<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Radio Londres &#187; Culture</title>
	<atom:link href="http://grandsformats.radio-londres.fr/category/culture/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://grandsformats.radio-londres.fr</link>
	<description>Un coup de jeune sur l&#039;info</description>
	<lastBuildDate>Sun, 03 Sep 2017 09:35:56 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=4.2.39</generator>
	<item>
		<title>Brasses artistiques à Roubaix</title>
		<link>http://grandsformats.radio-londres.fr/2017/09/01/brasses-artistiques-a-roubaix/</link>
		<comments>http://grandsformats.radio-londres.fr/2017/09/01/brasses-artistiques-a-roubaix/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 01 Sep 2017 15:38:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Matthieu Slisse]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Art]]></category>
		<category><![CDATA[musée]]></category>
		<category><![CDATA[Peintures]]></category>
		<category><![CDATA[Piscine de Roubaix]]></category>
		<category><![CDATA[Roubaix]]></category>
		<category><![CDATA[Sculptures]]></category>
		<category><![CDATA[Textile]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://grandsformats.radio-londres.fr/?p=1257</guid>
		<description><![CDATA[<p>&#160; &#160; Radio Londres a fait escale pour vous à Roubaix, dans une piscine pas comme les autres. &#160; Plus de trois millions de visiteurs l&#8217;ont sillonné depuis son ouverture en 2001, et à peine la première cabine de douche traversée, on ne peut que comprendre ce succès. Si, parfois, les musées — avec leurs [&#8230;]</p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="http://grandsformats.radio-londres.fr/2017/09/01/brasses-artistiques-a-roubaix/">Brasses artistiques à Roubaix</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="http://grandsformats.radio-londres.fr">Radio Londres</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #000000;">Radio Londres a fait escale pour vous à Roubaix, dans une piscine pas comme les autres.</span></strong></p>
<p><span style="color: #000000;"><span id="more-1257"></span></span></p>
<hr />
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Plus de trois millions de visiteurs l&rsquo;ont sillonné depuis son ouverture en 2001, et à peine la première cabine de douche traversée, on ne peut que comprendre ce succès.</span></p>
<div id="attachment_1280" style="width: 930px" class="wp-caption alignnone"><img class="wp-image-1280 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/08/20170829_141532_HDR-1024x576.jpg" alt="20170829_141532_HDR" width="920" height="518" /><p class="wp-caption-text"><span style="color: #000000;">Difficile de rester de marbre devant ce cadre d&rsquo;exposition tout simplement unique</span></p></div>
<p><span style="color: #000000;">Si, parfois, les musées — avec leurs interminables enfilades de salles toutes plus blanches les unes que les autres — peuvent vite devenir ennuyeux, le musée d&rsquo;art et d&rsquo;industrie André Diligent de Roubaix, bien au contraire, ne parvient pas à lasser. Le charme de l&rsquo;établissement ne laisse pas insensible, et c&rsquo;est le coeur réjoui que l&rsquo;on chemine à travers cette piscine qui se targuait d&rsquo;être — jusqu&rsquo;à sa fermeture en 1985 pour des raisons de sécurité alors que le chlore commençait dangereusement à grignoter la voûte — <em>&laquo;&nbsp;la plus belle de France&nbsp;&raquo;</em>.</span></p>
<blockquote><p><span style="color: #000000;">&laquo;&nbsp;Quelques-uns sont déjà tombés en pensant que ce n&rsquo;était pas de la vraie eau&nbsp;&raquo;</span></p></blockquote>
<p><span style="color: #000000;">C&rsquo;est ce que nous confie la responsable de la communication Marine Charbonneau. Il est vrai que le cadre a de quoi surprendre, comme si c&rsquo;était trop beau pour être tout à fait réel. Ici, l&rsquo;ambiance est incomparable, presque magique, comme suspendue dans le temps. Deux rangées de statues échangent leurs reflets à l&rsquo;endroit même où, il y a plus de 60 ans, des centaines de Roubaisiens et de Roubaisiennes apprenaient à nager. De part et d&rsquo;autres du bassin, des expositions zigzaguent entre les anciennes cabines de douches. Et avec le bruit de l&rsquo;eau et les rayons du soleil fardant sa surface, l&rsquo;environnement donne envie de prendre le temps de tout admirer. Des créations de Jean-Paul Gauthier et d’Yves Saint Laurent aux sculptures de Camille Claudel et de François Pompon, le long du bassin ou bien le long du solarium, il ne faudra pas en manquer une seule goutte.</span></p>
<div id="attachment_1265" style="width: 930px" class="wp-caption alignnone"><img class="wp-image-1265 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/08/20170829_144012-1024x576.jpg" alt="20170829_144012" width="920" height="518" /><p class="wp-caption-text"><span style="color: #000000;">Le Grand Cerf de François Pompon se tient fièrement devant l&rsquo;entrée des anciennes baignoires</span></p></div>
<p><span style="color: #000000;">L&rsquo;effort a été fait de conserver au maximum l&rsquo;esprit du lieu, c&rsquo;est ainsi que l&rsquo;on découvre un peu plus loin derrière ces deux portes (sur la photo ci-dessus), une baignoire individuelle. Souvenir d&rsquo;une époque où la vie à Roubaix  — encore capitale mondiale du textile — est particulièrement insalubre. Les ouvriers bénéficiaient ici d&rsquo;un lieu de repos bien mérité après de longues heures de dur labeur. Au deuxième balcon, les cabines de douches pour les groupes abritent désormais robes, bijoux et tissus en tout genre, le tout pour ne surtout pas oublier l&rsquo;âge d&rsquo;or de la ville.</span></p>
<div id="attachment_1271" style="width: 930px" class="wp-caption alignnone"><a style="color: #000000;" href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/08/20170829_143820_HDR.jpg"><img class="wp-image-1271 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/08/20170829_143820_HDR-1024x576.jpg" alt="20170829_143820_HDR" width="920" height="518" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #000000;">La cour intérieure, cadre idyllique pour une petite pause</span></p></div>
<p><span style="color: #000000;">Aujourd&rsquo;hui, quand les yeux sont trop pleins de marbre et de couleurs, la pause on peut la prendre en terrasse. Ou bien à l&rsquo;intérieur sur les tables du restaurant, quand le temps se fait capricieux. Et toujours avec une gaufre Méert, les préférées du général de Gaulle (et on comprend pourquoi).</span></p>
<div id="attachment_1269" style="width: 930px" class="wp-caption alignnone"><a style="color: #000000;" href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/08/20170829_143059.jpg"><img class="wp-image-1269 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/08/20170829_143059-1024x576.jpg" alt="20170829_143059" width="920" height="518" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #000000;">Les Cygnes, Marius Avy</span></p></div>
<p><span style="color: #000000;">Ici, les rétines seront loin d&rsquo;être ménagées, tant chaque oeuvre mérite d&rsquo;être appréciée, observée patiemment. Tout ne peut pas plaire mais rien ne détonne. Les artistes présentés ne comptent pas tous parmi les plus célèbres, mais la découverte est d&rsquo;autant plus belle. La part belle est faite aux peintures réalistes, parfois aussi fidèles que des photos. C&rsquo;est avant tout la cohérence des salles qui impressionne : à La Piscine, chaque oeuvre semble vivre pour les autres, comme si elle résonnait avec son environnement, en parfaite harmonie. C&rsquo;est ainsi que se mêlent baigneuses et cyclistes, bustes et cygnes un soir d&rsquo;été. Particulièrement lumineuses, les salles se jouent des ombres et des reflets, et le musée semble se métamorphoser à chaque instant.</span></p>
<div id="attachment_1388" style="width: 930px" class="wp-caption alignnone"><a style="color: #000000;" href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/08/20170829_144721-1.jpg"><img class="wp-image-1388 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/08/20170829_144721-1-931x1024.jpg" alt="20170829_144721-1" width="920" height="1012" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #000000;">La Petite Châtelaine, Camille Claudel</span></p></div>
<p><span style="color: #000000;">A Roubaix, on peut tout de même admirer des oeuvres majeures. Notamment La Petite Châtelaine, une sculpture de celle qui, longtemps, n&rsquo;exista qu&rsquo;à travers sa relation avec Rodin, Camille Claudel. Cette sculpture, acquise avant même l&rsquo;ouverture du musée aux dépends du musée d&rsquo;Orsay tient une place particulière dans le coeur des Roubaisiens puisque ce sont eux qui financèrent massivement son achat en déposant en nombre des chèques à l&rsquo;hôtel de ville. L&rsquo;oeuvre est si précise que l&rsquo;on en oublierait qu&rsquo;elle est faite de marbre ; et les cheveux flottent si harmonieusement qu&rsquo;il semble qu&rsquo;à tout moment, ils pourraient s&rsquo;animer. Là encore, c&rsquo;est la salle dans son ensemble qui est à apprécier. Le petit garçon au chapeau a l&rsquo;air de regarder La Petite Châtelaine, comme si l&rsquo;immobilité n&rsquo;était qu&rsquo;un état transitoire d&rsquo;embellie avant que le mouvement ne reprenne.</span></p>
<div id="attachment_1279" style="width: 930px" class="wp-caption alignnone"><a style="color: #000000;" href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/08/20170829_145929.jpg"><img class="wp-image-1279 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/08/20170829_145929-1024x576.jpg" alt="20170829_145929" width="920" height="518" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #000000;">Un groupe d&rsquo;enfants dessine sous les conseils avisés d&rsquo;un animateur</span></p></div>
<p><span style="color: #000000;">Ici, les jeunes — qui représentent un quart des 200 000 visiteurs annuels du musée — peuvent appréhender l&rsquo;art par eux-mêmes. Grâce aux nombreux ateliers culturels, on apprend à regarder, papier et crayon à la main. Dans plusieurs salles, des malles renferment des jeux pour interagir avec les oeuvres. Ainsi, peut-être que certains se découvriront eux aussi une âme d&rsquo;artiste.</span></p>
<div id="attachment_1277" style="width: 865px" class="wp-caption alignnone"><a style="color: #000000;" href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/08/20170829_145355-1.jpg"><img class="wp-image-1277 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/08/20170829_145355-1-855x1024.jpg" alt="20170829_145355-1" width="855" height="1024" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #000000;">Une jeune fille observe à travers le trou d&rsquo;une serrure les détails des tableaux de la salle</span></p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Après des débuts plus que réussis, La Piscine veut voir plus grand et fermera ses portes d&rsquo;avril à octobre afin de réaliser des travaux d&rsquo;aggrandissement qui offriront 2000 m<sup>2</sup> supplémentaires d&rsquo;espace d&rsquo;exposition. On retrouvera notamment une nouvelle galerie pour les sculptures, une reconstitution à l&rsquo;identique de l&rsquo;atelier du sculpteur français Henri Bouchard ainsi qu&rsquo;une aile entièrement consacrée à l&rsquo;histoire de Roubaix expressément dimensionnée pour accueillir une oeuvre de 6 mètres par 13 présentant l&rsquo;inauguration de l&rsquo;Hôtel de ville.</span></p>
<div id="attachment_1258" style="width: 930px" class="wp-caption aligncenter"><img class="wp-image-1258 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/08/20170829_155250-1-1024x775.jpg" alt="20170829_155250-1" width="920" height="696" /><p class="wp-caption-text"><span style="color: #000000;">L&rsquo;hôtel de ville de Roubaix</span></p></div>
<p><strong><span style="color: #000000;">Alors que des bruits d&rsquo;époques, cris d&rsquo;enfants et éclaboussures, résonnent dans les haut-parleurs, c&rsquo;est apaisé, rafraîchi et ravi que l&rsquo;on quitte les lieux. Une visite que l&rsquo;on ne peut que vous recommander.</span></strong></p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="http://grandsformats.radio-londres.fr/2017/09/01/brasses-artistiques-a-roubaix/">Brasses artistiques à Roubaix</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="http://grandsformats.radio-londres.fr">Radio Londres</a>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://grandsformats.radio-londres.fr/2017/09/01/brasses-artistiques-a-roubaix/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Au salon du Bourget, vers l&#8217;infini et au delà</title>
		<link>http://grandsformats.radio-londres.fr/2017/06/28/au-salon-du-bourget-vers-linfini-et-au-dela/</link>
		<comments>http://grandsformats.radio-londres.fr/2017/06/28/au-salon-du-bourget-vers-linfini-et-au-dela/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 28 Jun 2017 12:22:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[aéronautique]]></category>
		<category><![CDATA[Airbus]]></category>
		<category><![CDATA[Boeing]]></category>
		<category><![CDATA[Bourget]]></category>
		<category><![CDATA[espace]]></category>
		<category><![CDATA[Paris air show]]></category>
		<category><![CDATA[Salon du bourget 2017]]></category>
		<category><![CDATA[Zéro G]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://grandsformats.radio-londres.fr/?p=1074</guid>
