera une majorité parlementaire, nécessaire pour gouverner au futur chef de l’État : <strong><em>« </em></strong><em>Nous prévoyons cinq  semaines de campagne intensives avec des opérations coups de poing, en ciblant des lycées du Val d’Oise. Car même si Emmanuel Macron est élu président, nous les LR avons pour force d’être très bien implanté au sein de notre territoire, contrairement à lui. »</em></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000"><strong> </strong></span></p>
<blockquote><p><strong>Hicham (Les Mureaux) : &laquo;&nbsp;Aucun candidat n&rsquo;est là pour rattraper l&rsquo;autre&nbsp;&raquo;</strong></p></blockquote>
<div id="attachment_1052" style="width: 930px" class="wp-caption alignnone"><a style="color: #000000" href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/04/Photo-rl.jpg"><img class="size-large wp-image-1052" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/04/Photo-rl-1024x576.jpg" alt="Hicham et son fils" width="920" height="518" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #000000">Hicham et son fils, Les Mureaux (78)</span></p></div>
<p><span style="color: #000000">Lui, c’est Hicham. Un citoyen qui, comme une partie des français, est dégoûté de la politique. « <em>Aucun candidat n’est là pour rattraper l’autre</em> », confie-t-il sur un ton déçu. Pourtant, c’est dans la matinée qu’on le retrouve au bureau de vote pour réaliser ce qu’il appelle son devoir : « A<em>ujourd’hui je suis venu pour remplir mon devoir : il y a des gens qui sont morts pour avoir le droit de vote. La moindre des choses c’est de leur rendre hommage en votant </em>», explique-t-il avant de compléter « <em>mais après, je ne suis pas venu pour voter par conviction en espérant que les choses vont changer, car je sais que les choses ne changeront pas</em> ».</span></p>
<h4><span style="color: #000000"><strong>Un dégoût de la politique</strong></span></h4>
<p><span style="color: #000000">Ce dégoût trouve ses sources dans les actions non conformes aux promesses tenues par les élus. Les politiques engagées par les anciens présidents de la République, notamment celles controversés durant le mandat de François Hollande, n’ont pas aidé à rétablir le goût de la politique chez ces français. L’image donnée est claire : les candidats aux élections présidentielles n’ont rien à amener de nouveau. Ils seraient le fruit d’un système corrompu, donc ils travailleraient nécessairement pour ce système. Hicham explique que pour lui, les élus s’engagent dans la vie politique pour chercher des profits personnels. « <em>La politique n’a pas une place importante dans ma vie parce que, quoique l’on fasse, on ne fera que subir. Malgré le choix qu’on peut faire en choisissant un homme politique, il fera ce qu’il a envie de faire par la suite ; on voit toutes les promesses qui ont été faites et qui n’ont pas été tenues, ou des choses qui ont été faites et qui n’étaient pas du tout annoncées</em> » argumente-t-il. « <em>A partir de là on ne peut plus croire personne</em> », conclue-t-il.</span></p>
<h4><span style="color: #000000"><strong>Des élections essentielles</strong></span></h4>
<p><span style="color: #000000">Les élections présidentielles de 2017 ont pourtant été grandement suivi, et Hicham ne cache pas avoir, lui aussi, suivi le déroulement des campagnes, du moins à travers les débats télévisés. Il me précise que, malgré tout, les élections 2017 sont essentielles, et ce surtout sur le plan international : « <em>V</em><em>u ce qui est en train de se passer dans le monde, il va effectivement falloir quelqu’un qui puisse prendre de bonnes décisions parce que là, ça commence à craindre !</em> » me dit-il suivi d’un rire. Cette peur s’entend dans beaucoup de voix. Il n’est pas le seul à comprendre que les élections de 2017 en France ont un rôle important à jouer dans le déroulement des choses dans le monde. De la même manière que les élections présidentielles américaines ont été grandement suivies à travers le monde, les élections françaises ont, elles aussi, intéressés les citoyens des pays étrangers. De nombreuses personnalités du monde entier ont montré leur soutien ou se sont intéressées de près ou de loin à certains candidats à la présidence.</span></p>
<h4><span style="color: #000000"><strong>Pour qui voter lorsqu&rsquo;on est dégoûté de la politique ?</strong></span></h4>
<p><span style="color: #000000">Elire un(e) président(e) dans ce contexte est primordial. Donc, voter est plus que nécessaire, selon Hicham. Ce n’est pas totalement l’argument du vote utile qu’il met en avant, puisqu’il ne s’agissait pas selon lui de voter pour un candidat qui fait un bon score contre un autre. Il s’agit en réalité de voter pour le candidat qui propose les moins pires idées. D’ailleurs, son choix s’est quasiment fait par élimination. « <em>Dans l’isoloir, je n’irais pas jusqu’à dire que j’ai fait « plouf-plouf » mais c’était presque ça. J’ai en tout cas éliminé de mes choix ceux que je ne voulais absolument pas voir au pouvoir, et j’ai voté par dépit. </em>» Voter pour le « moins pire ». Un vote amer qui aurait pu être contré par le vote blanc s’il avait été pris en compte. C’est en tout cas ce que pense Hicham quand je lui demande pourquoi ne pas voter blanc : « <em>Le vote blanc est inutile. Autant voter pour un petit candidat, ce qui revient presque au même, car ça va réduire le pourcentage de chance de ceux qu’on n’a pas forcément envie de voir au pouvoir.</em> » Une position qui aurait pu être totalement différente si le vote blanc était pris en compte dans notre mode d’élection : « <em>par contre si le vote blanc avait été pris en compte, je pense qu’il y aurait beaucoup de monde qui iraient voter et que ca aurait été une bonne alternative pour ceux qui ne veulent aucun des candidats proposés.</em> »</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote>
<p style="text-align: center"><span style="color: #000000"><em><strong>Georges (Brignais) : &laquo;&nbsp;Ils servent leurs propres intérêts&nbsp;&raquo;</strong></em></span></p>
</blockquote>
<div id="attachment_1044" style="width: 930px" class="wp-caption alignnone"><a style="color: #000000" href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/04/DSCF3521-2.jpg"><img class="wp-image-1044 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/04/DSCF3521-2-1024x768.jpg" alt="DSCF3521 (2)" width="920" height="690" /></a><p class="wp-caption-text">Georges (Brignais)</p></div>
<p><span style="color: #000000">Georges, retraité, ancien artisan boucher vivant dans le Rhône, a glissé le nom de François Fillon dans l’urne, « <em>parce que je suis à droite depuis toujours</em> » affirme-t-il. Mais ce n’est pas sans méfiance, concède-t-il : « <em>Tous autant qu’ils sont, ils pensent qu’à eux. Faut pas rêver</em> ».</span></p>
<h4><span style="color: #000000"><strong>« Tous autant qu’ils sont, la droite, la gauche, tous, ils ne valent pas plus cher les uns que les autres, parce qu’ils sont au pouvoir, ils pensent d’abord à eux avant de penser à nous. »</strong></span></h4>
<p><span style="color: #000000">Voilà le constat désabusé que fait Georges en ce jour d’élections. « <em>J’estime que tout homme politique, un an après avoir quitté la vie politique, il devrait redevenir comme nous : hommes citoyens comme tout le monde</em> » déclare-t-il, espérant que cela réduirait les intérêts personnels des candidats. De plus, « <em>les Sénateurs, il faudrait en supprimer la moitié, mais il n’y en a pas un qui le dit, parce que c’est tous des copains</em> ». Il s’attaque également à Emmanuel Macron, estimant que « <em>tous ceux qui sont autour de lui, ils sont venus le soutenir pour avoir des places, après</em> ».</span></p>
<h4><span style="color: #000000"><strong>« Franchement la classe moyenne comme nous, au milieu, on est imposés de partout »</strong></span></h4>
<p><span style="color: #000000">Avec son vote, Georges espère d’abord exprimer le mécontentement de la classe moyenne : « <em>Moi j’ai travaillé toute ma vie, en faisant 70 heures par semaine, je ne suis pas fortuné, mais j’ai travaillé pour pouvoir vivre à la retraite </em>». Il existe pour lui une injustice profonde, car les vrais riches « <em>ont tous des combines pour ne pas payer d’impôts</em> ».</span></p>