		<description><![CDATA[<p>&#160; Du 23 au 25 juin dernier, le Bourget avait mis sa parure d&#8217;été pour accueillir LE rendez-vous de l&#8217;aéronautique et de l&#8217;espace. Et quand le célèbre aéroport d&#8217;aviation d&#8217;affaires s&#8217;habille façon parc d&#8217;attraction, difficile de rester de marbre — sans même être un fan d&#8217;engins volants en tout genre. Radio Londres vous emmène faire un [&#8230;]</p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="http://grandsformats.radio-londres.fr/2017/06/28/au-salon-du-bourget-vers-linfini-et-au-dela/">Au salon du Bourget, vers l&rsquo;infini et au delà</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="http://grandsformats.radio-londres.fr">Radio Londres</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>Du 23 au 25 juin dernier, le Bourget avait mis sa parure d&rsquo;été pour accueillir LE rendez-vous de l&rsquo;aéronautique et de l&rsquo;espace. Et quand le célèbre aéroport d&rsquo;aviation d&rsquo;affaires s&rsquo;habille façon parc d&rsquo;attraction, difficile de rester de marbre — sans même être un fan d&rsquo;engins volants en tout genre. Radio Londres vous emmène faire un tour sur le tarmac. </strong></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><span id="more-1074"></span></span></p>
<hr />
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Dimanche 25 juin, 11h. Il y a déjà foule devant les portes de l&rsquo;aéroport du Bourget en ce dernier jour de salon. Les agents de sécurité fouillent les sacs par deux fois et nous intiment de boire une gorgée de nos bouteilles pour vérifier que nous ne transportons pas de produits inflammables : état d&rsquo;urgence oblige.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">A peine les portes passées que nous apercevons déjà au loin les immenses fusées Ariane. Elles se dressent là fièrement toute l&rsquo;année au musée de l&rsquo;air et de l&rsquo;espace, mais dans cet estival ciel francilien, entourées d&rsquo;hélicoptères et d&rsquo;avions en tout genre, elles semblent avoir une résonance toute particulière. Les astronautes en herbe trépignent d&rsquo;impatience d&rsquo;aller les voir de plus près et une fois arrivés au pied de l&rsquo;Ariane 5, ils lèvent la tête à s&rsquo;en décrocher la nuque en espérant très fort qu&rsquo;eux aussi, un jour, chatouilleront les étoiles.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_1087" style="width: 614px" class="wp-caption aligncenter"><a style="color: #000000;" href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/06/Ariane-5.jpg"><img class="wp-image-1087 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/06/Ariane-5-604x1024.jpg" alt="" width="604" height="1024" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #000000;">Ariane 5 © Matthieu Slisse</span></p></div>
<p><span style="color: #000000;">On ne sait déjà plus tout à fait où donner de la tête tant tout semble attirer l&rsquo;œil. Et pour rien n&rsquo;y faciliter, commencent, en début d&rsquo;après-midi, les démonstrations de vols. C&rsquo;est alors tout naturellement que des dizaines de milliers de nez pointent vers le ciel. Les bouches se font béates. </span><span style="color: #000000;">Ce n&rsquo;est pas tous les jours qu&rsquo;on voit un hélicoptère voler à l&rsquo;envers et faire des marches arrières&#8230;</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<div style="width: 675px" class="wp-caption aligncenter"><a style="color: #000000;" href="http://radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/06/Hélico-min.jpg"><img class="wp-image-26937 size-large" src="http://radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/06/Hélico-min-1024x683.jpg" alt="" width="665" height="444" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #000000;">Un hélicoptère perpendiculaire au sol, pourquoi pas ? © Mathis Bonnant-Michel</span></p></div>
<p><span style="color: #000000;">Le Salon du Bourget fait honneur à son deuxième nom : le Paris Air Show. Le ciel déjà drapé de nuages se zèbre au rythme d&rsquo;acrobaties toutes plus folles les unes que les autres.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<div style="width: 675px" class="wp-caption aligncenter"><a style="color: #000000;" href="http://radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/06/voltige-1-min.jpg"><img class="wp-image-26942 size-large" src="http://radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/06/voltige-1-min-1024x683.jpg" alt="" width="665" height="444" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #000000;">Voltige en AVA CAP432 © Mathis Bonnant-Michel</span></p></div>
<div id="attachment_1077" style="width: 930px" class="wp-caption aligncenter"><a style="color: #000000;" href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/06/voltige-2-min.jpg"><img class="wp-image-1077 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/06/voltige-2-min-1024x683.jpg" alt="voltige 2-min" width="920" height="614" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #000000;">Voltige en AVA CAP432 © Mathis Bonnant-Michel</span></p></div>
<div id="attachment_1078" style="width: 930px" class="wp-caption aligncenter"><a style="color: #000000;" href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/06/Voltige-A-min.jpg"><img class="wp-image-1078 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/06/Voltige-A-min-1024x683.jpg" alt="Voltige A-min" width="920" height="614" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #000000;">Voltige © Mathis Bonnant-Michel</span></p></div>
<p><span style="color: #000000;">A 13h57, le salon entier se fait muet quand un Rafale (Dassault Aviation) déchire les airs. <em>&laquo;&nbsp;C&rsquo;est quoi ce bruit ?&nbsp;&raquo;</em> lancent certains, quelque peu paniqués. Tout le monde s&rsquo;arrête et lève les yeux haut dans le ciel. A cette distance, même en zoomant avec un appareil photo, le Rafale a la taille d&rsquo;un jouet. Un jouet qui dépasse aisément la vitesse du son (340 mètres/seconde). Et les avions de l&rsquo;armée de l&rsquo;air fascinent toujours autant.</span></p>
<blockquote><p><span style="color: #000000;">Airbus et Boeing se rendent coup pour coup</span></p></blockquote>
<p><span style="color: #000000;">Les deux géants ont, en toute logique, dominé les annonces. L&rsquo;européen Airbus semblait avoir pris de l&rsquo;avance dans le secteur des monocouloirs — avions avec deux rangées de sièges taillés pour les court-courriers mais également capable d&rsquo;atteindre la Côte Est des Etats-Unis ainsi que le Moyen-Orient depuis l&rsquo;Europe — avec l&rsquo;A321 NEO (dont le premier modèle a été délivré cette semaine à la compagnie Virgin America). Boeing a répondu ce dimanche avec l&rsquo;annonce du 737 max 10.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Toujours plus grand, toujours plus loin ? C&rsquo;est la tendance actuelle. L&rsquo;imposant Airbus A380 fend —<strong> </strong>non sans grâce — les airs en ce dimanche ensoleillé alors que l&rsquo;avionneur européen vient d&rsquo;annoncer sa version augmentée : l&rsquo;A380Plus. Airbus promet 80 places supplémentaires pour atteindre 575 sièges, et une économie de 4% de kérosène par siège grâce à de nouveaux ailerons hauts de 4 mètres 70. L&rsquo;objectif est, à terme, de réussir à relier Londres à Sydney sans escale.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_1086" style="width: 930px" class="wp-caption aligncenter"><a style="color: #000000;" href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/06/380-min.jpg"><img class="wp-image-1086 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/06/380-min-1024x683.jpg" alt="380-min" width="920" height="614" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #000000;">L&rsquo;A380 © Mathis Bonnant-Michel</span></p></div>
<p><span style="color: #000000;">Confortablement installés à l&rsquo;ombre de tonnelles placées en hauteur pour encore mieux apprécier le spectacle, les invités dégustent des glaces. Les autres longent les murs, casquettes visées sur la tête pour éviter l&rsquo;insolation. Mais quand vient l&rsquo;heure de la patrouille de France, plus personne n&rsquo;ose se plaindre, le spectacle est trop beau. En formation resserré, avec seulement quelques mètres entre chaque aile, beaucoup retiennent leur souffle.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_1076" style="width: 930px" class="wp-caption aligncenter"><a style="color: #000000;" href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/06/patrouille-de-FR-min.jpg"><img class="wp-image-1076 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/06/patrouille-de-FR-min-1024x683.jpg" alt="patrouille de FR-min" width="920" height="614" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #000000;">La patrouille de France © Mathis Bonnant-Michel</span></p></div>
<div id="attachment_1079" style="width: 930px" class="wp-caption aligncenter"><a style="color: #000000;" href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/06/Patrouille-FR-min.jpg"><img class="wp-image-1079 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/06/Patrouille-FR-min-1024x683.jpg" alt="Patrouille FR-min" width="920" height="614" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #000000;">La patrouille de France © Mathis Bonnant-Michel</span></p></div>
<blockquote><p><span style="color: #000000;">L&rsquo;espace, accélérateur de sciences</span></p></blockquote>
<div style="width: 1034px" class="wp-caption aligncenter"><img src="http://radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/06/2-1024x582.jpg" alt="" width="1024" height="582" /><p class="wp-caption-text"><span style="color: #000000;">L&rsquo;A310 Zéro G © Matthias Diringer</span></p></div>
<p><span style="color: #000000;">C&rsquo;était l&rsquo;attraction phare du salon : l&rsquo;ancien avion de la chancelière allemande Angela Merkel transformé en fantastique laboratoire. Cet A310 d&rsquo;Airbus est le seul en Europe capable de créer la gravité zéro : le Zéro G. En faisant des paraboles successives (montée puis descente a plus de 70°), ce dernier parvient —<strong> </strong>sans avoir à quitter l&rsquo;atmosphèr — à &laquo;&nbsp;éliminer&nbsp;&raquo; la gravité durant des intervalles de 22 secondes (durée maximale d&rsquo;une parabole). Mais à quoi ça sert ? A faire progresser les sciences à vitesse grand V. Pour notre guide du Centre National d&rsquo;Etudes Spatiales (CNES),<em> &laquo;&nbsp;le Zéro G ce n&rsquo;est pas une finalité, mais plus une contrainte&nbsp;&raquo;</em>. En effet, la force de gravité masque des phénomènes physiques. Et pour l&rsquo;instant, l&rsquo;A310 Zéro G est sur Terre la meilleure manière de s&rsquo;en affranchir. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs à bord de cette avion que les astronautes appréhendent ce qui les attend dans l&rsquo;espace.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">La station spatiale internationale (ISS) reste tout de même le laboratoire préférentiel, un véritable <em>&laquo;&nbsp;accélérateur de sciences&nbsp;&raquo;</em>, d&rsquo;après un membre de l&rsquo;équipe de Thomas Pesquet. Le principe est toujours le même : si les tests marchent là-haut, alors ça peut marcher partout. Si l&rsquo;on est capable d&rsquo;établir une connexion permanente avec un satellite en orbite alors on doit pouvoir contacter n&rsquo;importe quel endroit sur Terre peu importe les conditions. L&rsquo;espace crée des défis à résonance terrestre. Comment recycler l&rsquo;eau ? Comment tester avec rapidité et précision la qualité de celle-ci ? </span><span style="color: #000000;">Aujourd&rsquo;hui plus que jamais, l&rsquo;espace ouvre de nouveaux horizons.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Alors qu&rsquo;à la sortie du salon, un jeune garçon du Blanc-Mesnil attrape le bras de sa mère et pointe le ciel en s&rsquo;exclamant <em>&laquo;&nbsp;Regarde maman, il tourne, il tourne !&nbsp;&raquo;</em>, on ne peut qu&rsquo;attendre avec impatience l&rsquo;été prochain, pour un nouveau séjour le nez dans les nuages.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em><strong><span style="color: #000000;">Notre vidéo de reportage au Bourget :</span></strong></em></p>
<p><iframe width="920" height="518" src="https://www.youtube.com/embed/LML1wWA8Tmc?feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p><span style="color: #000000;">Texte : Matthieu SLISSE</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Photos : Mathis BONNANT-MICHEL</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Vidéo : Matthias DIRINGER</span></p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="http://grandsformats.radio-londres.fr/2017/06/28/au-salon-du-bourget-vers-linfini-et-au-dela/">Au salon du Bourget, vers l&rsquo;infini et au delà</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="http://grandsformats.radio-londres.fr">Radio Londres</a>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://grandsformats.radio-londres.fr/2017/06/28/au-salon-du-bourget-vers-linfini-et-au-dela/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le mythe pop-punk : fragments &amp; fictions</title>
		<link>http://grandsformats.radio-londres.fr/2017/04/09/mythe-pop-punk-fragments-fictions/</link>
		<comments>http://grandsformats.radio-londres.fr/2017/04/09/mythe-pop-punk-fragments-fictions/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 09 Apr 2017 22:54:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Clément Zagnoni]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[pop-punk]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://grandsformats.radio-londres.fr/?p=836</guid>
		<description><![CDATA[<p>&#160; Des &#171;&#160;teen movies&#160;&#187; américains aux groupes incontournables qui ont fait sa légende, le pop-punk a bercé l&#8217;adolescence de millions de mélomanes un peu partout dans le monde. Radio Londres remonte le temps pour vous conter l&#8217;histoire de ce genre singulier : son émergence, son apogée, son déclin et ses décombres. &#160; Naissance et caractéristiques [&#8230;]</p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="http://grandsformats.radio-londres.fr/2017/04/09/mythe-pop-punk-fragments-fictions/">Le mythe pop-punk : fragments &amp; fictions</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="http://grandsformats.radio-londres.fr">Radio Londres</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000"><strong>Des &laquo;&nbsp;teen movies&nbsp;&raquo; américains aux groupes incontournables qui ont fait sa légende, le pop-punk a bercé l&rsquo;adolescence de millions de mélomanes un peu partout dans le monde. Radio Londres remonte le temps pour vous conter l&rsquo;histoire de ce genre singulier : son émergence, son apogée, son déclin et ses décombres.</strong></span></p>
<hr />
<p>&nbsp;</p>
<h4><span style="color: #000000"><strong>Naissance et caractéristiques musicales</strong></span></h4>
<p><span style="color: #000000">Le pop-punk naît au milieu des années 1970 et se pose immédiatement en sous-genre du rock, mêlant des éléments punk-rock à une musique pop. Il se distingue notamment par un tempo rapide et des guitares saturées (la &laquo;&nbsp;disto&nbsp;&raquo;, pour les intimes) typiques de la scène américaine de l&rsquo;époque. Mais si le pop-punk se veut dès sa genèse une passerelle entre les genres, il peine à séduire au-delà des aficionados et mettra environ une vingtaine d&rsquo;années pour commencer à s&rsquo;exporter hors de la communauté, à travers des festivals comme le Warped Tour, célèbre outre-Atlantique.</span></p>
<p><span style="color: #000000">Car c&rsquo;est bien là que le style va faire ses premières gammes, aux USA principalement ainsi qu&rsquo;au Canada, où il devient rapidement l&rsquo;un des courants importants du punk. Le pop-punk parle aux jeunes et aux ados en abordant la vie quotidienne avec des thèmes simples, des relations amoureuses à l&rsquo;adolescence en passant par les problèmes personnels. Et s&rsquo;il est majoritairement incarné par des groupes, il a aussi été promu dans les années 2000 par des chanteuses solo comme Avril Lavigne, indéniablement influencée par cette notoriété soudaine et grandissante.</span></p>
<p><iframe width="920" height="518" src="https://www.youtube.com/embed/u3nPqNJ1SKc?feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><span style="color: #000000">Les groupes mythiques</span></strong></h4>
<p><span style="color: #000000">La scène connaît son pic de popularité à la fin des années 1990 et au début des années 2000, au moment où se croisent des groupes punk-rock (Green Day, The Offspring&#8230;) et des groupes pop-punk (blink-182, Sum 41&#8230;). Cet entremêlement des genres n&rsquo;a rien d&rsquo;anodin puisqu&rsquo;il marque à la fois la déchéance du punk garage et l&rsquo;avènement du pop-punk. S&rsquo;il y avait un album pour statuer ce succès, ce serait certainement &laquo;&nbsp;Enema Of The State&nbsp;&raquo; de blink-182, sorti en 1999 et célèbre pour sa pochette — une actrice de films pornographiques déguisée en infirmière qu&rsquo;on retrouve également dans le clip de <em>What&rsquo;s My Age Again?</em>. <em>What&rsquo;s My Age Again?</em> en est justement un des singles les plus redoutables — et sans doute la chanson la plus connue du groupe — avec des morceaux comme <em>Adam&rsquo;s Song</em> ou <em>All The Small Things.</em></span></p>
<p><span style="color: #000000">blink-182 s&rsquo;insère irrémédiablement dans cette période prospère pour le pop-punk, en témoigne aussi leur quatrième opus, &laquo;&nbsp;Take Off Your Pants and Jacket&nbsp;&raquo; (le deuxième plus vendu du groupe après &laquo;&nbsp;Enema Of The State&nbsp;&raquo;), porté par le single <em>First Date</em>.</span></p>
<div style="width: 1930px" class="wp-caption alignnone"><img class="" src="https://wallpaperscraft.com/image/blink-182_letters_figures_colors_traffic_light_1690_1920x1080.jpg" alt="" width="1920" height="1080" /><p class="wp-caption-text"><span style="color: #000000">La pochette de &laquo;&nbsp;Take Off Your Pants and Jacket&nbsp;&raquo; (2001)</span></p></div>
<p><span style="color: #000000">Parmi ces groupes à la renommée internationale, on trouve également Sum 41, The Offspring, Simple Plan, Good Charlotte, Yellowcard, Fall Out Boy ou encore Jimmy Eat World. Des groupes de la génération dorée donc (qui ont connu leurs heures de gloire aux alentours de l&rsquo;année 2000), et d&rsquo;autres qui ont surfé sur la vague du succès.</span></p>
<p><span style="color: #000000">Mais si la pérennité du pop-punk se matérialise essentiellement à travers ces groupes issus d&rsquo;un pop-punk &laquo;&nbsp;classique&nbsp;&raquo;, d&rsquo;autres précurseurs ont su marquer la musique de leur empreinte singulière. C&rsquo;est le cas des All-American Rejects, qui, dans un registre plus powerpop, ont insufflé un vent nouveau (<em>The Wind Blows</em>) au genre, à travers deux disques impérissables que sont &laquo;&nbsp;Move Along&nbsp;&raquo; (2005) et &laquo;&nbsp;When The World Comes Down&nbsp;&raquo; (2008). La chanson <em>Gives You Hell</em>, sortie en France en 2009, assouvit les désirs internationaux du groupe qui gagne en popularité dans le monde. C&rsquo;est ce style remarquable dérivé du pop-punk qui va permettre au genre de trouver un nouveau public, peut-être moins rock à la base.</span></p>
<p><iframe width="920" height="690" src="https://www.youtube.com/embed/uxUATkpMQ8A?feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><span style="color: #000000">L&rsquo;odyssée American Pie</span></strong></h4>
<p><span style="color: #000000">La trilogie cinématographique sortie entre 1999 et 2003 a elle aussi sensiblement contribué à l&rsquo;expansion du genre : le premier <em>American Pie</em> qui en porte sobrement le nom — et qui fera un carton planétaire — débarque dans une période faste pour le punk-rock, mis en exergue par des albums à la stature internationale comme &laquo;&nbsp;Americana&nbsp;&raquo; des Offspring (novembre 1998) ou &laquo;&nbsp;Warning&nbsp;&raquo; de Green Day (octobre 2000).</span></p>
<p><span style="color: #000000">Si la bande originale de ce premier film fait office d&rsquo;amuse-bouche avec des sonorités résolument pop-punk (mais sans véritable chanson phare), c&rsquo;est véritablement les deux suivants en 2001 et 2003 qui vont propulser le genre, avec deux BO savoureuses portées par les &laquo;&nbsp;bands&nbsp;&raquo; les plus célèbres de l&rsquo;époque. <em>American Pie 2</em> inclue des morceaux de blink-182, Green Day et Sum 41 (<em>Fat Lip</em>) notamment, tandis que le troisième du nom, <em>American Pie : Marions-les !</em> parachève la série avec pléthore de tubes, comme <em>Swing Swing</em> des All-American Rejects, <em>The Hell Song</em> de Sum 41 ou encore l&rsquo;irrésistible <em>The Anthem</em> de Good Charlotte.</span></p>
<div style="width: 1930px" class="wp-caption alignnone"><img class="" src="http://www.atypique.co/wp-content/uploads/2012/04/e7300d1d5cb5059e53b78ec38d163d9b_large.jpeg" alt="" width="1920" height="1200" /><p class="wp-caption-text"><span style="color: #000000">American Pie 4, quatrième long-métrage de la série, sorti en 2012</span></p></div>
<h4><strong><span style="color: #000000">Interview : Bastien, 23 ans, étudiant en infographie</span></strong></h4>
<p><span style="color: #000000"><em>Bastien a été plongé assez tôt dans l&rsquo;univers du rock, du punk et du pop-punk, un style qu&rsquo;il a découvert en autodidacte et qui a une place particulière dans son cœur. Il a répondu à nos questions sur l&rsquo;évolution du genre, de ses prémices à aujourd&rsquo;hui.</em></span></p>
<p><span style="color: #000000"><strong>Si je te dis &laquo;&nbsp;pop-punk&nbsp;&raquo;, tu penses à quoi ?</strong></span></p>
<p><span style="color: #000000">Pour la plupart des gens, le pop-punk est lié au skate, aux skateparks dans les années 2000. Moi, je n&rsquo;en ai jamais fait ! Je dirais que le pop-punk c&rsquo;est une musique simple, rock, garage, populaire à la fin des années 1990 et dans les années 2000.</span></p>
<p><strong><span style="color: #000000">Quand et comment est-ce que tu as commencé à en écouter ?</span></strong></p>
<p><span style="color: #000000">Ça date du collège. Mes parents écoutaient pas mal de rock des années 1970 et 1980 : Dire Straits, U2, Police ou les Beatles. Je suis tombé dans le pop-punk avec la radio (Europe 2) ;  et puis c&rsquo;était l&rsquo;époque des MP3 aussi, ça m&rsquo;a permis de télécharger et d&rsquo;écouter pas mal de musique, de découvrir de nouveaux artistes. J&rsquo;ai loué quelques CD à la médiathèque aussi, à l&rsquo;époque. Pour moi, le pop-punk découle du punk, il y est lié.</span></p>
<p><strong><span style="color: #000000">Tu parles d&rsquo;artistes. Quels sont ceux qui t&rsquo;ont marqué ?</span></strong></p>
<p><span style="color: #000000">Sum 41. &laquo;&nbsp;Chuck&nbsp;&raquo; est le premier album que j&rsquo;ai acheté, en 5e. Sinon, blink-182, Green Day, The Offspring&#8230; Dans un registre plus punk et plus politique, j&rsquo;ai beaucoup écouté NOFX aussi. Dans le pop-punk, c&rsquo;est le trio guitare-basse-batterie qui prime !</span></p>
<p><strong><span style="color: #000000">Et des albums en particulier ?</span></strong></p>
<p><span style="color: #000000">Il y en a beaucoup ! &laquo;&nbsp;All Killer No Filler&nbsp;&raquo; de Sum 41, &laquo;&nbsp;Enema Of The State&nbsp;&raquo; de blink-182, &laquo;&nbsp;American Idiot&nbsp;&raquo; de Green Day, &laquo;&nbsp;Ocean Avenue&nbsp;&raquo; de Yellowcard, &laquo;&nbsp;When The World Comes Down&nbsp;&raquo; des All-American Rejects&#8230; Simple Plan, Good Charlotte et My Chemical Romance ont fait de très bons opus eux aussi.</span></p>
<p><strong><span style="color: #000000">Et aujourd&rsquo;hui, tu en écoutes encore ?</span></strong></p>
<p><span style="color: #000000">Oui. Les meilleures chansons surtout, mais aussi celles que je n&rsquo;avais jamais écoutées. Par exemple, j&rsquo;ai véritablement découvert My Chemical Romance il y a deux ans à peine (le groupe a disparu en 2013, NDLR). J&rsquo;écoute aussi des groupes nés au milieu des années 2000, qui ont évolué avec le genre : All Time Low et Paramore par exemple, ou We Are The In Crowd. </span><span style="color: #000000">En France, j&rsquo;aime beaucoup Chunk! No, Captain Chunk qui mélange le style pop-punk avec du hardcore. Sinon, dans cette idée &laquo;&nbsp;d&rsquo;évolution&nbsp;&raquo;, j&rsquo;apprécie des groupes qui ont intégré des claviers à leur musique : Motion City Soundtrack notamment, ou encore PVRIS, plus récemment.</span></p>
<p><strong><span style="color: #000000">Justement, quel regard tu portes sur l&rsquo;évolution du genre ?</span></strong></p>
<p><span style="color: #000000">Il y a de moins en moins de rock sur la scène musicale. Si l&rsquo;ère du punk me semble réellement révolue, je crois que le pop-punk subsiste toujours, même s&rsquo;il a beaucoup changé ces dernières années. Il faut aujourd&rsquo;hui plus que le trio de base (guitare-basse-batterie) pour promouvoir le style. Des groupes comme Pink Floyd ou Alan Parsons Project avaient déjà commencé à révolutionner la musique dans les années 70 et 80. Aujourd&rsquo;hui, un groupe comme PVRIS incarne la suite logique du genre.</span></p>
<p><iframe width="920" height="518" src="https://www.youtube.com/embed/8aQz-aKvyQU?feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p><strong><span style="color: #000000">5 chansons pour faire découvrir le pop-punk à un néophyte ?</span></strong></p>
<p><span style="color: #000000">NOFX &#8211; <em>Franco un-American</em></span><br />
<span style="color: #000000"> Green Day &#8211; <em>Jesus Of Suburbia</em></span><br />
<span style="color: #000000"> blink-182 &#8211; <em>What&rsquo;s My Age Again?</em></span><br />
<span style="color: #000000"> Man Overboard &#8211; <em>World Favorite</em></span><br />
<span style="color: #000000"> Paramore &#8211; <em>crushcrushcrush</em></span></p>
<p><iframe width="920" height="518" src="https://www.youtube.com/embed/K7l5ZeVVoCA?feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong><span style="color: #000000">Le pop-punk aujourd&rsquo;hui</span></strong></h4>
<p><span style="color: #000000">En 2017, le pop-punk résiste à sa façon. Il y a d&rsquo;abord les papys du genre, inébranlables, à l&rsquo;image de Green Day qui suscite toujours le même engouement chez le public. Il y a ceux qui reviennent, aussi, après un voire plusieurs hiatus : Good Charlotte, blink-182, Sum 41&#8230; ceux-là dépassent les frontières du pop-punk et il y a fort à parier que le genre plongera encore davantage quand ils seront partis. Et puis il y a les nouveaux, dans le sillon de leurs prédécesseurs : As It Is par exemple, fer de lance de la scène britannique, ou Waterparks, plus récemment encore.</span></p>
<p><span style="color: #000000">Mais la véritable influence du pop-punk dans la musique contemporaine est plus subtile, plus imperceptible encore. La majorité des groupes qui émergent aujourd&rsquo;hui dans des styles similaires (powerpop, rock alternatif, punk, emo-pop&#8230;) ont grandi avec le genre pop-punk. Le style a accompagné nombre de groupes actuels dans leur émancipation musicale, et ça se ressent sur la scène récente. PVRIS par exemple, cité plus haut, ou encore Panic! At The Disco, au carrefour du pop-punk et de la powerpop. Parmi les plus fidèles successeurs de la génération dorée, on peut aussi mentionner des groupes comme All Time Low ou Paramore, formés dans les années 2000. Ceux-là — comme d&rsquo;autres — incarnent peut-être le pop-punk moderne, plus accessible et moins &laquo;&nbsp;punk&nbsp;&raquo;, et désormais teinté de claviers&#8230;</span></p>
<p><iframe width="920" height="518" src="https://www.youtube.com/embed/JfUug-R7M5g?feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p><strong><span style="color: #000000">Le pop-punk a dit adieu depuis bien des années à son ère la plus glorieuse : celle des opus légendaires et des groupes intergénérationnels, celle de la ferveur populaire et des romances lycéennes. Pourtant, si cette époque est révolue, elle fait partie intégrante des millions d&rsquo;ados qui l&rsquo;ont ingérée, consciemment ou non. De ses cendres incandescentes subsistent alors des mélodies entêtantes, impérissables, empreintes d&rsquo;une nostalgie jusqu&rsquo;alors inconnue. Et il faudrait l&rsquo;enterrer ? </span></strong><span style="color: #000000"><strong>Ce serait une erreur. Car le pop-punk n&rsquo;est pas mort, il est partout. Il ne tient qu&rsquo;à nous de le réveiller, d&rsquo;en attiser les braises pour rallumer la flamme. Comme une réminiscence.</strong></span></p>