<p><span style="color: #000000">Il souligne également un fort décalage entre les dépenses de l’Etat et celles qu’il faisait difficilement pour faire vivre son commerce : « <em>Vous mettez votre maison en jeu, vous mettez tout ce que vous possédez en jeu pour pouvoir arriver à faire ce que vous voulez. Si vous n’y arrivez pas, on vous prend ce que vous avez fait. L’homme politique, lui, il vient, c’est pas son argent, il n’est pas traité comme nous. Quand c’est pas votre argent vous faites ce que vous voulez ! Quand vous le transpirez tous les matins en vous levant, vous ne le jetez pas par les fenêtres.</em> »</span></p>
<h4><span style="color: #000000"><strong>« <em>J’ai toujours voté. Là j’étais dans le midi, je me suis déplacé pour venir voter.</em> »</strong></span></h4>
<p><span style="color: #000000">Malgré tout, pour Georges, « <em>c’est important, il faut voter, parce que c’est nous qui jouons.</em> » Il fustige les abstentionnistes : « <em>Ceux qui ne votent pas, qu’ils se taisent après.</em> ». Il regrette la bassesse du débat politique, vide d’idées : « <em>Ils se critiquent, c’est tout ce qu’ils font, ils se critiquent mutuellement !</em> ». Il pense que « <em>l’actualité, elle fait plus de mal qu’autre chose</em> ». Les affaires Fillon, par exemple, sont la preuve d’une absence de fond : «<em> On veut démonter quelqu’un, on le démonte en faisant ressortir des trucs qui ont vingt ans ; c’est ça la politique </em>».</span></p>
<p><span style="color: #000000">« <em>Ça sert à rien de se battre, l’essentiel c’est qu’ils se réunissent tous</em> » déclare finalement Georges. Et d’ajouter, sur un ton quelque peu rêveur : «<em> Ils devraient s’unir et gouverner ensemble</em> ».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: right"><span style="color: #000000">Article rédigé par Matthieu Slisse, Estelle Ndjandjo, Louis Faurent, Mariette Munier, Mohammed Azzaoui, Martin Hortin, Vianney Savatier et Anaëlle Véricel.</span></p>
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		<title>Le Mexique, plongé dans un marasme politique</title>
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		<pubDate>Thu, 06 Oct 2016 23:50:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Pamela Bazan]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[marasme]]></category>
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		<category><![CDATA[Peña Nieto]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>&#160; Comme chaque année, le pays aztèque a fêté l&#8217;anniversaire de son indépendance la nuit du 15 septembre. Alors que le Zócalo se remplissait de personnes désireuses de crier « Vive le Mexique ! », plusieurs milliers de citoyens ont essayé de conquérir – en vain – la place centrale au cri de « Basta! » : pendant la mobilisation, les manifestants [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Comme chaque année, le pays aztèque a fêté l&rsquo;anniversaire de son indépendance la nuit du 15 septembre. Alors que le Zócalo se remplissait de personnes désireuses de crier « Vive le Mexique ! », plusieurs milliers de citoyens ont essayé de conquérir – en vain – la place centrale au cri de « Basta! » : pendant la mobilisation, <a href="http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/09/16/97001-20160916FILWWW00046-mexique-la-demission-du-president-reclamee.php">les manifestants ont exigé la démission du président Peña Nieto</a>, dont la popularité ne cesse de baisser (selon un sondage du journal <em>Reforma</em> publié en août, elle serait tombée à 23%). Le compte à rebours vers l’élection présidentielle de 2018 a commencé et cette crise politique ne restera pas sans conséquences. Comment en est-on arrivé là ?</strong></p>
<hr />
<p>&nbsp;</p>
<p>En remportant l’élection présidentielle en 2012, Enrique Peña Nieto – alors candidat du PRI (Parti révolutionnaire institutionnel) – incarnait le retour d’un parti hégémonique au pouvoir. Depuis sa fondation en 1929, le PRI a instauré un régime autoritaire qui a duré sept décennies, avant l’arrivée du PAN (Parti action national, droite sociale-chrétienne) au gouvernement en 2000. Conscient de ce passé quelque peu totalitaire, il se vantait de représenter le « nouveau PRI » ; une aspiration unificatrice et un esprit réformateur semblaient cimenter le cœur de sa campagne. Après sa prise de fonction, son parti signerait un <a href="http://www.economist.com/news/americas/21567941-new-president-believes-he-has-broad-political-agreement-change-his-country">« pacte national »</a> avec l’opposition. Ensuite, il annoncerait des réformes structurelles pour « faire bouger le Mexique. » <em><a href="http://www.economist.com/news/21566314-enrique-pe%C3%B1a-nieto-mexicos-newly-elected-president-sets-out-his-priorities-mexicos-moment">Mexico’s moment</a></em> était en marche. Mais cette promesse ne ferait pas long feu. Le bilan du président mexicain, au pouvoir depuis quatre ans, contient des dossiers très épineux.</p>
<blockquote><p>Le cas Iguala ou la crise des droits humains</p></blockquote>
<div id="attachment_648" style="width: 810px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2016/10/etudiantsmx.jpg"><img class="size-full wp-image-648" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2016/10/etudiantsmx.jpg" alt="© fundar.org.mx" width="800" height="450" /></a><p class="wp-caption-text">© fundar.org.mx</p></div>
<p>Cela fait déjà deux ans que <a href="http://radio-londres.fr/2015/10/etudiants-disparus-mexique-loin-de-verite/">les étudiants de l’École Normale Rurale d’Ayotzinapa ont disparu</a>. Bien qu’une centaine de personnes aient été interpellées, de nombreuses questions restent sans réponse. La « vérité historique » présentée par le gouvernement de Peña Nieto s’est effondrée face à un rapport publié par des chercheurs indépendants. Ce document a mis en évidence les négligences commises par l’État pendant l’enquête officielle et a nié la thèse principale de celui-ci, selon laquelle les corps des 43 étudiants auraient été incinérés.</p>
<p><a href="https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2016/04/mexico-new-ayotzinapa-report-reveals-official-determination-to-sweep-tragedy-under-the-carpet/">Erika Guevara, directrice du programme Amériques d’Amnesty International</a>, a déclaré :</p>
<p><em>« La réaction des autorités à la disparition des 43 étudiants d&rsquo;Ayotzinapa et à l&rsquo;exécution extrajudiciaire de trois personnes est une illustration tragique de la méthode privilégiée par Enrique Peña Nieto en matière de droits humains : cacher ou ignorer les faits, et espérer que les accusations finissent par tomber dans l&rsquo;oubli. »</em></p>
<p><a href="http://www.amnesty.fr/Nos-campagnes/Stop-Torture/Actualites/Torture-au-Mexique-le-rapport-critique-de-ONU-14462">L’Organisation des Nations Unies a également dénoncé cette crise</a> et a assuré que la torture restait une pratique généralisée au Mexique :</p>
<p><em>« Des policiers et des militaires recourent régulièrement à la torture afin de punir des détenus dans le cadre de la prétendue guerre contre la drogue, de leur arracher des “aveux” ou des informations. Souvent, les victimes sont forcées de signer des déclarations sous la torture et sont reconnues coupables dans de nombreux cas sur la base de ces seuls documents. »</em></p>
<p>Le gouvernement mexicain, à travers le ministère des Relations extérieures, a refusé les recommandations des organismes internationaux sous prétexte que, selon eux, <em>« leurs conclusions ne correspondent pas à la réalité »</em>.</p>
<blockquote><p>« La maison blanche d’Enrique Peña Nieto »</p></blockquote>
<div id="attachment_646" style="width: 1010px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2016/10/casablanca.jpg"><img class="wp-image-646 size-full" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2016/10/casablanca.jpg" alt="© divergente.mx" width="1000" height="532" /></a><p class="wp-caption-text">© divergente.mx</p></div>
<p>C’est le titre d’un reportage publié par l’équipe de <a href="http://www.courrierinternational.com/article/mexique-carmen-aristegui-un-defi-permanent-la-censure">la journaliste Carmen Aristegui</a> en novembre 2014, quelques semaines après la disparition des étudiants. <a href="http://aristeguinoticias.com/0911/mexico/la-casa-blanca-de-enrique-pena-nieto/">Ce travail</a> a révélé que le président et la première dame, Angélica Rivera, avaient acquis une résidence à Mexico d&rsquo;une valeur estimée autour de sept millions de dollars. Le ministre des Finances, Luis Videgaray, s’est retrouvé dans une situation similaire. Le problème ? Les maisons appartenaient à une entreprise qui a remporté un appel d’offre pour une construction ferroviaire, un projet qui promettait d’être un des plus grands succès du gouvernement fédéral, mais qui serait annulé ensuite. Cette firme a également bénéficié de contrats alors que Peña Nieto était gouverneur de l’État de Mexico.</p>