<p><iframe width="920" height="518" src="https://www.youtube.com/embed/0vT9IZOwtWQ?feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="http://grandsformats.radio-londres.fr/2017/04/09/mythe-pop-punk-fragments-fictions/">Le mythe pop-punk : fragments &amp; fictions</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="http://grandsformats.radio-londres.fr">Radio Londres</a>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://grandsformats.radio-londres.fr/2017/04/09/mythe-pop-punk-fragments-fictions/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>À Strasbourg, le hip hop en plein essor</title>
		<link>http://grandsformats.radio-londres.fr/2017/02/15/bad-kneckes-de-scene-hip-hop-a-strasbourg/</link>
		<comments>http://grandsformats.radio-londres.fr/2017/02/15/bad-kneckes-de-scene-hip-hop-a-strasbourg/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 15 Feb 2017 09:52:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Khedidja Zerouali]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://grandsformats.radio-londres.fr/?p=761</guid>
		<description><![CDATA[<p>&#160; La scène hip hop à Strasbourg ne cesse d&#8217;évoluer depuis les dix dernières années. Bien installée sur ses cinq disciplines, elle est devenue une des scènes urbaines les plus attractives de l&#8217;hexagone. Reportage. &#160; La danse de la pause, un acte collectif   Kirikou, le turbulant Eric (alias Kirikou) danse depuis 2005 et, de son [&#8230;]</p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="http://grandsformats.radio-londres.fr/2017/02/15/bad-kneckes-de-scene-hip-hop-a-strasbourg/">À Strasbourg, le hip hop en plein essor</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="http://grandsformats.radio-londres.fr">Radio Londres</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000"><strong>La scène hip hop à Strasbourg ne cesse d&rsquo;évoluer depuis les dix dernières années. Bien installée sur ses cinq disciplines, elle est devenue une des scènes urbaines les plus attractives de l&rsquo;hexagone. Reportage.</strong></span></p>
<hr />
<p><span style="color: #000000"><span id="more-761"></span></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><span style="color: #000000">La danse de la pause, un acte collectif</span></h2>
<h3><span style="color: #000000"> </span></h3>
<h3><span style="color: #000000">Kirikou, le turbulant</span></h3>
<p><span style="color: #000000">Eric (alias Kirikou) danse depuis 2005 et, de son initiation dans les rues de Wittenheim à ses diverses représentations aujourd&rsquo;hui, le jeune homme de 28 ans n&rsquo;a pas changé de crew. Ce qu&rsquo;il trouve beau dans cet art et ce qui en fait sa force, selon lui, c&rsquo;est justement la diversité des membres, des niveaux et des styles qu&rsquo;il peut y avoir au sein d&rsquo;un même crew. Le sien, <a style="color: #000000" href="https://www.facebook.com/Toxicofficiel/?fref=ts">Toxic Crew</a> &#8211; anciennement Ninja Crew &#8211; a été fondé en 2007 et regroupe des &laquo;&nbsp;bboys&nbsp;&raquo; venant de Mulhouse et Strasbourg, <em>&laquo;&nbsp;une vraie famille&nbsp;&raquo;</em> commente fièrement le danseur.</span></p>
<p><span style="color: #000000"><em>&laquo;&nbsp;Mon plus grand rêve serait d&rsquo;ouvrir une structure de la culture hip hop à Strasbourg qui réunirait tous les domaines de la culture urbaine dans un même lieu. Je pense sincèrement qu&rsquo;on a à Strasbourg le potentiel et la force pour construire un tel projet, il manque juste un élément déclencheur.&nbsp;&raquo; </em></span></p>
<div id="attachment_797" style="width: 930px" class="wp-caption aligncenter"><a style="color: #000000" href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/02/1.jpg"><img class="wp-image-797 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/02/1-1024x683.jpg" alt="1" width="920" height="614" /></a><p class="wp-caption-text">Eric lors d&rsquo;un entraînement à la salle de Lingolsheim © Khedidja Zerouali</p></div>
<p><span style="color: #000000">Au-delà de la démocratisation, Kirikou affirme que c&rsquo;est le brassage avec d&rsquo;autres cultures et son évolution qui fait la richesse du hip-hop. En juin dernier, le danseur a d&rsquo;ailleurs travaillé avec la compagnie de <em>Babel l&rsquo;Héritage</em>, une comédie musicale où les artistes et notamment les danseurs avaient tous des styles très différents. Si, pour lui, la démocratisation est une bonne chose, il craint l&rsquo;institutionnalisation qui va avec car à terme elle pourrait, selon lui, tuer le hip-hop dans son essence.</span></p>
<p><span style="color: #000000"><em><em>«</em> L&rsquo;Etat a pour projet de créer un brevet de danseur hip-hop, un diplôme d&rsquo;Etat. Ça tuerait notre art, des personnes qui dansent depuis des années avec la seule légitimité de leurs expériences seraient donc moins reconnues que n&rsquo;importe quelle personne qui aurait passé son diplôme. Encore une fois, on essaye de nous décrédibiliser parce que notre art vient de la rue, que nous n&rsquo;obéissons à aucune règle, que nous sommes libres.&nbsp;&raquo; </em></span></p>
<p><span style="color: #000000">Et effectivement, la question d&rsquo;un diplôme d&rsquo;Etat en danse hip-hop a été abordée en février 2014 au Sénat par Mme Françoise Cartron, Sénatrice de Gironde &#8211; retrouvez l&rsquo;échange <a style="color: #000000" href="https://www.senat.fr/questions/base/2014/qSEQ140210411.html">ici </a>.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000">Gevo, le guerrier</span></h3>
<p><span style="color: #000000">Cevat, ou plutôt G-Vo, a 24 ans et danse depuis presque la moitié de sa vie, dix ans. Après avoir intégré <a style="color: #000000" href="https://www.facebook.com/official.illusioncrew/?fref=ts">Illusion Crew</a> en 2007, il a beaucoup évolué mais est toujours resté fidèle à son crew. Il explique d&rsquo;ailleurs volontiers que face à la logique de &laquo;&nbsp;dreamteam&nbsp;&raquo; où les meilleurs danseurs se mettent ensemble pour rafler tous les titres, lui préfère rester fidèle à l&rsquo;esprit de cohésion et de solidarité qui existe au sein d&rsquo;Illusion Crew.</span></p>
<div id="attachment_812" style="width: 930px" class="wp-caption aligncenter"><img class="wp-image-812 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/02/IMG_5417-1024x683.jpg" alt="IMG_5417" width="920" height="614" /><p class="wp-caption-text">Cevat lors d&rsquo;un entraînement à la salle de Lingolsheim © Khedidja Zerouali</p></div>
<p><span style="color: #000000"><em>&laquo;&nbsp;Je trouve qu&rsquo;il y a ici beaucoup de passionnés et c&rsquo;est grâce à eux que ça marche, qu&rsquo;on arrive à organiser des événements qui fédèrent beaucoup de monde et qu&rsquo;on arrive à se faire une place, bien qu&rsquo;on manque encore beaucoup d&rsquo;aides de la part de la Mairie&nbsp;&raquo;.</em></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000"><strong>Hamsi, la perfomante </strong></span></h3>
<p><span style="color: #000000">Hamsi, animatrice pour enfants la semaine et breakdanseuse le week-end, danse depuis six ans à Wisembourg et à Strasbourg avec le crew Stay&rsquo;in. Selon elle, ce qui manque le plus, ce ne sont pas forcément les aides financières mais les occasions de se représenter. La promotion des danseurs sur les scènes est pour elle le nerf de la guerre, parce que trouver des lieux où se produire, c&rsquo;est aussi élargir son public et faire connaître à plus de monde le break. Cet art, en perpétuelle évolution, s&rsquo;ouvre et séduit d&rsquo;ailleurs de plus en plus au-delà des cités dans lesquelles certains voudraient le cantonner.</span></p>
<div id="attachment_813" style="width: 930px" class="wp-caption aligncenter"><a style="color: #000000" href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/02/IMG_5484.jpg"><img class="wp-image-813 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/02/IMG_5484-1024x683.jpg" alt="IMG_5484" width="920" height="614" /></a><p class="wp-caption-text">Hamsi lors d&rsquo;un entraînement à la salle de Lingolsheim © Khedidja Zerouali</p></div>
<p><span style="color: #000000"><em><em>«</em> Il y a aussi une énorme évolution en terme de parité, il y a de plus en plus de filles, on arrive à rattraper les hommes sur presque tout. Finalement il n&rsquo;y a pas de différence majeure et aujourd&rsquo;hui les crew sont mixtes, c&rsquo;est devenu normal. Quelle différence alors entre un breakdanseur et une breakdanseuse ? Et bien tout les différencie, car ce sont tout simplement deux danseurs différents avec des styles différents, rien à voir avec le sexe.&nbsp;&raquo;</em></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><span style="color: #000000">LES FAISEURS DE beat</span></h2>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000">La chambre de Goomar, haut lieu de la culture hip hop strasbourgeoise</span></h3>
<p><span style="color: #000000">Dans le salon de Lucas &#8211; aka Goomar &#8211; quelque part dans un grand appart pas très loin de la cathédrale, Gabriel son colocataire &#8211; aka <a style="color: #000000" href="https://soundcloud.com/eklectikbastard">Géabé</a>, un MC strasbourgeois &#8211; taffe sur son ordinateur, alors que dans la chambre de Goomar, un autre MC pose quelques mots sur une instru boom-bap. Pendant ce temps, Goomar, Gilles &#8211; un DJ strasbourgeois &laquo;&nbsp;à l&rsquo;ancienne&nbsp;&raquo; &#8211; et Hugo &#8211; un des membres de <a style="color: #000000" href="https://www.facebook.com/Paris-Reality-Check-157901810939846/">Paris Reality Check</a> expatrié à Strasbourg (collectif prônant la culture urbaine à Paris et ayant financé le vynil de Goomar, <em>The Astral Factor</em>)- discutent dans la cuisine.</span></p>
<div id="attachment_799" style="width: 930px" class="wp-caption aligncenter"><a style="color: #000000" href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/02/4.jpg"><img class="wp-image-799 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/02/4-1024x683.jpg" alt="4" width="920" height="614" /></a><p class="wp-caption-text">Soirée de live beatmaking au Fat Black Pussycat co-organisé par Goomar © Khedidja Zerouali</p></div>
<p><span style="color: #000000">Extraits de conversations dans la cuisine entre Lucas et Gilles :</span></p>
<p><span style="color: #000000"><em>&laquo;&nbsp;G: Il y a eu une nouvelle énergie, un élan avec Paye ton 16, les mecs de ma génération se sont réveillés. En plus maintenant à Strasbourg y&rsquo;a plein de bars où les gens peuvent kiffer du bon son du coup t&rsquo;es arrivé pile au bon moment  !</em></span></p>
<p><span style="color: #000000"><em>L: Ouais mais on devrait aller plus loin, là je parle pas de bar mais d&rsquo;une réelle coopération entre tous, de nouveaux projets&#8230; Maintenant, on a la légitimé du nombre pour exiger que de nouveaux lieux et espaces soit dédiés à la culture urbaine.</em></span></p>
<p><span style="color: #000000"><em>G: Ça existe déjà un peu mais c&rsquo;est compliqué &#8230;</em></span></p>
<p><span style="color: #000000"><em>L: Oui mais le truc c&rsquo;est qu&rsquo;on doit pas forcément attendre la mairie pour avancer, c&rsquo;est pas une bonne chose l&rsquo;institutionnalisation. Le hip hop appartient au peuple, le lisser c&rsquo;est le pire truc qui puisse nous arriver !</em></span></p>
<p><span style="color: #000000"><em>G: Peut-être, mais on peut aussi profiter de ce fait pour ramener de nouvelles personnes.</em></span></p>
<p><span style="color: #000000"><em>L: Le hip hop n&rsquo;a pas besoin de l&rsquo;Etat, si on doit exister par les pouvoirs publics on se tuera après s&rsquo;être barricadé.</em></span></p>
<p><span style="color: #000000"><em>G: Non mais on peut à la fois garder l&rsquo;essence du hip hop et vouloir aussi partager au plus grand nombre notre art&#8230; Et juste, pour revenir à ce que je disais sur la scène strasbourgeoise, j&rsquo;aimerais dire que moi j&rsquo;ai 40 balais, mais Saligo avec ses 25 ans, toi Goomar, ou encore Hugo vous nous avez vraiment fait du bien, un élan de fraîcheur.</em> <em>C&rsquo;est quand même dingue qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui des gars quittent Paris pour Strasbourg parce que ça bouge mieux, c&rsquo;est juste ouf, toute la sphère hip hop à Stras ou presque s&rsquo;est déjà posé dans ta chambre <strong>*rires*</strong> &laquo;&nbsp;.</em></span></p>
<div id="attachment_800" style="width: 930px" class="wp-caption aligncenter"><a style="color: #000000" href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/02/5.jpg"><img class="wp-image-800 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/02/5-1024x683.jpg" alt="5" width="920" height="614" /></a><p class="wp-caption-text">Soirée de live beatmaking au Fat Black Pussycat co-organisé par Goomar © Khedidja Zerouali</p></div>
<p><span style="color: #000000">Lucas, Parisien installé dans la capitale alsacienne depuis trois ans, a déjà tant œuvré sur la scène hip hop locale que ses pairs le considèrent comme un beatmaker strasbourgeois à part entière. Et pour cause, il est à l&rsquo;origine de nombreux projets comme <a style="color: #000000" href="https://www.youtube.com/watch?v=BsPI6aKtQzM&amp;t=323s">Tour de Manège</a> ou <a style="color: #000000" href="https://www.youtube.com/watch?v=xAUMsPd7Lmo">Paye ton 16</a> et participe souvent à l&rsquo;organisation de nombreuses soirées hip hop &#8211; notamment au <a style="color: #000000" href="https://www.facebook.com/Fat-Black-Pussycat-322881494487044/?fref=ts">Fat Black Pussycat</a>, lieu incontournable de la culture urbaine strasbourgeoise.</span></p>