<p>Après ce scandale, le président mexicain a désigné Virgilio Andrade comme le responsable d’une enquête autour des luxueuses demeures. Ce fonctionnaire a nié d’emblée l’existence d’un conflit d’intérêts, en alléguant que les maisons avaient été acquises avant leur prise de fonction. L’opinion publique est restée sceptique face à ce verdict, considéré comme une exonération anticipée et motivée par les liens d’amitié entre Andrade et Videgaray.</p>
<p>En juillet 2016, Peña Nieto a annoncé la création d’un Système National contre la Corruption. Dans le cadre de cette réforme, il a évoqué la polémique entourant la « maison blanche » et s’est adressé aux Mexicains : <em>« Même si j’ai agi en toute légalité, cette erreur a affecté ma famille et a dégradé la confiance dans le gouvernement. Je vous demande pardon pour l’indignation provoquée par cette affaire. »</em></p>
<blockquote><p>L’évasion de « El Chapo »</p></blockquote>
<div id="attachment_645" style="width: 930px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2016/10/elchapo.jpg"><img class="size-large wp-image-645" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2016/10/elchapo-1024x640.jpg" alt="© posta.com.mx" width="920" height="575" /></a><p class="wp-caption-text">© posta.com.mx</p></div>
<p>Joaquín Guzmán Loera, « le plus puissant narcotrafiquant au monde », a été capturé pour la première fois en 1993 au Guatemala. Pendant le gouvernement de Vicente Fox en 2001, il s’échappe d’une prison de sécurité maximale.</p>
<p>Ce n’est qu’après treize ans de chasse que Guzmán Loera est revenu derrière les barreaux. Le 22 février 2014, « El Chapo » a été capturé par les autorités mexicaines. Le mandat d’Enrique Peña Nieto avait le vent en poupe. Après l’annonce de ses projets pour l’éducation et l’énergie, le « président réformateur » se voulait le garant de la lutte contre le crime organisé. Il a alors déclaré qu’une « nouvelle évasion serait impardonnable ». Mais l’inconcevable est arrivé.</p>
<p>Le 11 juillet 2015, Guzmán Loera s’est à nouveau évadé de prison. Pour ce faire, il s’est introduit dans un tunnel – long de 1,5 km – par un trou creusé dans sa cellule. Puis il l’a parcouru à l’aide d’une moto fixée à des rails qui menaient à un immeuble en cours de construction. Une stratégie qui ne laisse aucune place à l’improvisation. Pour les Mexicains, il semblait évident que le narcotrafiquant avait bénéficié de complicités à l’intérieur de la prison. La réalisation d&rsquo;un tel « chef d’œuvre d’ingénierie » en toute discrétion aurait été impossible. Une nouvelle recherche a été lancée.</p>
<p>Le 8 janvier 2016, Enrique Peña Nieto annonçait sur son compte Twitter : <em>« Mission accomplie. Je veux informer les Mexicains que Joaquín Guzmán Loera a été arrêté. »</em> Inutile de tirer orgueil de cette prouesse. Les autorités mexicaines avaient été incapables d’éviter l’évasion et l&rsquo;opinion publique de penser que « personne ne peut écarter la possibilité d’une nouvelle fuite ».</p>
<blockquote><p>Un scandale de plagiat</p></blockquote>
<div id="attachment_644" style="width: 770px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2016/10/tesisplagiada.jpg"><img class="size-full wp-image-644" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2016/10/tesisplagiada.jpg" alt="© debate.com.mx" width="760" height="416" /></a><p class="wp-caption-text">© debate.com.mx</p></div>
<p>Le 21 août, Carmen Aristegui a de nouveau fait irruption sur la scène politique mexicaine. Dans un reportage intitulé <em><a href="http://aristeguinoticias.com/2108/mexico/pena-nieto-de-plagiador-a-presidente/">« Peña Nieto, de plagiador a presidente »</a></em> (Peña Nieto, de plagiaire à président), elle publie une enquête affirmant que la thèse du président mexicain – qui lui a permis d’obtenir sa licence de droit – contient 28% de textes plagiés.</p>
<p>Cette affaire a bouleversé l’opinion publique mexicaine et les comparaisons ne se sont pas faites attendre. En 2011, Karl Theodor zu Guttenberg (ministre de la Défense allemand), en 2012, Pál Schmitt (président de la Hongrie) et en 2013, Anette Schavan (ministre de l’Éducation allemande) ; tous ont démissionné après des accusations de plagiat. En revanche, Peña Nieto a déclaré qu’il s’agissait ici d’une « erreur méthodologique ». Ces déclarations ont fait la une des médias mexicains, mais ce dossier a également trouvé sa place <a href="http://www.nytimes.com/2016/08/23/world/americas/report-accuses-mexicos-president-of-plagiarism-in-law-school-thesis.html?_r=0">dans la presse internationale</a>, ce qui n’a fait qu’attiser la polémique.</p>
<blockquote><p>Trump au Mexique</p></blockquote>
<div id="attachment_643" style="width: 970px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2016/10/nietotrump.jpg"><img class="size-full wp-image-643" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2016/10/nietotrump.jpg" alt="© Libération" width="960" height="622" /></a><p class="wp-caption-text">© Libération</p></div>
<p>Le gouvernement mexicain a annoncé, le soir du 30 août 2016, une réunion entre le président et le candidat républicain à la présidence des États-Unis, Donald Trump. <em>« Il y a quelques jours, le président Peña Nieto a invité les deux candidats à la présidentielle américaine pour dialoguer sur la relation bilatérale entre le Mexique et les États-Unis. »</em> Mais seul l’homme qui <em><a href="http://www.nytimes.com/2016/08/31/us/politics/donald-trump-mexico-enrique-pena-nieto.html?ref=nyt-es&amp;_r=0">« a passé un an à se moquer du Mexique »</a></em> a répondu.</p>
<p><em>« Quand le Mexique nous envoie des gens, il ne nous envoie pas les meilleurs. Il envoie des gens avec des tas de problèmes. Ils viennent avec de la drogue, ils amènent de la criminalité, ce sont des violeurs. »</em> Ces mots sont ceux de Donald Trump, prononcés lors de l’annonce de sa candidature, le 16 juin 2015. Des paroles toujours ancrées dans l’esprit des Mexicains.</p>
<p>En mars dernier, Enrique Peña Nieto a considéré ce discours comme une « rhétorique stridente » et a déclaré que « c’est la façon dont Mussolini et Hitler sont arrivés au pouvoir ». Les Mexicains ne comprenaient donc pas le pourquoi de l’invitation. Le 31 août, le candidat républicain s’est rendu à Mexico. Après une réunion privée, le président mexicain et Donald Trump ont parlé devant les médias. Lors des interventions que la presse mexicaine a considéré comme « tièdes » et « molles », Peña Nieto a affirmé que les commentaires de l’homme d’affaires avaient subi de <em>« mauvaises interprétations »</em>. <em>« Des malentendus »</em> a-t-il précisé. La prestation du président n’a pas plu aux Mexicains. Sur les réseaux sociaux, des millions d’entre eux ont manifesté leur indignation et ont dit se sentir « humiliés ». Pour eux, la visite de Donald Trump n’avait fait que légitimer son discours haineux. Selon Luis Videgaray (ministre des Finances), en revanche, l’invitation au candidat républicain a été <em>« courageuse et intelligente »</em>.</p>
<div id="attachment_642" style="width: 544px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2016/10/trumparizona.jpg"><img class="size-full wp-image-642" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2016/10/trumparizona.jpg" alt="© The Republic" width="534" height="401" /></a><p class="wp-caption-text">© The Republic</p></div>
<p>Cet évènement a eu des conséquences politiques majeures aux deux côtés de la frontière. Une fois rentré aux États-Unis, Trump a insisté de nouveau sur sa volonté de construire un mur entre les deux pays. Le président mexicain en avait parlé peu après la réunion : <em>« Au début de la conversation, j’ai clairement indiqué que le Mexique ne paierait pas le mur. »</em> Mais lors d’un meeting dans l’Arizona, l’homme d’affaires a déclaré, d’un ton moqueur : <em>« Le Mexique paiera le mur, croyez-moi, à 100%. Ils ne le savent pas encore, mais ils paieront le mur. »</em> (sic)</p>
<p>Trump avait le contrôle du discours, les mots de Peña Nieto avaient été dépassés. En une semaine, <a href="http://www.reuters.com/article/us-usa-election-poll-idUSKCN1182PT">il était remonté dans les sondages</a>. Pour Hillary Clinton, le voyage du candidat républicain à Mexico a été un <em>« incident international honteux »</em>.</p>
<p>Au Mexique, les partis de l’opposition ont traité Peña Nieto d’<em>« idiot »</em> et d&rsquo;<em>« incompétent »</em>. Le journal <em>Reforma</em> a identifié le ministre des Finances, Luis Videgaray, comme le promoteur de cette visite. Il a également révélé que Claudia Ruiz Massieu, la ministre des Relations extérieures, s’y opposait. Mais la décision était déjà prise, et « l’homme fort » du gouvernement de Peña Nieto devait maintenant affronter les conséquences. Mercredi 7 septembre, il a présenté sa démission. <em><a href="http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2016/09/09/la-visite-de-donald-trump-provoque-une-crise-politique-au-mexique_4995041_3222.html">« Un fiasco qui plonge le président Peña Nieto dans la plus grave crise de son mandat »</a></em>, selon Le Monde.</p>
<div id="attachment_641" style="width: 1014px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2016/10/calderon.jpg"><img class="size-full wp-image-641" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2016/10/calderon.jpg" alt="L'ex-première dame Margarita Zavala avec son époux, Felipe Calderón Hinojosa. (© clase.in)" width="1004" height="479" /></a><p class="wp-caption-text">L&rsquo;ex-première dame Margarita Zavala avec son époux, Felipe Calderón Hinojosa. (© clase.in)</p></div>
<p>En effet, la démission de Luis Videgaray porte un coup dur au parti du président en vue de la course électorale de 2018. Les chances de trouver un candidat qui permette au PRI de rester au pouvoir diminuent – la constitution ne permettant pas la réélection du président sortant. La réforme de l’éducation, un de ses projets les plus « prometteurs » du mandat de Nieto, a du mal à s’implanter. Aurelio Nuño, ministre de l’Éducation, et Miguel A. Osorio Chong, ministre de l’Intérieur, ont des difficultés à trouver un accord avec les enseignants opposés au nouveau modèle. Les interventions policières pendant les mobilisations ont déclenché un conflit devenant chaque fois plus violent.</p>
<p>Les partis de l’opposition semblent alors y voir plus clair. Chez le PAN, plusieurs dirigeants se sentent prêts à lancer une campagne pour récupérer la présidence. Les sondages placent l’ex-première dame Margarita Zavala en tête pour la candidature du parti conservateur. À gauche, le PRD (Parti de la révolution démocratique), bien que devant faire face à de nombreuses divisions internes, a manifesté son soutien à Miguel Ángel Mancera, l&rsquo;actuel maire de Mexico, mais n’écarte pas la possibilité de construire une alliance avec le PAN.</p>
<p>Cette course présidentielle sera assurément différente des précédentes. En 2018, la scène politique accueillera de nouveaux venus. D’un côté, le parti qui se dit le représentant de « la vraie gauche » : Morena (Mouvement de régénération nationale) fondé en 2014 par Andrés Manuel López Obrador, ancien candidat du PRD à la présidence mexicaine en 2006 et 2012. Il est convaincu que <em>« la troisième fois sera la bonne »</em>. De l’autre, les candidats indépendants, qui affirment que <em>« les Mexicains en ont assez des partis politiques »</em>. Parmi eux se trouve notamment Jorge Castañeda, ancien ministre des Relations extérieures pendant le mandat de Vicente Fox. De son côté, Margarita Zavala n&rsquo;a pas nié la possibilité d’une candidature indépendante. Une dérive qui peut permettre aux concurrents de se détacher du passé, et qui menace surtout le système politique traditionnel mexicain.</p>
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		<title>Université d&#8217;été du PS : rentrée mouvementée mais déterminée</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Sep 2015 10:37:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Magat]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[parti]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>C&#8217;est LE rendez-vous des socialistes : l&#8217;université d&#8217;été à La Rochelle. Sur trois jours, des conférences et ateliers sont organisés autour de différents thèmes. Cette année, ce sont surtout les élections régionales et la COP 21 qui ont attiré l&#8217;attention. Ambiance et portraits de militants à l&#8217;occasion de cette rentrée politique. C&#8217;est dans un contexte difficile [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>C&rsquo;est LE rendez-vous des socialistes : l&rsquo;université d&rsquo;été à La Rochelle. Sur trois jours, des conférences et ateliers sont organisés autour de différents thèmes. Cette année, ce sont surtout les élections régionales et la COP 21 qui ont attiré l&rsquo;attention. Ambiance et portraits de militants à l&rsquo;occasion de cette rentrée politique.</p>
<p><span id="more-315"></span></p>
<hr />
<p align="justify">C&rsquo;est dans un contexte difficile que l&rsquo;université d&rsquo;été du Parti Socialiste s&rsquo;est ouverte vendredi 28 août : la veille, les frondeurs se réunissaient à Marennes, Emmanuel Macron tenait des propos largement commentés sur le droit du travail (et notamment les 35 heures), EELV se déchire… Bref, le climat n&rsquo;est pas des plus sereins pour entamer cette université. D&rsquo;ailleurs, on aurait presque eu l&rsquo;impression de se croire à l&rsquo;université des écologistes tant ils ont occupé le devant de la scène. Il faut dire que deux démissions coup sur coup des présidents du groupe écologiste à l&rsquo;Assemblée nationale et au Sénat ce n&rsquo;est pas rien. « C&rsquo;est un évènement majeur », a commenté Jean-Christophe Cambadélis à l&rsquo;occasion de la conférence de presse d&rsquo;ouverture. Il aura d&rsquo;ailleurs été question d&rsquo;avantage des Verts et d&rsquo;Emmanuel Macron que de l&rsquo;université lors de cette conférence de presse. C&rsquo;est cette fragmentation que regrette le premier secrétaire général du PS : « Cette fragmentation de la gauche prend des dimensions paroxysmiques chez les écologistes. »</p>
<p align="justify">Et à voir les journalistes massés à attendre Emmanuel Cosse, on comprend mieux la déclaration de Jean-Christophe Cambadélis. La secrétaire nationale d&rsquo;Europe Écologie Les Verts était sans nul doute la plus attendue. Venue pour parler de la COP 21, impossible quasiment de ne pas commenter les décisions de François de Rugy et Jean-Vincent Placé de démissionner et quitter le navire vert. « Ils ont choisi des aventures personnelles au moment où l&rsquo;intérêt collectif aurait dû primer. » La gauche semble ainsi divisée depuis l&rsquo;extérieur. Ce n&rsquo;est pourtant pas le point de vue des militants que nous avons rencontré.</p>
<div id="attachment_320" style="width: 930px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/09/DSC_0038.jpg"><img class="wp-image-320 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/09/DSC_0038-1024x576.jpg" alt="EELV a profité de la médiatisation de l'Université d'été du PS pour se mettre en avant." width="920" height="518" /></a><p class="wp-caption-text">EELV a profité de la médiatisation de l&rsquo;Université d&rsquo;été du PS pour se mettre en avant.</p></div>
<p align="justify"><strong>La gauche se doit d&rsquo;être forte</strong></p>
<p align="justify">À en croire Hedi Majri, militant depuis 1981, « le PS a encore la capacité de se rassembler. Ce ne sont pas des divisions qui règnent au sein du parti mais plutôt des courants. Ce que nous attendons surtout, c&rsquo;est une impulsion créative, pour les régionales et pour la suite également. » Ce professeur de philosophie souhaite également que le parti se mette en avant et montre aux citoyens qu&rsquo;il est en mesure de les rassembler. « Pour cela, nous pouvons compter sur nos partenaires, les autres partis, aussi bien EELV que les Radicaux de gauche ou le MRC (Mouvement Républicain et Citoyen) et j&rsquo;en passe. Ils devraient tous être alliés avec le parti socialiste et le gouvernement, ils ont passé un contrat avec eux en 2012 pour qu&rsquo;ils nous soutiennent. Nous, on a accepté de travailler avec eux dès le début. Maintenant, ce sont eux qui sont en train de partir et de se diviser chez eux. Emmanuelle Cosse reste une alliée et pour moi qui suis Cannois (de Cannes), c&rsquo;est important d&rsquo;être associé avec eux. Nous le sommes d&rsquo;ailleurs dans les Alpes-Maritimes pour les élections régionales afin de lutter contre la montée du Front National. »</p>
<div id="attachment_324" style="width: 586px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/09/DSC_0090.jpg"><img class="wp-image-324 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/09/DSC_0090-576x1024.jpg" alt="Hedi Majri estime que la gauche se doit d'être forte, afin de lutter contre le FN." width="576" height="1024" /></a><p class="wp-caption-text">Hedi Majri estime que la gauche se doit d&rsquo;être forte, afin de lutter contre le FN.</p></div>