<p><span style="color: #000000"><em>&laquo;&nbsp;Tour de Manège c&rsquo;est un crew de beatmakers international lancé avec le montréalais<a style="color: #000000" href="https://soundcloud.com/legrandhuit-1"> GrandHuit</a> en 2013. C&rsquo;est trop kiffant de travailler avec des beatmakers de partout, on kiffait écouter des instru ensemble du coup on s&rsquo;est dit, pourquoi pas monter un crew ? Et aujourd&rsquo;hui, on est à peu près une vingtaine d&rsquo;artistes sur ce projet, tous des potes avec qui on a déjà fait plusieurs centaines de productions. Maintenant c&rsquo;est gros,  on fait une soirée tous les deux mois au Mudd et on va bientôt lancer de beaux projets sur <a style="color: #000000" href="https://tourdemanege.bandcamp.com/music">BandCamp</a> et malgré tout ça, ça reste gratuit &#8211; bon à part si vous voulez utiliser certains de nos morceaux envoyez nous quand même un petit message &#8211; *rires*. Le hip hop, c&rsquo;est avant tout une aventure collective !&nbsp;&raquo;</em></span></p>
<p><span style="color: #000000"><a style="color: #000000" href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/02/6.png"><img class="aligncenter wp-image-801 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/02/6-1024x483.png" alt="6" width="920" height="434" /></a></span></p>
<p style="text-align: center"><span style="color: #000000">Tous les albums du collectif sont <a style="color: #000000" href="http://www.tchernolille.com/grid">ici</a> téléchargeables gratuitement</span></p>
<p><span style="color: #000000">Goomar s&rsquo;est formé seul : un jour, il a téléchargé Fruity Loops et depuis, il l&rsquo;utilise toujours. Ce qui lui vaut d&rsquo;ailleurs quelques moqueries de la part de ses amis beatmakers. Après avoir fait des essais peu pertinents en techno, il s&rsquo;est lancé dans le hip-hop, &laquo;&nbsp;boom-bap&nbsp;&raquo; précise-t-il, même s&rsquo;il lui arrive de faire des sons plus jazzy ou plus trap selon son humeur. Après dix ans d&rsquo;expérience et après avoir travaillé avec de nombreux grands noms du rap comme Nekfeu, Yoshi, Georgio, Caballero, Rêve Errant ou encore Anton Serra, Lucas sort aujourd&rsquo;hui son premier vynil, <em>The Astral Factor</em>, déjà entièrement écoulé.</span></p>
<div id="attachment_802" style="width: 299px" class="wp-caption alignleft"><img class="  wp-image-802" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/02/7-225x300.jpg" alt="7" width="289" height="386" /><p class="wp-caption-text">The Astral Factory par Goomar, produit par Paris Reality Check et illustré par Jo Ber © Khedidja Zerouali</p></div>
<p><span style="color: #000000"><em>&laquo;&nbsp;Le début d&rsquo;une longue histoire avec le vynil j&rsquo;espère, celui-ci est plus sombre et le second qui arrive bientôt sera plus jazzy, plus smooth. Je suis tellement content d&rsquo;avoir eu l&rsquo;opportunité de faire du vynil, un objet beau et intemporel qui sera toujours là. Et on pourra retrouver mes sons même après la fin des internets, pour toujours. Un long périple vers le futur, comme l&rsquo;a illustré Jo Ber qui a fait un super taff et avec qui on travaille souvent, notamment pour Tour de Manège. &nbsp;&raquo; </em></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000">DJ Swa, le strasbourgeois à Paris</span></h3>
<p><span style="color: #000000">Membre de Turntableast, première partie de Nekfeu, Booba, Tyga, 20Syl ou Busta Flex, le jeune DJ a connu de nombreuses scènes et, même s&rsquo;il habite maintenant depuis 2014 à Paris, il continue à se présenter comme un DJ aux origines strasbourgeoises. C&rsquo;est dans la capitale alsacienne qu&rsquo;il s&rsquo;est construit musicalement depuis 2001. Il y revient d&rsquo;ailleurs souvent, pour les NL Contest (Festival urbain strasbourgeois regroupant tous les acteurs des 5 disciplines du hip hop ainsi que le skate, roller et le BMX chaque année en mai), pour mixer dans différents lieux strasbourgeois, à la fête de la musique et tous les jours dans les oreilles des alsaciens qui écoutent RBS &#8211; Radio Bienvenue Strasbourg &#8211; avec la Swalection &#8211; contraction de Swa et sélection, pour sa playlist quotidienne.</span></p>
<div id="attachment_804" style="width: 930px" class="wp-caption aligncenter"><a style="color: #000000" href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/02/9.jpg"><img class="wp-image-804 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/02/9-1024x682.jpg" alt="9" width="920" height="613" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #000000">NL Contest 2016 © Bartosch Salmanski</span></p></div>
<p><span style="color: #000000"><em><em>« </em>Il y a une grosse rigueur à Strasbourg, dans les soirées des années 2000 on venait de Paris pour aller dans nos soirées hip-hop. En Alsace, on avait pas le choix de toujours se surpasser parce qu&rsquo;on voulait être légitime à la fois auprès du public et à la fois auprès de nos pairs parisiens qui nous regardaient comme des petits provinciaux. Ça, c&rsquo;était avant mais maintenant avec la jolie éclosion de la scène hip hop à Stras, ce regard est en train de changer.&nbsp;&raquo; </em></span></p>
<p><span style="color: #000000">Sur la démocratisation de la culture hip hop, Swa a une réponse plutôt nuancée. Certes, c&rsquo;est ce qui vend le mieux et ça permet d&rsquo;avoir une visibilité extraordinaire, une crédibilité qui détruit tous les stéréotypes de &laquo;&nbsp;Yo Yo Ziva&nbsp;&raquo; ; mais en même temps, un certain formatage en découle. Pour le DJ, les rappeurs aux textes vides et aux voix trafiquées, c&rsquo;est aussi une partie du rap, mais c&rsquo;est ce qui tue le hip hop dans son essence. Parce que c&rsquo;est un autre message, une autre philosophie, et que ça n&rsquo;a plus grand chose à voir avec ce que fut le hip hop à ses débuts, le &laquo;&nbsp;constat d&rsquo;urgence&nbsp;&raquo; de NTM. </span></p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Après c&rsquo;est comme ça, la monde évolue et la musique aussi. Le rap c&rsquo;était pas mieux avant, c&rsquo;était différent, aujourd&rsquo;hui il y a aussi de très belles choses qui se font&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p><span style="color: #000000">Pour Swa, on peut à la fois vendre et rester droit dans ses bottes ; amener le public avec des beats entraînants pour des sons formats vers des morceaux plus travaillés pour le reste de l&rsquo;album. L&rsquo;exemple qui illustre, selon lui, le mieux cette manière de faire c&rsquo;est Nekfeu. <em>&laquo;&nbsp;Il ne se trahit jamais, continue à écrire de manière très travaillée, comme son dernier album le prouve, tout en s&rsquo;adaptant sur quelques sons au format que les radios aiment bien. On l&rsquo;invite sur les plateaux pour parler de <strong>On verra bien </strong>et il leur fait <strong>Nique les clone</strong>s ou <strong>Le mal aimé</strong>, ce type c&rsquo;est un réformiste de l&rsquo;intérieur, je kiffe <strong>*rires*</strong>.&nbsp;&raquo;</em></span></p>
<div id="attachment_803" style="width: 930px" class="wp-caption aligncenter"><a style="color: #000000" href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/02/8.jpg"><img class="wp-image-803 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/02/8-1024x678.jpg" alt="8" width="920" height="609" /></a><p class="wp-caption-text"><span style="color: #000000">Fête de la Musique Strasbourg 2016 © SuperStars Events</span></p></div>
<p><span style="color: #000000"><em>&laquo;&nbsp;Je trouve dingue que le grand public en dehors de notre ville ne connaisse que Abd Al Malik alors qu&rsquo;ici, il y a une profusion incroyable de talents, autant chez les DJ, les beatmakers, les MC, les graffeurs que les danseurs. Juste pour citer quelques MC, ici on a des perles comme MessBass, Kadaz ou Junior qui mériteraient d&rsquo;être beaucoup plus reconnus&#8230; Je suis fier d&rsquo;être de Strasbourg, toujours admiratif de ce qui s&rsquo;y fait et on peut toujours tomber sur des bonnes surprises dans cette ville.&nbsp;&raquo;</em></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><span style="color: #000000">PROFUSION DE MAÎTRES DE cérémonie</span></h2>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000">Monday is the new friday !</span></h3>
<p><span style="color: #000000">Il y a quelques mois, les Freestyle Mondays ont joyeusement soufflé leur cinquième bougie dans le sous-sol du Mudd, bar de la Place Saint Etienne qui les accueille depuis le tout début. Le concept, hérité des scènes américaines, a été transporté par l&rsquo;alsaricain Mr E, MC d&rsquo;Art District, qui y a découvert il y a cinq ans et demi les soirées open-mic. Beaucoup plus emballé par cette philosophie de partage que par les soirées battle, le rappeur, après en avoir parlé aux membres d&rsquo;Art District, a vite commencé à organiser des soirées qui ont pour ambition de faire du lundi le nouveau vendredi.</span></p>
<div id="attachment_805" style="width: 930px" class="wp-caption aligncenter"><a style="color: #000000" href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/02/10.jpg"><img class="wp-image-805 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/02/10-1024x685.jpg" alt="" width="920" height="615" /></a><p class="wp-caption-text">Freestyle Monday au Mudd © Khedidja Zerouali</p></div>
<p><span style="color: #000000">Pour faire un joyeux freestyle monday, prendre le lundi le plus déprimant du mois et y ajouter :</span></p>
<p><span style="color: #000000">&#8211; Les supers musiciens jazzy d&rsquo;Art District</span></p>
<p><span style="color: #000000">&#8211; Un Mr E à l&rsquo;improvisation facile</span></p>
<p><span style="color: #000000">&#8211; Des MC motivés aux verves efficaces (e</span><span style="color: #000000">t un MC trop bourré, aussi)</span></p>
<p><span style="color: #000000">&#8211; Des poètes perdus et finalement biens à leurs places</span></p>
<p><span style="color: #000000">&#8211; Un beau public éclectique</span></p>
<p><span style="color: #000000">&#8211; Et le sous-sol toujours trop chaud du Mudd</span></p>
<div id="attachment_806" style="width: 930px" class="wp-caption aligncenter"><a style="color: #000000" href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/02/11.jpg"><img class="wp-image-806 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/02/11-1024x685.jpg" alt="" width="920" height="615" /></a><p class="wp-caption-text">Freestyle Monday au Mudd © Khedidja Zerouali</p></div>
<p><span style="color: #000000"><em><em>« </em>Maintenant, on a des MC réguliers. D&rsquo;ailleurs, on peut dire que j&rsquo;ai découvert une grande partie des MC strasbourgeois, alsaciens ou d&rsquo;ailleurs à ces soirées. Je connais tous les habitués, je les ai vu évoluer, parfois de manière très rapide et ça c&rsquo;est quand même cool. Ça nous fait plaisir à nous, à eux, au public, c&rsquo;est que du positif. Et à côté, on a aussi des nouveaux qui arrivent assez souvent, au moins un/e par mois, ça bouge vraiment !&nbsp;&raquo; </em></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000">La petite interview du grand Mr E</span></h3>
<p><span style="color: #000000">MC d&rsquo;Art District, Freez, Blockstop, Big Nowhere ou encore Caterva : l&rsquo;amersacien est partout. Son flow new-yorkais ambiance les oreilles strasbourgeoises depuis 2006, soit un an après son arrivée dans la capitale du bretzel. Nous l&rsquo;avons rencontré, toujours dans la cave du Mudd, pour quelques questions sur le futur du hip hop, très modestement.</span></p>
<div id="attachment_807" style="width: 899px" class="wp-caption aligncenter"><img class="wp-image-807 size-full" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/02/12.jpg" alt="12" width="889" height="889" /><p class="wp-caption-text"><span style="color: #000000">© Laurent Khrâm</span></p></div>
<p><span style="color: #000000"><em>&laquo;&nbsp;&#8211; Depuis quelques temps déjà, il y a une grande démocratisation du rap, qui s&rsquo;est, de fait, beaucoup transformé et qui s&rsquo;est développé un peu dans tous les sens. Comment as-tu vécu cette évolution ?</em></span></p>
<p><span style="color: #000000"><em>Aujourd&rsquo;hui, il a du rap featuring du RnB, de la pop ou de l&rsquo;éléctro, y&rsquo;a du rap dans des comédies musicales à Brodway, y&rsquo;a du rap partout. Je ne sais pas si c&rsquo;est bien ou pas, c&rsquo;est tout simplement naturel. Hier, on était radical, aujourd&rsquo;hui (ou demain?) on sera mainstream, tout comme Elvis était radical à son époque et qui est un classique aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est comme ça. </em></span></p>
<p><span style="color: #000000"><em>&#8211; Mais est-ce que finalement la culture hip hop ne se perd pas dans cette profusion de rap partout, brassé à tout, parfois jusqu&rsquo;à être vidé de tout ?</em></span></p>
<p><span style="color: #000000"><em>Peut-être, mais moi je pense que c&rsquo;est toujours bien que le rap suscite de l&rsquo;intérêt. Faut juste faire attention à ce qu&rsquo;on en fait. Si certains en font quelque chose de plus lisse, de plus dilué, dommage. Mais dans un même temps, d&rsquo;autres continuent de s&rsquo;en servir pour porter haut un message de rébellion, et ça, c&rsquo;est tant mieux. Et à côté des choix artistiques, y&rsquo;a aussi une pression médiatique, du public et des producteurs qui n&rsquo;est plus la même et qui a un grand impact sur ce qui se produit aujourd&rsquo;hui. Faut juste savoir trouver du bon là où il y en a et il y en a beaucoup ici.&nbsp;&raquo;</em></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><span style="color: #000000">BOITE RYTHMIQUE HUMAINE&amp; ALSACIENNE</span></h2>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000"><em>&laquo;&nbsp;Mon aventure dans le beatbox a commencé par une vidéo postée sur Youtube, filmée par un inconnu dans le tram.&nbsp;&raquo;</em></span></h3>