<p align="justify">Cet avis, Sylviane et Gilles Raby le partagent. Militants depuis une dizaine d&rsquo;année pour la première et depuis près de trente ans pour le second, lorsqu&rsquo;on leur demande s&rsquo;ils trouvent que le parti est divisé ils répondent : « Non, moi je trouve pas tant que ça. Je trouve que c&rsquo;est surtout les médias qui racontent ça. Oui, c&rsquo;est divisé mais très peu. On a vécu la période des courants et c&rsquo;était pire. Là il y a des discussions au sein de la gauche en général et du PS en particulier mais c&rsquo;est très sain. Ça nous paraît normal qu&rsquo;il y ait des courants aussi. Ici les choses ont été clarifiées en ce qui concerne les propos d&rsquo;Emmanuel Macron sur les 35 heures. Si c&rsquo;était une remise en cause des 35 heures, la réponse est non. Je ne pense pas que ce soit le discours qu&rsquo;il ait tenu. C&rsquo;était une vision différente de la valeur travail et là, effectivement, on a un débat à avoir. Il faut essayer aussi son système, les autres n&rsquo;ayant pas fonctionné. Après, entre nous deux, nous n&rsquo;avons pas de divergences mais dans notre famille, ça nous arrive d&rsquo;avoir des points de vue différents, une vision différente de la gauche oui. » Quant au sujet d&rsquo;EELV, à peine le temps de demander si EELV à sa place avec le PS que la réponse est déjà tranchée : « Oui ! Clairement oui, il faut qu&rsquo;ils clarifient juste un peu leur position. Chez eux aussi il y a des tendances, mais ils vont clarifier leur position notamment pour les régionales. On a assisté à un atelier pour les régionales où les Verts disaient qu&rsquo;ils travaillaient pour ça. Pour le second tour ils prévoient une alliance mais pas au premier tour, ils jouent leurs cartes. C&rsquo;est bien quand il n&rsquo;y a pas de risque, admettons. Mais quand il y a ce risque de voir passer la droite voire l&rsquo;extrême droite… »</p>
<div id="attachment_325" style="width: 930px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/09/DSC_0092.jpg"><img class="wp-image-325 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/09/DSC_0092-1024x576.jpg" alt="" width="920" height="518" /></a><p class="wp-caption-text">Sylviane et Gilles ne sont pas aussi inquiets que certains militants sur la question de la montée du FN.</p></div>
<p align="justify">Jean-Philippe Herbert, lui aussi militant, estime que le parti n&rsquo;est pas divisé. « Il y a toujours eu des débats. Ça fait partie de l&rsquo;histoire du parti mais aussi de sa richesse. Il y a plein d&rsquo;idées qui s&rsquo;expriment. Forcément c&rsquo;est une difficulté car c&rsquo;est perçu comme une zizanie entre personnes, un manque de cohérence. Mais pour moi, c&rsquo;est quelque chose qui enrichit le débat. Il y a toujours une aile gauche et une aile plus libérale. Je pense que le curseur évolue, il change suivant les périodes, dans un sens ou dans l&rsquo;autre. Malgré cela, le débat est toujours ouvert. Je viens depuis plusieurs années à La Rochelle et il y a une réelle richesse à l&rsquo;intérieur des ateliers et le respect mutuel est mis en avant. On voit bien que les gens débattent sur des idées mais au fond, le coeur des valeurs reste commun. Ce qui me frappe c&rsquo;est l&rsquo;impression que j&rsquo;ai en entendant la couverture médiatique de l&rsquo;université. J&rsquo;ai l&rsquo;impression que je n&rsquo;étais pas au même endroit. Certainement que ce doit être lié à l&rsquo;immédiateté médiatique, on s&rsquo;attache plus à la petite phrase. Je me souviens, quand je suis venu, ça m&rsquo;avait vraiment frappé. C&rsquo;était il y a plus de dix ans. Et chaque année j&rsquo;ai le même sentiment. Maintenant j&rsquo;y suis habitué, j&rsquo;analyse. Les débats sont complexes, on s&rsquo;aperçoit que les choses ne sont pas si simples et c&rsquo;est ça aussi la richesse de l&rsquo;université. On s&rsquo;aperçoit que les choses ne sont pas si simples et aussi caricaturales que ce que l&rsquo;on voudrait en rendre compte en quelques phrases. Et quelques phrases c&rsquo;est la contrainte qu&rsquo;à la presse. C&rsquo;est un constat auquel je n&rsquo;ai pas vraiment de solutions. » Jean-Philippe apprécie revenir chaque année à La Rochelle. Plusieurs aspects font qu&rsquo;il revient ici. Tout d&rsquo;abord son intérêt pour la politique en général et puis « c&rsquo;est une façon de sentir un peu les choses, de revoir les gens. D&rsquo;une année sur l&rsquo;autre, on perçoit des évolutions aussi bien idéologiquement que moralement. » Et ce n&rsquo;est pas dans les médias que Jean-Philippe retrouve cette ambiance. Ces trois jours viennent « enrichir mon analyse » et c&rsquo;est un aspect de la vie publique. Ce militant soulève tout de même une difficulté : le choix qu&rsquo;il faut faire entre les ateliers, les plénières. Le choix est « terrible », et il y a presque un côté « frustrant » dans cela. Jean-Philippe souligne également le travail réalisé en amont. C&rsquo;est pour cela qu&rsquo;il estime que le parti peut se rassembler. « Mais en même temps, on a pas le choix. » De revenir ici, c&rsquo;est également l&rsquo;occasion de remettre les points sur les i explique-t-il. Il est vrai que certaines choses sont quand même faites. Jean-Marc Ayrault l&rsquo;a ainsi évoqué lors de son intervention sur l&rsquo;aspect économique de la campagne de François Hollande. Il a listé les différents engagements que le Président de la République et son gouvernement ont remplis après trois ans d&rsquo;exercice du pouvoir. « Et ça, on ne le ressent pas forcément. Moi-même je ne pensais pas qu&rsquo;il y aurait tant de choses réalisées puisqu&rsquo;on ne voit que par les indicateurs économiques que sont le PIB, le chômage, la croissance… Le chômage est toujours là, c&rsquo;est une réalité, mais dans le fond, je pense qu&rsquo;il y a un socle, un travail de fond qui prépare l&rsquo;avenir et ça fait partie des choses qui nous remontent, même si l&rsquo;on aimerait que ça aille plus vite et que ce soit plus facile. Il y a tellement de choses qui ont été faites ensembles et de valeurs communes que c&rsquo;est important de s&rsquo;unir. Le contexte de gauche plurielle comme on a pu le connaître a changé mais les idées, les valeurs sont toujours là. À l&rsquo;époque, il y avait même plus de divisions sur les questions environnementales qui sont aujourd&rsquo;hui bien atténuées. Il n&rsquo;y a donc pas de raison, à mon sens, que les Verts ne fassent pas partie du gouvernement. Après, certainement que le contexte de stratégie et de jeu des alliances vient polluer cela. Mais je reste persuadé que si l&rsquo;on veut mettre en œuvre nos idées, il faut s&rsquo;en donner les moyens et l&rsquo;écologie fait partie de ces moyens. Dans tous les exécutifs locaux, les Verts et le PS ont fait des progrès ensemble. Il n&rsquo;y a donc pas de raison pour que le projet actuel ne se fasse pas en commun.</p>
<p align="justify">Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire général du PS, s&rsquo;est exprimé lors de la conférence de presse d&rsquo;ouverture de l&rsquo;université et en a profité pour rappeler que « la gauche s&rsquo;est toujours constituée dans l&rsquo;adversité et n&rsquo;a jamais été un espace politique de tout repos. Il y a toujours eu ces polémiques mais la gauche avait la capacité de tenir. Moi, je ne veux voir que le rassemblement. Si certaines formulations sont approximatives ou que j&rsquo;ai souhaité réagir, c&rsquo;est que je ne veux pas participer de la fragmentation. »</p>
<div id="attachment_317" style="width: 586px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/09/DSC_0018.jpg"><img class="wp-image-317 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/09/DSC_0018-576x1024.jpg" alt="Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du Parti Socialiste, a souhaité &quot;fermer le débat avec Emmanuel Macron&quot;." width="576" height="1024" /></a><p class="wp-caption-text">Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du Parti Socialiste, a souhaité &laquo;&nbsp;fermer le débat avec Emmanuel Macron&nbsp;&raquo;.</p></div>