<p><span style="color: #000000">Tomii Beatbox a dix-huit ans de vie, dont six à faire du beatbox (et aussi un peu de rap et de danse). Triste et un peu désabusé, il explique que la communauté beatbox s&rsquo;est complètement éteinte ici et qu&rsquo;il ne reste que lui, quelques autodidactes qui ne se produisent pas forcément sur des scènes et des anciens qui ont décroché. Tomii fait parti de la Compagnie professionnelle MJD où il fait non seulement du beatbox mais aussi du breakdance. Ce collectif hip hop issu de l&rsquo;imagination de Majid Yahyaoui est très ouvert sur les autres cultures et travaille notamment avec l&rsquo;Orchestre philharmonique de Strasbourg. A côté de ses quelques représentations et de sa collaboration avec Majid, il travaille avec les élèves des écoles primaires et les collèges du Neuhof, où il enseigne aux enfants les rudiments du beatbox.</span></p>
<div id="attachment_808" style="width: 930px" class="wp-caption aligncenter"><a style="color: #000000" href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/02/13.jpg"><img class="wp-image-808 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/02/13-1024x685.jpg" alt="" width="920" height="615" /></a><p class="wp-caption-text">Tomii Beatbox au café La Taverne © Khedidja Zerouali</p></div>
<p><span style="color: #000000"><em>&laquo;&nbsp;Il y avait une vidéo d&rsquo;un inconnu qui traînait sur Youtube, où l&rsquo;on me voyait faire un peu de beatbox dans le tram. Quelques temps après que cette vidéo soit devenue virale à Strasbourg et dans les alentours, je suis allé à un concert à la Laiterie. Le mec sur scène m&rsquo;a reconnu, m&rsquo;a demandé de monter, et pour la première fois de ma vie, je suis monté sur une scène. J&rsquo;ai d&rsquo;ailleurs eu du mal à la quitter, je me suis senti si bien que j&rsquo;ai fais une mini-performance de plus de dix minutes. Les gens ont kiffé, c&rsquo;est surement un de mes plus beaux souvenirs.&nbsp;&raquo;</em></span></p>
<p><span style="color: #000000">Le rêve ultime du jeune alsacien serait de participer à l&rsquo;ouverture d&rsquo;une école de Beatbox en France. Peut être même à Strasbourg. Après tout, si ça marche dans les écoles du Neuhof, pourquoi ne pas généraliser l&rsquo;initiative ? Sûrement parce que le manque de beatboxeurs en Alsace ne le permettrait pas. Une déliquescence de la communauté beatbox que Tomii a encore du mal à s&rsquo;expliquer clairement.</span></p>
<p><span style="color: #000000"><em>&laquo;&nbsp;Cependant, j&rsquo;ai toujours espoir qu&rsquo;un jour, on reconstruise le beatbox à Strasbourg, notamment en s&rsquo;associant avec des artistes qui viennent de tous les milieux. Par exemple, moi j&rsquo;ai déjà travaillé avec un saxophoniste et une autre fois avec une violoniste et c&rsquo;était juste trop cool.&nbsp;&raquo;</em></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><span style="color: #000000">ET SUR LES MURS</span></h2>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000">Wise, le puriste</span></h3>
<p><span style="color: #000000">Wise graffe depuis 1998, toujours à Strasbourg, et toujours en faisant du writting (écrire son &laquo;&nbsp;blaze&nbsp;&raquo; dans la rue). Et ça, Wise y tient beaucoup.</span></p>
<p><span style="color: #000000"><em>&laquo;&nbsp;Le 5ème pilier du hip hop c&rsquo;est pas le street art, c&rsquo;est le graff et par graff, j&rsquo;entends le writting uniquement. Les vrais puristes rajouteraient même que bien qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui le graff fasse de la culture hip hop, il l&rsquo;a précédé. Le writting existait avant le hip hop, on écrivait nos blazes sur les murs avant l&rsquo;apparition du rap. C&rsquo;est juste que ce sont deux pratiques artistiques qui se sont associées parce qu&rsquo;elles venaient de la rue et surtout parce qu&rsquo;elles ont éclos en même temps, un peu comme le punk et le skate. Certains vieux de la vieille disent même que c&rsquo;est grâce aux writters que le rap n&rsquo;est pas mort en France aux débuts&nbsp;&raquo;. </em></span></p>
<p><span style="color: #000000">Le membre de Downtown NYBR (comme New York Bas Rhin) ne se définit pourtant pas comme old-school mais plutôt comme middle-school, à mi-chemin entre le respect des principes de base et l&rsquo;inspiration qu&rsquo;il trouve chez les jeunes graffeurs.</span></p>
<p><span style="color: #000000">Le sulfureux Idfix est, selon lui, l&rsquo;âme même de la discipline. Ecrire son nom, dans la rue, partout et peu importe le degré de recherche artistique : tous ceux qui graffent apportent quelque chose au mouvement. </span></p>
<p><span style="color: #000000">Wise tient à rappeler que le graff reste du vandalisme : le lisser ou le &laquo;&nbsp;galleriser&nbsp;&raquo; serait un contre-sens.</span></p>
<h3><span style="color: #000000"> </span></h3>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000">Dan23, le visage strasbourgeois du street-art</span></h3>
<p><span style="color: #000000">Dan, 45 ans, nous accueille dans son atelier à Grand Rue. Il explique lui-même que sa galerie est toujours fermée parce que le street art n&rsquo;appartient qu&rsquo;à la rue et qu&rsquo;il ne se sert de ce lieu que comme d&rsquo;un atelier et d&rsquo;un endroit où il peut, de manière exceptionnelle, accueillir quelques curieux.</span></p>
<p><span style="color: #000000"><em>&laquo;&nbsp;Faire de l&rsquo;art dans la rue ou dans des espaces publics, c&rsquo;est la seule chose qui me plait. L&rsquo;art, ça doit être partagé au plus grand nombre.&nbsp;&raquo;</em></span></p>
<div id="attachment_810" style="width: 930px" class="wp-caption aligncenter"><a style="color: #000000" href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/02/DSC00764.jpg"><img class="wp-image-810 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/02/DSC00764-1024x685.jpg" alt="" width="920" height="615" /></a><p class="wp-caption-text">Atelier de dan23 © Khedidja Zerouali</p></div>
<p><span style="color: #000000">Après s&rsquo;être auto-formé pendant une dizaine d&rsquo;années, avoir fait de nombreux live painting pour divers artistes, Dan s&rsquo;est tourné vers la peinture de rue. La peinture, le graff, le collage, le pochoir&#8230; l&rsquo;artiste mêle plusieurs techniques pour réaliser ces portraits réalistes et très inspirés dans la composition de la culture urbaine.</span></p>
<p><span style="color: #000000">Même si lui n&rsquo;est pas un writter à proprement parler, sa culture, ses inspirations, ses références et sa manière de travailler font de lui un membre à part entière de la culture hip hop strasbourgeoise.</span></p>
<p><span style="color: #000000"><em><em>« </em>Depuis deux ans, ça évolue beaucoup à Strasbourg en termes de graffiti. On va dire que la Mairie commence un peu à s&rsquo;assouplir même si ce que l&rsquo;on fait reste du vandalisme. Le fait que j&rsquo;ai maintenant une certaine notoriété dans la ville ne change rien au fait que faire du street art sans autorisation reste illégal.&nbsp;&raquo;</em></span></p>
<div id="attachment_811" style="width: 930px" class="wp-caption aligncenter"><a style="color: #000000" href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/02/DSC00756.jpg"><img class="wp-image-811 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2017/02/DSC00756-1024x685.jpg" alt="" width="920" height="615" /></a><p class="wp-caption-text">Atelier de dan23 © Khedidja Zerouali</p></div>
<p><span style="color: #000000">En ce moment, l&rsquo;artiste est sur un projet éducatif autour du street art ; il se rend dans des écoles primaires où il fait des fresques, puis il intervient dans les classes pour expliquer son oeuvre. Les portraits qu&rsquo;il fait représentent toujours des personnages importants qui ont eu un impact sur le monde, des humanistes, des artistes, des râleurs qui ont &#8211; dans un sens ou dans un autre &#8211; marqué l&rsquo;histoire.</span></p>
<p><span style="color: #000000"><em>&laquo;&nbsp;Je file aux gamins des petites fiches pour qu&rsquo;ils comprennent réellement qui est le bonhomme que j&rsquo;ai posé sur leurs murs, puis ils étudient son histoire avec leurs professeurs, c&rsquo;est une démarche pédagogique complète. Quand j&rsquo;interviens dans les classes, j&rsquo;essaye aussi de les sensibiliser à l&rsquo;art urbain et de leur faire voir le hip hop au-delà des préjugés qu&rsquo;ils peuvent en avoir.&nbsp;&raquo;</em></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000"><strong>La culture hip hop à Strasbourg est riche, en perpétuelle évolution et en passe de titiller Paris. Elle est l&rsquo;un des atouts majeurs de l&rsquo;Alsace au niveau artistique, même si elle peine encore à se faire une place dans le milieu culturel. Le phénomène d&rsquo;expansion n&rsquo;est pas prêt de s&rsquo;arrêter, tant tous ceux qui font la culture urbaine dans la capitale alsacienne ont à cœur de transmettre cette passion aux générations futures. Des battles de très jeunes breakdanseurs à la Robertseau connexion jusqu&rsquo;aux cours de beatbox donnés dans les écoles du Neuhof, la transmission de cet héritage urbain est sûrement l&rsquo;une des forces majeurs de la scène hip hop à Strasbourg. </strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h5><span style="color: #000000">Tendre l&rsquo;oreille et jeter un coup d’œil</span></h5>
<ul>
<li><span style="color: #000000">Soirée de live beatmaking avec le collectif Tour de manège au Mudd Club à Strasbourg le 24 février</span></li>
<li><span style="color: #000000">Nouvelle édition du Freestyle monday au Mudd Club à Strasbourg le 27 février</span></li>
<li><span style="color: #000000">Battle of the beat accueilli par Goomar et Karl F au Fat Black Pussycat à Strasbourg le samedi 4 mars</span></li>
<li><span style="color: #000000">Need for Dance, compétition de danse urbaine au centre socio-culturel de Lingolsheim le 11 mars</span></li>
<li><span style="color: #000000">6ème édition du Festival Ind&rsquo;Hip&rsquo;Hop par l&rsquo;association Pelpass du 30 mars au 4 Avril à Strasbourg</span></li>
<li><span style="color: #000000">NL Contest, festival urbain regroupant toutes les disciplines et toutes les personnes cités dans le reportage le 19, 20 et 21 mai prochain à Strasbourg</span></li>
</ul>
<ul>
<li><span style="color: #000000">La Swalection sur RBS 91.9 FM entre 10h et 12h puis entre 16 et 18h</span></li>
<li><span style="color: #000000">Retrouvez des graffs de Wise à la rue de la minauterie au Port du Rhin et des oeuvres de Dan23 un peu partout dans les rues de Strasbourg</span></li>
</ul>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="http://grandsformats.radio-londres.fr/2017/02/15/bad-kneckes-de-scene-hip-hop-a-strasbourg/">À Strasbourg, le hip hop en plein essor</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="http://grandsformats.radio-londres.fr">Radio Londres</a>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://grandsformats.radio-londres.fr/2017/02/15/bad-kneckes-de-scene-hip-hop-a-strasbourg/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Quand sept jeunes découvrent la Fête de l&#8217;Huma&#8230;</title>
		<link>http://grandsformats.radio-londres.fr/2015/10/05/quand-sept-jeunes-decouvrent-la-fete-de-lhuma/</link>
		<comments>http://grandsformats.radio-londres.fr/2015/10/05/quand-sept-jeunes-decouvrent-la-fete-de-lhuma/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 05 Oct 2015 13:14:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Leïla Frat]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[fête de l'huma]]></category>
		<category><![CDATA[grand format]]></category>
		<category><![CDATA[l'humanité]]></category>
		<category><![CDATA[pcf]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://grandsformats.radio-londres.fr/?p=416</guid>
		<description><![CDATA[<p>&#160; Sur la page Facebook de la Fête de l’Humanité, on peut lire ce statut : « La situation économique et politique compliquée dans laquelle se trouve la Grèce était au coeur de toutes les conversations à la Fête »… Vraiment toutes ? C’est la question à laquelle nous voulons répondre. La Fête de l’Humanité, organisée tous [&#8230;]</p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="http://grandsformats.radio-londres.fr/2015/10/05/quand-sept-jeunes-decouvrent-la-fete-de-lhuma/">Quand sept jeunes découvrent la Fête de l&rsquo;Huma&#8230;</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="http://grandsformats.radio-londres.fr">Radio Londres</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p class="p1"><strong><span class="s1" style="color: #000000;">Sur la page Facebook de la Fête de l’Humanité, on peut lire ce statut : <i>« La situation économique et politique compliquée dans laquelle se trouve la Grèce était au coeur de toutes les conversations à la Fête »</i>… </span></strong></p>
<p class="p4"><strong><span class="s1" style="color: #000000;">Vraiment toutes ? C’est la question à laquelle nous voulons répondre.</span></strong></p>
<p class="p4"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/10/1.png"><img class="aligncenter wp-image-421 size-full" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/10/1.png" alt="1" width="494" height="204" /></a></p>
<p class="p4"><span class="s1" style="color: #000000;">La <a style="color: #000000;" href="http://fete.humanite.fr"><span class="s2">Fête de l’Humanité</span></a>, organisée tous les ans depuis maintenant 85 ans par le <span class="s2" style="color: #000000;"><a style="color: #000000;" href="http://www.humanite.fr">journal de Jean Jaurès</a> </span>est LA fête militante. Les différentes fédérations du Parti Communiste Français y sont toutes représentées, ainsi que des sections communistes étrangères, des syndicats, des associations et les organisations membres du Front de Gauche. Outre les débats politiques, la Fête est un moment de culture et de divertissement : sa programmation musicale diverse et de qualité a depuis longtemps fait sa réputation. </span></p>
<p class="p4"><span class="s1" style="color: #000000;">Avec plus de 20 000 visiteurs par jour, la Fête fait le plein et attire surtout de nombreux jeunes, qui ne sont pas toujours politisés. Parmi ceux-là, nous en avons suivi sept, dont c’était seulement la première ou la deuxième Fête de l’Huma.</span></p>
<blockquote>