<p align="justify">Enfin, le Mouvement des Jeunes Socialistes, le MJS, surnommé également le « poile à gratter du parti », était représenté à La Rochelle. De nombreux jeunes socialistes s&rsquo;étaient réunis pour leur université d&rsquo;été. Parmi eux, Marie Lemenand-Durel, animatrice fédérale pour la fédération socialiste de la Manche. « Nous sommes là pour rappeler notre position. Nous sommes un mouvement autonome, d&rsquo;où cette position qui nous est propre. Je pense que c&rsquo;est un point important, plutôt que d&rsquo;être une organisation qui suit les plus vieux. La Rochelle, c&rsquo;est surtout un grand temps de formation entre les plénières et les ateliers. C&rsquo;est surtout ça la famille socialiste et c&rsquo;est pour cela que je reviens ici depuis trois ans. » Alors qu&rsquo;elle n&rsquo;a que 21 ans, cela fait déjà quatre ans que Marie milite. Une action et un engagement qui peuvent surprendre à un si jeune âge, mais que Marie prend plutôt comme une force. « J&rsquo;ai commencé à militer en 2011, après la campagne de François Hollande. Au début, être militant à 17 ans ça surprend. En général, les personnes qui ne font pas de politique trouvent ça très bien d&rsquo;avoir des jeunes. Après, ça devient parfois un peu plus dur au sein du parti, quand il s&rsquo;agit de s&rsquo;affirmer en tant que jeune en face de quelqu&rsquo;un qui a 30 ou 40 ans de parti derrière lui. Après, je pense que c&rsquo;est une force d&rsquo;être jeune, on apporte du renouveau, des idées nouvelles, une nouvelle façon de faire de la politique. Aujourd&rsquo;hui on passe beaucoup par les réseaux sociaux. » Quand on lui pose la question de savoir si, selon elle, le parti est divisé, Marie répond : « Bien sûr ! Quand j&rsquo;ai commencé à militer, on était en pleine campagne présidentielle, on était tous derrière François Hollande. Il fallait gagner. Mais on se rend compte qu&rsquo;il y a toujours eu des rivalités, des sensibilités différentes au PS. Ce n&rsquo;est pas une nouveauté. Aujourd&rsquo;hui ça se voit peut être plus parce qu&rsquo;on est au pouvoir, c&rsquo;est tout. Et puis il n&rsquo;y a pas que deux clans. La preuve, il y a avait quatre motions. Après, le MJS est autonome, on a nos propres statuts. Et je pense que pour rassembler, il faut avant tout respecter ses engagements. Aujourd&rsquo;hui on voit que ce n&rsquo;est pas le cas, c&rsquo;est pour cela que l&rsquo;université des jeunes socialistes s&rsquo;appelle l&rsquo;heure des choix. Il reste un peu moins de deux ans, ce sont deux ans pendant lesquels il faudra agir. » Quant au sujet « à la mode » durant cette université, les Verts : « Forcément que la gauche réussit le mieux quand elle est unie. Mais encore une fois, il faut respecter ces engagements, chose que le PS n&rsquo;a pas fait sur la lutte contre les discriminations par exemple, ou alors quand le parti n&rsquo;a pas été au bout de la loi sur la PMA. Pourtant, c&rsquo;est quelque chose que l&rsquo;on partageait avec nos partenaires de gauche. Alors forcément, quand on ne les respecte pas, on ne peut pas leur demander ensuite de s&rsquo;allier avec nous. »</p>
<div id="attachment_327" style="width: 586px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/09/DSC_0091.jpg"><img class="wp-image-327 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/09/DSC_0091-576x1024.jpg" alt="&quot;Le MJS est considéré comme le poil à gratter du PS&quot; (Marie, 21 ans)" width="576" height="1024" /></a><p class="wp-caption-text">&laquo;&nbsp;Le MJS est considéré comme le poil à gratter du PS&nbsp;&raquo; (Marie, 21 ans)</p></div>
<p align="justify">Les militants socialistes restent néanmoins d&rsquo;accord sur un point : le PS, malgré ses divisions ou plutôt son affaiblissement, tient à faire face au Front National lors des régionales de décembre 2015 (et également des présidentielles de 2017).</p>
<p align="justify"><strong>La peur du FN, cet ennemi à combattre</strong></p>
<p align="justify">Si les Verts étaient parfois omniprésents dans les discussions, ici ou là des militants discutaient de la hausse du Front National. Un atelier sur les régionales a d&rsquo;ailleurs permis de soulever la question. Et les militants ne sont pas tous autant inquiets mais le parti de Marine Le Pen est en hausse dans les sondages et dans les intentions de vote, ce qui ne laisse pas indifférent.</p>
<p align="justify">Pour Hedi Majri, « la véritable problématique c&rsquo;est le FN. Et j&rsquo;en ai peur. Il détruit tout ce que la République a construit. L&rsquo;installation et la banalisation du FN dans notre pays a de quoi faire peur. C&rsquo;est une banalisation qui sape la République, enlève les fondements, les bases de notre démocratie. Là où je suis, le FN est à 38 %, c&rsquo;est très difficile de lutter. Les jeunes n&rsquo;ayant pas de perspectives se tournent vers ce parti qui propose des solutions amalgamées. Tous les élèves qui ne savent rien de la politique ou bien qui refusent tout simplement la politique se tournent vers le parti de Marine Le Pen. Et pourtant, la politique c&rsquo;est l&rsquo;affaire de tous. Politique ça vient de POLIS, qui veut dire la ville. C’est-à-dire que l&rsquo;on participe tous de la construction de la ville. C&rsquo;est le sens noble et beaucoup de jeunes l&rsquo;oublie. Ce sont malheureusement tous ces élèves qui n&rsquo;ont aucune notion de la politique qui votent à l&rsquo;extrême droite. »</p>
<p align="justify">Marie estime elle aussi qu&rsquo;il y a une lutte à mener contre le FN, mais pas uniquement pour les régionales. « C&rsquo;est tout le temps qu&rsquo;il faut combattre le FN, parce qu&rsquo;il prend de l&rsquo;ampleur. Et c&rsquo;est l&rsquo;un des combats majeur des jeunes socialistes. »</p>
<p align="justify">Gilles et Sylviane sont, quant à eux, un peu moins inquiets. « Oui, l&rsquo;extrême droite est une crainte pour nous, mais ce sont surtout deux régions qui sont en danger, le PACA et le Nord-Pas-de-Calais. Il faut être vigilant mais ce n&rsquo;est pas non plus une crainte énorme. S&rsquo;il y a un émiettement et que se retrouvent en tête ceux qu&rsquo;on appelle Les Républicains (rires) et le FN, ça peut poser problème. D&rsquo;autant plus que, si en ajoutant les voies de gauche on se dit “mince, si on avait fait alliance on en serait pas là”, là il y aurait des regrets à avoir. Après, chacun prend ses responsabilités. Nous, on vient à l&rsquo;université d&rsquo;été surtout pour avoir des échanges, assister aux débats et aussi voir comment se profilent les alliances pour les régionales. Au final, c&rsquo;est pour apprendre des choses. On en a appris sur la COP 21, l&rsquo;impôt à la source. C&rsquo;est très enrichissant. »</p>
<p align="justify">À 36 ans, Pascal, militant de la fédération de Lyon, est adhérent depuis quatre ans. Pour lui, il reste deux ans, deux années pendant lesquelles il estime qu&rsquo;il est encore temps de mettre les choses au clair. « Il faut faire en sorte d&rsquo;oublier les mauvais moments passés et se tourner vers les régionales puis vers 2017. Parce que le FN est un vrai sujet pour ces élections. Le parti y est présent, à chaque fois mobilisé. Mais je pense qu&rsquo;on ne lutte qu&rsquo;en arrière-plan contre les idées du FN. Ce n&rsquo;est pas sur cela que l&rsquo;on va se consacrer. »</p>
<div id="attachment_328" style="width: 930px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/09/DSC_0107.jpg"><img class="wp-image-328 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/09/DSC_0107-1024x576.jpg" alt="Le calme régnait sur l'esplanade, tandis que l'agitation montait à l'intérieur, à l'occasion du repas de clôture." width="920" height="518" /></a><p class="wp-caption-text">Le calme régnait sur l&rsquo;esplanade, tandis que l&rsquo;agitation montait à l&rsquo;intérieur, à l&rsquo;occasion du repas de clôture.</p></div>
<p align="justify">L&rsquo;université du Parti Socialiste à La Rochelle était donc un moment fort de cette rentrée politique. Un moment qui a permis aux militants de mieux cerner la politique que le gouvernement souhaite mener avant 2017. Pour la plupart d&rsquo;entre eux, c&rsquo;était un moment intéressant, de réflexion et de débat qui permettent de faire avancer les choses, de souder le parti, de mieux comprendre ses positions et de faire bloc pour les prochaines échéances électorales.</p>
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		<title>Journées d&#8217;été EELV 2015 : focus sur le militantisme vert</title>
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		<pubDate>Tue, 25 Aug 2015 16:00:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Roméo Van Mastrigt]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>Fortes de 2000 participants, les Journées d’été d’EELV se sont ouvertes ce 20 août à Villeneuve d’Ascq, dans la banlieue Lilloise, avec dans le viseur les régionales et la COP 21. Pourtant, loin des frasques médiatiques de ses leaders nationaux, EELV est avant tout une histoire de militants. Le temps de ces quelques journées, nous [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Fortes de 2000 participants, les Journées d’été d’EELV se sont ouvertes ce 20 août à Villeneuve d’Ascq, dans la banlieue Lilloise, avec dans le viseur les régionales et la COP 21. Pourtant, loin des frasques médiatiques de ses leaders nationaux, EELV est avant tout une histoire de militants. Le temps de ces quelques journées, nous leur avons donné la parole.</strong></p>