<p class="p5" style="text-align: center;"><strong><span class="s1" style="color: #000000;">Eve et Lucie : « le partage des richesses avec un mojito à 2€ »</span></strong></p>
</blockquote>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">Eve et Lucie ont 19 ans et viennent du sud de la France. Eve est en licence d’info-comm, Lucie étudie les Lettres Modernes. </span></p>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">Elles dorment au camping et ont pris un train très tôt depuis Montpellier pour arriver dès le vendredi. Elles n’ont pas acheté leurs places lors d’une prévente militante mais sur le site internet de la FNAC : elles ne savaient pas qu’il existait un tarif moins cher quand on passait par des militants.  </span><span class="s1" style="color: #000000;">C’est leur deuxième Fête de l’Huma. </span></p>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">Lucie a connu la Fête par Eve, qui elle, la connaît <i>« depuis gamine »</i>, grâce à sa mère qui est abonnée au journal <i>L’Humanité</i> et le lit tous les jours.</span></p>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">Lucie ne vient que pour les concerts et pour l’ambiance, alors qu’Eve est également attirée par l’aspect militant. Elle est<i> « passée vite fait » </i>par le NPA mais n’est aujourd’hui plus engagée dans aucune organisation militante. Ce qui ne l’empêche pas de se dire de gauche, <i>« voire d’extrême gauche »</i>. Pourtant, elle admet : </span></p>
<p class="p8"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« J’ai du mal avec le PCF. Il ont fait des choses, c’est indéniable, mais ils ont un ego surdimensionné. Je trouve qu’ils ont tendance à penser qu’il n’y a qu’eux. »</i></span></p>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">Lucie quant à elle, essaye de se <i>« construire une opinion »</i>. Elle se sent proche du <a style="color: #000000;" href="http://www.scienceshumaines.com/indignes-les-nouvelles-formes-de-protestation_fr_28437.html"><span class="s2">mouvement des indignés</span></a>.</span></p>
<div id="attachment_422" style="width: 930px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/10/2.jpg"><img class="wp-image-422 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/10/2-1024x683.jpg" alt="Lucie et Eve devant attendant leur mojito devant un stand PCF - Crédit photo : Leila Frat " width="920" height="614" /></a><p class="wp-caption-text">Lucie et Eve devant attendant leur mojito devant un stand PCF &#8211; Crédit photo : Leila Frat</p></div>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">La ligne politique tenue par les communistes leur semble à toutes les deux parfois <i>«irréalisable »</i> mais elles trouvent que <i>« l’idée d’origine est très belle.»</i></span></p>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">Lucie n’a pas voté lors des élections européennes puis départementales. Eve a soutenu le Front de Gauche aux européennes parce que ces élections lui semblaient importantes, mais elle n’a pas voté aux départementales : <i>« je n’y comprenais rien.»</i></span></p>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">Le premier arrêt dans leur parcours est sur un stand militant… pour y acheter un mojito. Elles s’exclament de joie en découvrant qu’il ne coûte que 2€. Une fois servie, Eve lève son verre et dit en riant : </span></p>
<p class="p8"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« C’est le partage des richesses avec un mojito à 2€ ! »</i></span></p>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">Un peu plus tard, en passant dans le Village du Monde, elles font une pause devant un stand animé. La musique orientale est forte, des hommes tapent des mains, certains chantonnent pendant que d’autres s’occupent de la nourriture, qui répand une odeur alléchante. Quand on leur demande pourquoi ce stand plutôt qu’un autre a retenu leur attention, la réponse est immédiate : <i>« l’ambiance et la bouffe ! »</i></span></p>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">Elles font d’ailleurs remarquer qu’en dehors de la Grande Scène, elles passent la plupart de leur temps dans le Village du Monde : <i>« y’a de quoi bien manger partout, et pas cher. »</i></span></p>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">Elle trouve que la Fête a un avantage par rapport à d’autres festivals plus traditionnels : son prix abordable. </span></p>
<p class="p8"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« Et puis c’est plus facile, on peut parler à tout le monde. »</i></span></p>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">L’explication ? </span></p>
<p class="p10"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« Le cadre, le fait que ce soit l’Huma qui l’organise. Il y a une bonne ambiance, une ambiance de camaraderie en fait, j’aime bien. C’est un de mes festivals préférés. » </i></span><span class="s1" style="color: #000000;">Lucie acquiesce. </span><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« Ici, on n’a jamais de problème, il faut une certaine ouverture d’esprit pour venir donc c’est normal » </i></span><span class="s1" style="color: #000000;">Pour elle, c’est un des seuls festivals où il est possible pour deux filles de venir seules.</span></p>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">Lorsqu’un militant leur propose d’acheter le programme de la Fête, Eve tente de négocier le prix. Elles repartent sans avoir réussi. Elles tutoient automatiquement les jeunes mais pas les plus vieux, elles ne sont <i>« pas là en tant que camarades. »</i></span></p>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">En tournant les pages du programme à la recherche de ce qui les intéresse, elles tombent sur le programme de la Fête heure par heure, mais passent à une autre page en commentant : </span></p>
<p class="p8"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« Là y’a absolument tous les évènements, donc ça ne nous va pas. »</i></span></p>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">Elles ne se concentrent que sur la programmation musicale. Elles sont emballées par le concert en solidarité avec l’Afrique. </span><span class="s1" style="color: #000000;">Eve prévoit quand même d’assister à quelques débats, mais elle ne regarde pas lesquels sont prévus. </span></p>
<p class="p8"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« Je me pointe à l’Agora, et si ça me gonfle, je me taille. »</i></span></p>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">Plus tard, en passant devant le forum social, elle rigole à l’écoute d’un intervenant. Elle le trouve un peu caricatural : ses cheveux sont grisonnants, sa voix est chevrotante et faible : </span></p>
<p class="p8"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« Sans écouter, on sait qu’il parle de politique, il fait vieil intello chiant ! »</i></span></p>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">La plupart du temps, Eve et Lucie ne prennent pas les tracts que des militants leur tendent, et ne signent que rarement des pétitions.</span></p>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">Elles s’arrêtent pourtant lorsqu’un militant du Secours Populaire les interpelle pour soutenir les grecs. Elles n’acceptent pas de faire un don, mais repartent convaincues que <i>« c’est vachement bien ce qu’ils font. »</i></span></p>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">Lucie explique avoir suivi Eve : </span></p>
<p class="p8"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« Ç</i></span><span class="s1" style="color: #000000;"><i>a m’intéresse mais comme je n’y connais rien, je n’ai pas envie de discuter. Je suis une éternelle insatisfaite politiquement, il y a toujours des points qui ne me vont pas et je ne veux pas faire de concessions. »</i></span></p>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">En revanche, elles s’arrêtent plus facilement quand un militant les aborde pour leur vanter le kebab au canard. Elles promettent de venir goûter plus tard.</span></p>
<blockquote>
<p class="p5"><strong><span class="s1" style="color: #000000;">« L’ambiance est tellement cool, ça donne envie d’être communiste ! »</span></strong></p>
</blockquote>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">Eve est tout sourire : </span></p>
<p class="p8"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« Les militants sont toujours super sympas, il suffit de ne pas être de droite !»</i></span></p>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">Elle a d’ailleurs monté une stratégie pour pouvoir recharger son portable sur les stands du PCF :</span></p>
<p class="p8"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« Je vais sur un stand et je joue la communiste à mort. C’est facile, je fais des petites blagues, par exemple je crie « vive les rouges ! », en rigolant et ça passe. »</i></span></p>
<div id="attachment_423" style="width: 930px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/10/3.jpg"><img class="wp-image-423 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/10/3-1024x683.jpg" alt="Banderole sur un stand du PCF - Crédit photo : Leïla Frat." width="920" height="614" /></a><p class="wp-caption-text">Banderole sur un stand du PCF &#8211; Crédit photo : Leïla Frat.</p></div>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">Des faucilles et des marteaux partout ? Pour Lucie et Eve :</span></p>
<p class="p8"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« C’est normal, là ils peuvent s’afficher, ils se lâchent »</i></span></p>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">Pourtant, en passant devant un stand arborant des affiches <i>« boycott israel apartheid »</i>, Eve trouve que <i>« c’est un peu trop ». </i>Pour elle :</span></p>
<p class="p10"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« Le conflit est trop complexe pour avoir un avis aussi tranché. »</i></span></p>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">Elles remarquent qu’au camping, </span></p>
<p class="p8"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« Il n’y a vraiment pas beaucoup de gens qui viennent ici pour la politique. »</i></span></p>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">Quand on leur demande si d’après elles un jeune peut être convaincu de soutenir le PCF en venant à la Fête de l’Huma, Lucie semble sceptique, alors qu’Eve affirme que oui :</span></p>
<p class="p13"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« Pendant la Fête, le dialogue est plus facile, le discours passe mieux. On est dans un cadre détendu donc c’est facile d’aller dans le même sens, de trouver des points d’accord. Et puis l’ambiance est tellement cool, ça donne envie d’être communiste ! » </i></span></p>
<div id="attachment_424" style="width: 930px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/10/4.jpg"><img class="wp-image-424 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/10/4-1024x683.jpg" alt="Stand de la section PCF du 5ème arrondissement de Paris - Crédit photo : Leïla Frat." width="920" height="614" /></a><p class="wp-caption-text">Stand de la section PCF du 5ème arrondissement de Paris &#8211; Crédit photo : Leïla Frat.</p></div>
<blockquote>
<p class="p5"><strong><span class="s1" style="color: #000000;">Romain et Yassine :  « l’impression d’être dans un autre monde»</span></strong></p>
</blockquote>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">Romain a 21 ans, il étudie à Paris dans une école d’ingénieur. Yassine lui a 20 ans, il fait une licence de mathématiques dans une université parisienne.</span></p>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">C’est leur première Fête de l’Huma. Ils en avaient déjà entendu parlé mais c’est en voyant la programmation sur une affiche dans Paris qu’ils ont vraiment eu envie de venir : ils sont tous les deux fans de Youssoupha et Yassine aime beaucoup Manu Chao.</span></p>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">Ils connaissent le journal et <i>« son orientation politique, très à gauche »</i>, donc ils avaient conscience de l’aspect militant de la fête avant de venir. </span></p>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">Pourtant, ils disent avoir été surpris en traversant la fête pour aller s’installer au camping. Romain explique: </span></p>
<p class="p8"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« Je ne m’attendais pas à voir autant de logos du PCF avec la faucille et le marteau, je pensais que c’était plus divers, plus ouvert ».</i> </span></p>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">Quand on leur demande si les banderoles et slogans les choquent, ils réfléchissent longtemps. Yassine répond : </span></p>
<p class="p8"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« Je suis d’accord avec la plupart des slogans, même si ça me surprend de les voir au premier abord. Bon, y’a des choses, comme des banderoles qui disent qu’il faut sortir de l’euro, là pour moi, c’est non. » </i></span></p>
<div id="attachment_425" style="width: 930px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/10/5.jpg"><img class="wp-image-425 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/10/5-1024x683.jpg" alt="Banderole sur le stand du Pôle de Renaissance Communiste en France - Crédit photo : Leila Frat." width="920" height="614" /></a><p class="wp-caption-text">Banderole sur le stand du Pôle de Renaissance Communiste en France &#8211; Crédit photo : Leila Frat.</p></div>
<p class="p9"><span class="s1" style="color: #000000;">Yassine se situe plutôt à gauche, alors que Romain ne s’intéresse pas du tout à la politique : </span></p>
<p class="p8"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« Ici, j’ai un peu l’impression d’être dans un autre monde, tout le monde parle de politique, on me propose de signer des pétitions tout le temps. » </i></span></p>