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<p>Des soupirs et des yeux vers le ciel à la lecture de la Une de ce Libération du 20 Août : « À quoi servent les écolos ? ». C’est dans un contexte délicat que s’ouvrent les Journées d’Eté 2015 d’Europe Ecologie-Les Verts à Villeneuve d’Ascq, dans le Nord-Pas-de-Calais. Peut-on croire ce que dit la presse, que le parti se sclérose, qu&rsquo;il est « au bord de l’implosion » comme on peut le lire chez Libé ? C’est pourtant un tout autre visage que nous ont montré les militants EELV. Si ceux-ci sont conscients d’un certain manque de crédibilité et d’un jeu d’alliances incertain, c’est d’optimisme et d’espoir dont on nous a parlé. Loin des projecteurs, paroles de militants.</p>
<div id="attachment_282" style="width: 930px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/08/jde1.jpg"><img class="wp-image-282 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/08/jde1-1024x680.jpg" alt="jde1" width="920" height="611" /></a><p class="wp-caption-text">Des militants mobilisés pour la COP 21 qui aura lieu en Décembre à Paris | Photo : Roméo Van Mastrigt</p></div>
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<p style="text-align: center;"><strong>C’est quoi un projet écologiste ?</strong></p>
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<p>Le discours écolo, c’est surtout un discours incompris. Trop technique ou au contraire, trop évasif ? On a demandé à Enzo Poultreniez, militant EELV depuis 6 ans, sa vision des choses. Enfant de la génération « <em>11 septembre, 21 avril</em> », passé par le PS, il atterrit chez EELV en 2009, non pas que son engagement ait été particulièrement écolo, mais parce qu’il y a trouvé un discours alternatif, différent de celui « <em>déconnecté et hors-sol</em> » du Parti Socialiste. « <em>L’écologie, c’est pas que les petits oiseaux ou la réintroduction de la loutre dans le Nord-Pas de Calais, c’est véritablement plus que ça</em> », nous dit-il. « <em>Historiquement, les écolos sont précurseurs sur les questions de société</em> ». Pour l’anecdote, il nous rappelle le mariage de Bègles en 2004, lorsque Noel Mamère avait marié 2 homosexuels, ce qui avait créé une polémique d’ordre national. « <em>Les Verts étaient le seul parti à se positionner sur le droit aux personnes de même sexe à se marier</em> ». Mais quelle est la corrélation entre l’égalité des droits et le discours écolo ? « <em>Tout simplement, parce que l’on a compris que pour faire une société apaisée où chacun a sa place, il est primordial de ne laisser personne sur le bas côté</em> ». L&rsquo;un des messages sous-entendus de l’écologie politique est donc une logique inclusive où le collectif et l’addition des individualités est plus forte que leur simple somme : « <em>Comment demander aux gens de faire des efforts pour le climat si on ne les reconnaît pas dans leurs droits individuels ?</em> ». Parité, féminisme, égalité des droits, rapports Nord-Sud, non-productivisme, EELV reste un parti altermondialiste : « <em>On a un projet global, de la loutre aux gays en passant par l’ouvrier, on a une cohérence dans notre discours</em> ».</p>
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<div id="attachment_285" style="width: 930px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/08/jde2.jpg"><img class="wp-image-285 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/08/jde2-1024x680.jpg" alt="jde2" width="920" height="611" /></a><p class="wp-caption-text">Enzo Poultreniez, directeur de campagne EELV pour les régionales en NPDC-P | Photo : Roméo Van Mastrigt</p></div></blockquote>
<p>En oublierait-on l’écologie pour autant ? « <em>L’écologie, ça n’est pas que de l’environnementalisme </em>». On a demandé à Lucie, 24 ans, engagée depuis 3 ans chez les Jeunes Ecologistes. « <em>L’environnementalisme, c’est se soucier de la nature, de la biodiversité, des énergies, de la protection de la faune et la flore. Alors que l’écologie politique est un projet global qui comprend une vision environnementaliste très ample mais qui inclut également le social, l’économie, c’est beaucoup tourné vers l’humain ». </em>Depuis, quelques années, EELV n’a plus le monopole de l’écologie. Le FN a créé Nouvelle Ecologie, un collectif qui tente de verdir sa flamme. De même, les Républicains comptent parmi eux Maud Fontenoy qui prône une écologie libérale. Le discours écolo serait-il devenu un argument clientéliste ? Pas pour Lucie :<em> « On ne peut pas être écologiste sans être de gauche. L’écologie de droite, c’est de l’environnementalisme.</em> <em>Mais c’est très bien que les autres partis s’en soucient</em> ».</p>
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<div id="attachment_286" style="width: 930px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/08/jde3.jpg"><img class="wp-image-286 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/08/jde3-1024x680.jpg" alt="jde3" width="920" height="611" /></a><p class="wp-caption-text">Lucie, 24 ans, militante chez les Jeunes Ecologistes (JE) | Photo : Roméo Van Mastrigt</p></div>
<p style="text-align: center;"><em><strong>Un engagement humain ?</strong></em></p>
</blockquote>
<p>Si EELV fait la une de l’actualité, c’est plus pour les frasques et les tambouilles politiques de ses quelques leaders qui se comptent sur les doigts d’une main (aucun nom ne sera dévoilé&#8230;). Pour Enzo, EELV, c’est une histoire de militants : « <em>Le Parti, il est ici, sur le terrain au quotidien et pas seulement dans les institutions. Ce sont les 2000 personnes qui s’inscrivent, qui vont bosser dans des ateliers et dans des plénières géniales qui montrent qu’on est attractifs ».</em> On s’est alors demandés ce qui faisait l’originalité du militantisme vert. Pourquoi et comment s’exprime l’engagement dans le parti écologiste de France ? Quels sont ses caractéristiques, son impact et son esprit ?</p>
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<div id="attachment_287" style="width: 930px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/08/jde4.jpg"><img class="wp-image-287 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/08/jde4-1024x680.jpg" alt="jde4" width="920" height="611" /></a><p class="wp-caption-text">Du happening décalé à la formation populaire, les JE veulent participer au débat public | Photo : Roméo Van Mastrigt</p></div></blockquote>
<p>En se dirigeant vers le stand des Jeunes Ecologistes, on croit entendre le générique de la série <em>Game Of Thrones</em>. Connus pour leurs happenings décalés et loufoques, les voici tous en cercle, tenant dans leurs mains une affiche. « OGM, nucléaire, obsolescence programmée », chacun incarne un des travers du capitalisme. « <em>Derrière le mur, se cachent des ennemis qui menacent le climat ».</em> Alors que la musique retentit, tous s’avancent et font tomber une construction de bois, censée représenter le climat. C’est alors que d’autres JE surgissent, brandissant banderoles et pancartes, scandant slogans et chansons. Si on les a connus plus inspirés, l’initiative a le mérite de dessiner quelques sourires chez les militants. La référence à la série de HBO est également sur leurs t-shirts, où l’on devine la devise des Stark : « <em>Climate Change is Coming</em> ». Quels meilleurs ambassadeurs que les Jeunes Ecologistes pour nous parler d’engagement ?</p>
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<div id="attachment_288" style="width: 930px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/08/jde5.jpg"><img class="wp-image-288" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/08/jde5.jpg" alt="jde5" width="920" height="611" /></a><p class="wp-caption-text">Johan, militant chez les Jeunes Ecologistes et encarté chez EELV depuis 2 ans | Photo : Roméo Van Mastrigt</p></div></blockquote>
<p>On a posé quelques questions à Johan, militant chez les JE depuis 2 ans. Il a 26 ans et est encarté chez EELV. « <em>Les Jeunes Ecolos, c’est le mouvement de jeunesse de l’écologie politique. On essaye de promouvoir l’écologie chez les jeunes et les citoyens. Tous les jours, on essaye de s’ouvrir un peu plus. On fait beaucoup d’actions de rue, sur le terrain et pas qu’en temps de campagne. Ce qui fait notre différence, c’est que l’on ne s’occupe pas de leurs tambouilles internes, des motions. On a une charte d’autonomie solidaire entre le parti et notre mouvement</em>. ». Il déplore cependant le désintérêt porté à l’écologie politique en France : <em>« à la différence d’un meeting de Sarkozy, un meeting d’Emmanuelle Cosse, personne ne le regarde. On est à l’image de ce que pèse l’écologie politique en France, on n’est pas au top niveau</em> ». Comment s’explique alors son engagement ? « <em>On fait des happenings, de la formation populaire, on a plein de façons différentes de participer au débat public</em> ! ». Pour Lucie, les JE sont « <em>créatifs, cools et dynamiques. On est surtout beaucoup plus marrants ! Notre base militante est très active par rapport à nos adhérents. Mais notre force principale, c’est notre créativité, on lâche la bride à notre imagination</em> ». Souvent peu habillés, presque timbrés, les JE optent pour un ton désinvolte, teinté d’humour et d’autodérision : « <em>on peut se moquer de nous certes, mais on se sent beaucoup plus libres et on se fait remarquer, c’est le principal</em> ». Le militantisme vert, c’est un combat pour le climat, mais c’est également une aventure humaine : « <em>je me suis fait beaucoup d’amis chez les JE. En arrivant chez eux, j’ai rencontré des gens avec les mêmes valeurs que moi </em>».</p>
<blockquote><p><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/08/jde6.jpg"><img class="aligncenter wp-image-289" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/08/jde6.jpg" alt="jde6" width="920" height="612" /></a></p></blockquote>
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<div id="attachment_290" style="width: 930px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/08/jde7.jpg"><img class="wp-image-290 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/08/jde7-1024x680.jpg" alt="jde7" width="920" height="611" /></a><p class="wp-caption-text">&laquo;&nbsp;Climate change is coming&nbsp;&raquo;, la campagne des Jeunes écolos sur le thême de Game Of Thrones | Photo : Roméo Van Mastrigt</p></div></blockquote>
<p>Le militantisme chez EELV est surtout associatif, mais dans ce parti, « <em>on peut monter très vite, tomber de la même manière et disparaître du paysage médiatique</em> », nous dit François. Adhérent depuis 9 ans, François a 53 ans. Ayant fait la rencontre de Vincent Gazeilles, le seul élu EELV des Hauts-de-Seine en 2006, François trouve chez les Verts « <em>des gens éthiques, écolos au quotidien, avec une cohérence d’idée sans former une secte</em> ». Il grimpe les échelons et devient conseiller municipal à Clamart (Hauts-de-Seine) : « <em>j’en garde un excellent souvenir et une très bonne expérience. J’ai réussi à intégrer plus de 50% de bio dans la restauration scolaire, sans coûts supplémentaires pour les familles</em> ». Il intègre également le cabinet de Dominique Voynet lors de son mandat de maire à Montreuil. Cependant, au-delà de ses convictions, son engagement politique lui a coûté un divorce : « <em>Quand on s’engage à fond, ça a un coût, on ne pense plus qu’à ça !</em> ». Quant à son entourage, « <em>c’est devenu plus compliqué pour moi que pour eux. Plus je m’engageais en politique, plus je finissais par ne plus penser qu’à ça. Une sorte de monomanie qui m’a éloigné d’eux</em> ».</p>
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<p>Le militantisme vert est-il une alternative au militantisme classique ? Il brouille les frontières entre vie privée et publique car cet engagement est total et influe sur la vie quotidienne, comme avec l’exemple de François. Ce militantisme peut s’avérer décourageant ; eu égard aux faibles scores électoraux et avancées sur la question climatique. Les militants écologistes auraient-ils baissé les bras ?</p>
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<p style="text-align: center;"><em><strong>Des militants désabusés ?</strong></em></p>
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<p>L’image du parti se détériore, en partie à cause des médias, qui n’hésitent pas à se lâcher sur EELV. Cet acharnement a tendance à plomber le moral de ces militants. Au détour de nos conversations, on a demandé quelles étaient leurs désillusions : « <em>désillusions ? C’est un grand mot. La politique, c’est du fond, un projet, une idéologie. Et vient ensuite la réalité des enjeux de pouvoir, quand les intérêts personnels prennent le dessus sur le reste. J’appelle ça le réalisme politique </em>», nous dit Enzo. « <em>Ici, aux journées d’été, on a des moments très sympathiques, en totale déconnexion des guerres stériles de quelques leaders nationaux </em>». Ces tensions internes au parti se sont-elles ressenties lors de ces journées d’été ? « <em>Je vais pas faire ma langue de bois. Je fais partie de ceux qui perdent patience par rapport à quelques comportements, j’en ai absolument ras-le-bol de certaines déclarations ! C’est un microcosme qui est le fruit de personnes déconnectées du terrain et de l’écologie. Il faut avoir un peu d’humilité par rapport au projet écologiste et aux militants. On ne peut pas être dans une position de sachant et de mépris parce qu’on a un mandat électif !</em> ».</p>
<div id="attachment_292" style="width: 930px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/08/jde9.jpg"><img class="wp-image-292 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/08/jde9-1024x680.jpg" alt="jde9" width="920" height="611" /></a><p class="wp-caption-text">François, 53 ans, a été élu local EELV dans les Hauts de Seine et a travaillé avec Dominique Voynet | Photo : Roméo Van Mastrigt</p></div>
<p>François, lui, est plus en colère que déçu : « <em>je trouve ça hallucinant que Libération se permette de sortir 4 pages sur les JDE sans citer un seul écolo ! Un article en Une sur une Université d’été, ça se fabrique longtemps à l’avance ! Ici, pas d’Emma Cosse, pas de Duflot, ni de Denis Baupin. Au-delà de l’éthique journalistique, si on titre « risque de scission » sans interviewer un seul écolo, ce canard n’a plus vocation à exister, c’est même de la propagande socialiste </em>». Conscient qu’EELV est en perte de vitesse, il préconise une expulsion des « nuisibles » du parti : « <em>Je pense à titre personnel qu’il faudrait expulser ces personnes nuisibles, tout le monde rigole en les voyant à la télévision. Je ne conteste pas leurs convictions écologiques, mais il serait temps qu’ils se ressaisissent, je ne crois pas que leur place est au gouvernement. Il y a un fossé entre nos militants et nos leaders nationaux, même si je relativise, on peut facilement discuter avec sa secrétaire nationale ». </em>Adhérent de longue date, remarque-t-il une lassitude chez les militants ? « <em>Aujourd’hui, nos militants sont un peu désabusés de ce qu’ils voient dans la presse. Ils s’engagent un peu moins qu’avant … </em>».</p>
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<div id="attachment_293" style="width: 930px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/08/jde10.jpg"><img class="wp-image-293 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/08/jde10-1024x680.jpg" alt="jde10" width="920" height="611" /></a><p class="wp-caption-text">Alpha, un migrant de Calais, à la tribune des Journées d&rsquo;Eté | Photo : Roméo Van Mastrigt</p></div></blockquote>
<p>Désenchantés peut être, mais pas désespérés, loin de là. Les militants que nous avons rencontrés sont des gens passionnés, habités par un idéal politique et convaincus de ce dernier, loin des clichés de l’écolo féru de panda et de quinoa. Bien que l’horizon ne soit pas rose pour EELV et que le parti soit dans une phase cruciale de son existence, traversée par de multiples enjeux, ses militants gardent espoir, car leurs convictions vont plus loin que la simple formation politique. C’est aux sages paroles de Johan que revient le mot de la fin : « <em>C’est possible que le parti soit en perte de vitesse, on perd des adhérents, les scores sont ce qu’ils sont mais tout dépend du côté où l’on se place. Des batailles, on en gagne beaucoup, je pense au TAFTA, aux lois sur la transition écologique, je pense qu’on avance. En tout cas, on ne perd pas espoir … Ça, non, pas question</em> ».</p>
<p><em>Reportage signé <span style="color: #008000;"><a style="color: #008000;" href="https://twitter.com/rovmgt?s=07">Roméo Van Mastrigt</a></span> pour Radio Londres.</em></p>
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