<div id="attachment_426" style="width: 930px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/10/6.jpg"><img class="wp-image-426 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/10/6-1024x683.jpg" alt="6" width="920" height="614" /></a><p class="wp-caption-text">Vente de t-shirts sur un stand communiste &#8211; Crédits photo : Leïla</p></div>
<p class="p9"><i></i><span class="s1" style="color: #000000;">Devant un stand qui vend plein de t-shirt du Che, Romain commente : </span></p>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« En fin d’année, on a beaucoup parlé de lui, c’était l’anniversaire de sa mort ou un truc comme ça. J’ai lu un </i><a style="color: #000000;" href="http://www.slate.fr/story/101591/che-guevara-hollande"><span class="s2"><i>article</i></span></a><i> qui disait que c’était un dictateur et qu’il n’avait pas fait que des choses bien à Cuba, ça ne me donne pas vraiment envie d’acheter quelque chose avec sa tête dessus ».</i></span></p>
<p class="p18"><span class="s1" style="color: #000000;">Quand il croise un militant avec son visage tatoué sur le bras, il est <i>« carrément choqué »</i>. </span></p>
<div id="attachment_427" style="width: 692px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/10/7.jpg"><img class="wp-image-427 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/10/7-682x1024.jpg" alt="7" width="682" height="1024" /></a><p class="wp-caption-text">Militant communiste &#8211; Crédits photo : Leïla Frat.</p></div>
<blockquote><p><span style="color: #000000;"><strong>« On ne va pas devenir communiste en une journée »</strong></span></p></blockquote>
<p class="p20"><i></i><span class="s1" style="color: #000000;">Pourtant, il s’arrête spontanément discuter avec un militant qui lui propose d’interpeler François Hollande à propos de la politique économique et sociale menée par le gouvernement. Il hésite à signer la carte postale siglée PCF censée être envoyée au président et finalement décide de reporter à plus tard. Yassine écoute attentivement la conversation et hoche de temps en temps la tête.</span></p>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">Lui signera sans hésitation la pétition de la Fondation Abbé Pierre contre la potentielle suppression des APL par le gouvernement : </span></p>
<p class="p8"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« Ils ont déjà essayé de le faire, l’année dernière je crois. J’avais déjà signé une pétition en ligne et j’avais suivi le truc sur une page Facebook créée par, euh, l’UNEF, c’est ça ? J’habite à Paris, je paye une fortune pour un studio minuscule et les APL ne sont vraiment pas élevées. Pourtant c’est quand même normal de ne plus habiter chez ses parents quand on devient étudiant ! J’ai plein de potes qui ne peuvent pas faire autrement, c’est abusé ! »</i></span></p>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">Romain signe lui aussi et dit apprécier la présence d’associations sur la Fête :</span></p>
<p class="p8"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« C’est cool qu’il n’y ait pas seulement le PCF, parce que y’a pas que les partis qui font de la politique et qui défendent des choses. Les associations, je trouve ça super important. »</i></span></p>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">Au cours de notre conversation, Yassine fait remarquer à Romain qu’ils parlent de politique depuis un bon moment, il appelle ça <i>« l’effet Fête de l’Huma ! ».</i></span></p>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">Romain nuance : </span></p>
<p class="p8"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« Ouais, mais on ne va pas non plus devenir communistes en une journée… »</i></span></p>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">Se pose alors la question de savoir si la Fête de l’Huma pourrait réveiller chez lui une conscience de gauche. Il réfléchit longtemps puis répond : </span></p>
<p class="p8"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« En partie oui, parce que je suis curieux, donc je vais m’arrêter discuter avec des militants. Si les arguments sont bons, je peux me laisser convaincre. Après, je vais surtout passer mon temps devant la Grande Scène pour les concerts, ce n’est pas vraiment là que je vais me mettre à parler politique. »</i></span></p>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">Pourtant, lorsque lui et Yassine regardent le programme, ils constatent que le choix des artistes n’est pas fait au hasard. </span></p>
<p class="p8"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« Manu Chao, c’est vraiment de gauche ! »</i>, affirme Yassine. </span></p>
<p class="p8"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>«Y’a aussi un concert en solidarité avec l’Afrique »</i>, renchérit Romain. </span></p>
<p class="p7"><span class="s1" style="color: #000000;">Il ajoute : </span></p>
<p class="p8"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« Même si j’ai peu de débat avec les militants, la musique est militante aussi, alors peut-être qu’à la fin du week-end, je serai un peu plus de gauche qu’avant. Enfin, peut-être, parce que je ne viens pas du tout d’un milieu de gauche. Et puis souvent je n’y comprend rien, d’ailleurs je ne vote jamais, et c’est pas la Fête de l’Huma qui va changer ça. « </i></span></p>
<blockquote>
<p class="p5"><strong><span class="s1" style="color: #000000;">Héléna, Victor et Mehdi : « Le communisme est d’actualité, pas son folklore »</span></strong></p>
</blockquote>
<p class="p23"><span class="s1" style="color: #000000;">Héléna a 23 ans, elle vient de finir ses études de communication. Victor et Mehdi ont 22 ans, ils sont tous les deux étudiants en éco-gestion, à Lille.</span></p>
<p class="p23"><span class="s1" style="color: #000000;">C’est la première Fête de l’Huma pour Héléna et Victor, Mehdi est déjà venu l’année dernière, il a même gardé son bracelet, en plus de ceux de tous les festivals qu’il a fait cet été. Il est revenu cette année pour la programmation musicale, et parce qu’il aime l’ambiance. C’est lui qui a poussé ses amis à l’accompagner cette fois-ci. </span></p>
<p class="p23"><span class="s1" style="color: #000000;">En arrivant sur la Fête, ils traversent le hall Nina Simone. Héléna est emballée par l’hommage à l’artiste, qu’elle adore. Victor, lui, propose de faire le tour des associations présentes dans le hall. </span></p>
<p class="p23"><span class="s1" style="color: #000000;">Après le passage sur le stand d’Osez Le Féminisme, un débat animé se lance sur la prostitution. Héléna défend l’abolition, Mehdi l’encadrement, Victor hésite. </span></p>
<p class="p23"><span class="s1" style="color: #000000;">A l’extérieur, le soleil est éblouissant, les allées sont encore assez vides. Les militants sont déjà là et s’activent sur leurs stands pour que tout soit prêt lorsque la foule commencera à arriver. </span></p>
<p class="p23"><span class="s1" style="color: #000000;">Mehdi les a prévenu : </span></p>
<p class="p24"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« Je sais qu’Hélène est carrément de gauche, mais ce n’est pas le cas de Victor alors je lui ai tout de suite annoncé la couleur »</i></span></p>
<p class="p23"><span class="s1" style="color: #000000;">Malgré tout, Victor a l’air étonné :</span></p>
<p class="p25"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« Je ne savais pas qu’il y avait autant de gens nostalgiques de la faucille et du marteau. »</i></span></p>
<p class="p23"><span class="s1" style="color: #000000;">Héléna ironise :</span></p>
<p class="p25"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« Heureusement que tu aimes le rouge, hein Victor ? »</i></span></p>
<p class="p23"><span class="s1" style="color: #000000;"> Ils déposent rapidement leurs affaires au camping et retournent sur la Fête pour se trouver à manger. Mehdi conseille le Village du Monde avec enthousiasme.</span></p>
<p class="p23"><span class="s1" style="color: #000000;">En s’approchant du stand du Parti communiste turc pour acheter un kebab, Héléna s’arrête : </span></p>
<p class="p25"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« Quand même, j’ai l’impression qu’on ne vit pas sur la même planète ! Je suis de gauche, je n’aurais pas de mal à me dire communiste, mais bon, je ne rêve pas de revenir au temps de l’URSS ! »</i></span></p>
<p class="p23"><span class="s1" style="color: #000000;">Mehdi, lui, trouve ça plutôt amusant : </span></p>
<p class="p25"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« Faut pas le prendre autant au sérieux, c’est normal, ils sont entre eux donc ils affichent leurs couleurs. Moi ça me fait marrer, c’est aussi ça qui fait le charme de la Fête de l’Huma ! »</i></span></p>
<p class="p23"><span class="s1" style="color: #000000;">Victor explique que même s’il était <i>« carrément de droite »</i>, il viendrait quand même, pour les concerts.</span></p>
<div id="attachment_428" style="width: 930px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/10/8.jpg"><img class="wp-image-428 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/10/8-1024x683.jpg" alt="Stand des communistes turcs - Crédits photo : Leïla Frat." width="920" height="614" /></a><p class="wp-caption-text">Stand des communistes turcs &#8211; Crédits photo : Leïla Frat.</p></div>
<p class="p28"><i></i><span class="s1" style="color: #000000;">Une fois rassasiés, les concerts n’ayant pas encore commencés, ils décident de faire le tour de la Fête. </span></p>
<p class="p23"><span class="s1" style="color: #000000;">Héléna semble plus à l’aise avec les livres vendus sur l’un des stands qu’avec les banderoles des communistes turcs. Elle en feuillette plusieurs, et en discute avec un militant. </span></p>
<p class="p25"><span style="color: #000000;"><span class="s1"><i>« C’est agréable de voir des bouquins qui critiquent le système économique actuel, cherchent à faire réagir les gens en posant les bonnes questions et en approfondissant pour y répondre. J’ai lu des trucs sur Marx et je trouve que ce qu’il dit s’applique très bien à ce que l’on vit aujourd’hui. »</i></span><i> </i></span></p>
<p class="p23"><span class="s1" style="color: #000000;">Mehdi écoute, puis la qualifie de gauchiste en riant.</span></p>
<p class="p23"><span class="s1" style="color: #000000;">C’est Victor qui la défend : </span></p>
<p class="p25"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« Je ne suis pas communiste, mais ça me paraît logique que y’a des choses qui ne vont pas, et qu’il faut les changer. Elle a raison de dire ça ! »</i></span></p>
<p class="p23"><span class="s1" style="color: #000000;">Leur passage devant une indication humoristique pour des shooters au litchi détend l’atmosphère. C’est Héléna qui explique à Mehdi et Victor le jeu de mot :</span></p>
<p class="p25"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« Lénine, c’était un pseudo. Son vrai nom c’était Vladimir Ilitch. Vous comprenez du coup ? »</i></span></p>
<div id="attachment_436" style="width: 2058px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/10/Fête-de-lHuma-6.jpg"><img class="wp-image-436 size-full" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/10/Fête-de-lHuma-6.jpg" alt="Un jeu de mot sur le nom de Lénine indique une vente de shooters - Crédit photo : Leïla Frat." width="2048" height="1365" /></a><p class="wp-caption-text">Un jeu de mot sur le nom de Lénine indique une vente de shooters &#8211; Crédit photo : Leïla Frat.</p></div>
<p class="p25"><span style="color: #000000;">La blague les fait rire. Mais leur rire est vite accompagné d’étonnement, lorsqu’ils passent devant le stand du Pas-de-Calais.</span></p>
<div id="attachment_430" style="width: 930px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/10/10.jpg"><img class="wp-image-430 size-large" src="http://grandsformats.radio-londres.fr/wp-content/uploads/2015/10/10-1024x683.jpg" alt="Un jeu de mot sur le nom de Lénine indique une vente de shooters - Crédit photo : Leïla Frat." width="920" height="614" /></a><p class="wp-caption-text">Banderolle sur le stand PCF du Pas-de-Calais &#8211; Crédit photo : Leïla Frat.</p></div>
<p class="p28"><span class="s1" style="color: #000000;">Mehdi s’exclame en riant : </span></p>
<p class="p25"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« Y’a encore des gens qui utilisent le mot « prolétaires » ! Sérieusement ? »</i></span></p>
<p class="p23"><span class="s1" style="color: #000000;">Héléna lui répond : </span></p>
<p class="p25"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« Apparemment. C’est peut-être justifié, parce qu’il y a encore des gens qui sont pauvres, qui sont exploités, dominés, mais franchement, je pense que ce mot ne parle plus à personne. »</i></span></p>
<p class="p23"><span style="color: #000000;"><span class="s1">Victor, lui, est pris d’un fou rire, renforcé lorsqu’il voit passé un cortège de jeunes </span> <span class="s1">communistes avec des faucilles et des marteaux sur leur t-shirt, portant des drapeaux rouges et des chapkas floquées d’une étoile rouge. </span></span></p>
<p class="p23"><span class="s1" style="color: #000000;">Héléna se désole : </span></p>
<p class="p25"><span class="s1" style="color: #000000;"><i>« Je trouve qu’il y a une super ambiance ici, mais ça, je trouve ça plus ridicule qu’autre chose. C’est drôle c’est sûr, mais on ne va convaincre personne avec ça, surtout pas des jeunes. Tous ces slogans et ces symboles font partie du passé. Pourtant, je pense que le communisme est d’actualité. Pas son folklore. »</i></span></p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="http://grandsformats.radio-londres.fr/2015/10/05/quand-sept-jeunes-decouvrent-la-fete-de-lhuma/">Quand sept jeunes découvrent la Fête de l&rsquo;Huma&#8230;</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="http://grandsformats.radio-londres.fr">Radio Londres</a>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://grandsformats.radio-londres.fr/2015/10/05/quand-sept-jeunes-decouvrent-la-fete-de-lhuma/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
